«Notre travail est de marier les offres, c'est un travail de construction», a expliqué Arnaud Montebourg ce mardi sur RTL.
VIDÉOS - Les offres pour la raffinerie de Petit-Couronne, en Normandie, doivent être déposées au plus tard mardi soir. Arnaud Montebourg dit l'État prêt à accompagner un éventuel repreneur via une «participation minoritaire». Mais pour Matignon, les chances sont «limitées».
C'est bientôt la fin d'un long suspense pour les 470 salariés du site Petroplus
de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Les éventuels repreneurs de la
raffinerie en difficulté ont jusqu'à ce soir pour faire connaître leurs
offres. Si des dossiers sont présentés, le tribunal devrait trancher
sous deux semaines environ.
Matignon avait estimé lundi, lors d'une rencontre avec l'intersyndicale, que les chances de succès étaient «limitées», et évoqué la possibilité d'un plan social. Mais Arnaud Montebourg,
invité ce mardi matin sur RTL, s'accroche encore au moindre espoir.
«Limité n'est pas impossible» a estimé le ministre du Redressement
productif, qui préfère ne pas s'exprimer sur de potentiels repreneurs,
mais promet que l'État serait disponible pour «accompagner
financièrement un offreur», via une participation «minoritaire» dans
l'entreprise.
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Piste libyenne:
«Cette raffinerie perd de l'argent, explique
le ministre. Il faut donc des capitaux très importants pour la
reprendre», ce qui justifierait une participation de l'Etat, ««et du
pétrole» à raffiner. Pour aboutir à une offre de reprise viable
économiquement, le gouvernement soutient l'alliance de plusieurs
repreneurs potentiels. «Notre travail est de marier les offres, c'est un
travail de construction», a expliqué Arnaud Montebourg. Lundi, au
sortir d'une réunion de deux heures et demie à Matignon, Yvon Scornet,
le porte-parole de l'intersyndicale, avait déjà évoqué «la fusion de
deux ou trois anciens dossiers». La société NetOil, basée à Dubaï et
contrôlée par l'homme d'affaires libano-américain Roger Tamraz, pourrait
s'allier à d'autres partenaires qui lui fourniraient, «qui leur accès
au pétrole brut, qui leurs possibilités de fonds».
Si Matignon a exclu lundi la possibilité d'une reprise iranienne,
pour ne pas contrevenir à l'embargo sur l'Iran, la piste libyenne tient
en revanche la route, d'après Arnaud Montebourg. «L'Irak et la Libye
reprennent leur production. Ces pays producteurs veulent se positionner
sur le marché européen», et se montrent donc intéressés par des
possibilités de raffinage sur le continent. La position du ministre du
Redressement productif se distingue de celle de Matignon, qui semblait
davantage préparer, lundi, un futur plan social pour les 470 salariés du
site. Selon Yvon Scornet, «il n'y a pas, pour eux, de proposition qui
émerge». L'entretien a de fait essentiellement porté sur l'avenir des
salariés de Petroplus en cas d'échec de la reprise.

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