INFOGRAPHIE - Les produits de soin et de maquillage sont aussi en baisse. Les parfumeries ont perdu 1,3 million de clientes.
Léger effluve de crise dans les parfumeries françaises. Après deux
ans de croissance, les ventes y ont reculé de 3% en volume en 2012, et
0,9% en valeur, à 2,8 milliards d'euros, selon le cabinet NPD. «Il ne
faut pas être défaitiste. La parfumerie sélective s'en sort plutôt bien,
relativise Martine Ringwald, senior vice-président de NPD. Ce n'est pas
une mauvaise performance en temps de crise, sur un marché où le prix
moyen est élevé et continue de progresser.»
Tous les segments sont touchés. Malgré les lancements réussis de la Petite Robe noire (Guerlain), Coco Noir (Chanel), Manifesto (Yves Saint Laurent) et La vie est belle (Lancôme), les ventes de parfums féminins ont reculé de 0,7%. «L'industrie continue d'innover, insiste Martine Ringwald. S'ils n'ont pas de nouveauté, les consommateurs achètent moins.»
Certains
industriels s'inquiètent de la baisse de fréquentation dans les
parfumeries, concurrencées par les pharmacies - où les cosmétiques sont
moins chers -, les enseignes monomarques Yves Rocher, Kiehl's, Mac et
Kiko, et les grandes surfaces. Seulement 13,3 millions de Français
continuent de fréquenter les parfumeries, 1,3 million de moins qu'en
2010, selon Kantar World Panel. Après avoir été délaissé par des clients
occasionnels, qui achetaient un parfum par an, «le réseau a perdu une
partie de son cœur de clientèle, les cibles âgées et aisées», souligne
l'institut Kantar.
Tous les segments sont touchés. Malgré les lancements réussis de la Petite Robe noire (Guerlain), Coco Noir (Chanel), Manifesto (Yves Saint Laurent) et La vie est belle (Lancôme), les ventes de parfums féminins ont reculé de 0,7%. «L'industrie continue d'innover, insiste Martine Ringwald. S'ils n'ont pas de nouveauté, les consommateurs achètent moins.»

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Prix trop élevés:
Plusieurs facteurs
expliquent cette désaffection. «Trop de magasins vendent des parfums
comme des paquets de cigarettes», estime le patron d'une chaîne de
grands magasins. Un avis partagé par bien des experts, qui assurent sous
couvert d'anonymat que «trop de parfumeries ont des allures de
supermarché» et délaissent le service. D'autant que les contrats de
distribution sélective obligent les boutiques à proposer toutes les
références des marques, ce qui sème la confusion.
Pour ne rien
arranger, les hausses de tarifs ont pu être dissuasives. «Offrir un
éventail de prix plus large permettrait de s'adresser à d'autres
clientes», estime un expert du secteur. Une stratégie suivie avec succès
par Sephora avec sa marque propre et ses labels exclusifs.
Selon Kantar, la filiale de LVMH est la seule enseigne à n'avoir pas perdu de clients l'an passé, alors que Marionnaud en compte 730.000 de moins et Nocibé 130.000. Les parfumeries indépendantes souffrent le plus, selon NPD.
En
2012, les ventes de cosmétiques en grands magasins ont ainsi augmenté
de 2,9%, se sont stabilisées (+0,3) dans l'ensemble des quatre
principales enseignes (Sephora, Marionnaud, Nocibé et Douglas), mais ont
reculé de 8,2% dans les magasins indépendants, dont Beauty Success et
Passion Beauté.
Bourse:
LVMH
140,25€ +1,34%

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