
Les chefs d'entreprise peuvent, sous conditions, opter pour un prélèvement forfaitaire de 19%», note Marie-Laure Decobert, ingénieur patrimonial chez SwissLife Banque Privée.
La révolte des Pigeons a porté ses fruits. Les entrepreneurs qui cèdent leur société ne sont pas autant fiscalisés qu'ils le redoutaient.
Les chefs d'entreprise
qui vendent leurs titres ont finalement échappé à l'alourdissement de
l'impôt sur les plus-values. Désormais, celles-ci sont normalement
taxées à l'impôt sur le revenu après un abattement qui varie selon la
durée de détention: 20% entre un et quatre ans, 30% entre quatre et six
ans et 40% au delà de six ans. Sans compter les prélèvements sociaux et
la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qui s'ajoutent à
l'impôt et sont calculées, eux, sur les plus values hors abattement.
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Un prélèvement de 19 % seulement:
«Mais
les chefs d'entreprise peuvent, sous conditions, opter pour un
prélèvement forfaitaire de 19%, souvent plus avantageux», note
Marie-Laure Decobert, ingénieur patrimonial chez SwissLife Banque
Privée. Ce prélèvement forfaitaire dispense de l'impôt sur le revenu au
barème progressif. Là encore, il faut cependant y ajouter les
prélèvements sociaux (15,5% aujourd'hui) et la contribution
exceptionnelle.
Mais s'ils prennent leur retraite dans les
deux ans qui suivent ou précèdent la cession, les chefs d'entreprise
peuvent être exonérés de ces 19% (hors prélèvements sociaux et
contribution exceptionnelle). Ce dispositif, qui arrivait à terme et
dont on craignait la disparition, a été reconduit jusqu'en 2017.
Pas
de changement non plus, contrairement à ce qui était redouté, pour les
fondateurs qui souhaitent transmettre leur patrimoine en même temps que
céder leur entreprise. Il reste en effet possible de donner les titres
aux enfants qui les revendront rapidement. Cela permet de «purger» les
plus-values sur les titres donnés. «Les restrictions posées par le
gouvernement à ces donations-cessions ont été censurées par le Conseil
constitutionnel», ajoute Erwan Grumellon, ingénieur patrimonial chez
SwissLife Banque Privée.
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