PDG de vente-privee.com, Jacques-Antoine Granjon.
Le leader du déstockage en ligne de grandes marques a vu ses ventes s'envoler de 22% en 2012, à 1,3 milliard d'euros. Le site enregistre chaque jour «2,5 fois la fréquentation des hypermarchés Carrefour de France réunis», se vante son PDG, Jacques-Antoine Granjon.
Tripler son chiffre d'affaires en cinq ans, sur fond de crise, cela
vaut bien un théâtre, sans doute. En 2012, les ventes de
vente-privee.com se sont envolées de 22%, à 1,3 milliard d'euros,
progressant davantage que le marché du e-commerce (+19%). Pour fêter
cette performance, le PDG de vente-privee.com,Jacques-Antoine Granjon, s'est donc offert le Théâtre de Paris. Comme nous l'annoncions la semaine dernière sur lefigaro.fr,
il a profité de l'annonce de ses résultats, sur scène, pour confirmer
qu'il était devenu le premier actionnaire de la société d'exploitation
de la salle. «L'objectif est d'en faire un endroit événementiel où, en
plus des pièces, on pourra écouter de la musique», a-t-il détaillé. Déjà
vendeur de billets et d'albums en ligne, il produira des spectacles
après avoir déjà produit de la musique.
Cet investissement, de
plusieurs millions d'euros, est stratégique à l'heure où, douze ans
après sa création, vente-privee.com accélère sa diversification. Sur
6 100 ventes en ligne événementielles réalisées l'an passé en Europe, la
moitié ont concerné le métier historique du site, c'est-à-dire le
prêt-à-porter. L'autre moitié, des produits aussi divers que du vin, des jouets, de l'électroménager, des voyages et places de spectacle…
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18 millions de membres:
Cette
diversification offre deux avantages. Elle alimente le chiffre
d'affaires, même si certaines marques, rendues prudentes par la crise,
réduisent leurs stocks et donc leurs possibilités de déstockage. Le
foisonnement de l'offre entretient aussi la fréquentation:
vente-privee.com réunit déjà, en Europe, 18 millions de membres et
2,5 millions de visiteurs par jour. Soit «2,5 fois la fréquentation des
hypermarchés Carrefour de France réunis». Ce qui incite Jacques-Antoine
Granjon à viser une croissance à deux chiffres en 2013 et à rester
fidèle à son modèle économique. Il refuse ainsi d'ouvrir des magasins
réels. «La révolution que j'ai inventée a consisté à prendre des
articles entassés dans des bacs pour du déstockage et à les rendre de
nouveau désirables, en les mettant en scène sur Internet, explique cet
ancien fripier devenu millionnaire du Web.
C'est pour cela que nous resterons pure players (des acteurs
strictement e-commerce), peut-être les seuls, un jour, sur le marché.»

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