
La douloureuse de l’impôt sur le revenu à peine digérée, bon nombre de
contribuables redoutent l’arrivée prochaine des taxes foncières et
d’habitation dans leurs boites aux lettres. Qu’ils se rassurent : à
l’approche des échéances municipales, les élus locaux n’ont dans
l’ensemble pas eu la main trop lourde en 2013.
D’après l’Observatoire annuel du Forum pour la gestion des villes,
réalisé auprès de 41 agglomérations de plus de 100.000 habitants, la
taxe d’habitation progresse cette année en moyenne de 1,7% et la taxe
foncière de 2,2%. Des hausses bien sûr, mais modérées au regard de
celles observées ces dernières années (entre 2007 et 2013, la taxe
d’habitation a augmenté en moyenne chaque année de 3,2% et la taxe
foncière de 3,6%).
Pour rappel, les impôts locaux se calculent en multipliant la « valeur
locative » des logements par le taux d’imposition voté chaque année par
les collectivités locales. Revalorisée par le Parlement lors du vote de
la dernière loi de finances, la valeur locative a augmenté de 1,8% en
2013. De leur côté, moins du quart des villes et de leurs groupements
ont décidé de relever leurs taux cette année, les autres les ayant
maintenus ou tout bonnement baissés… "Pour des raisons électorales
évidentes, les maires sortant se montrent moins gourmands, d’autant que
l’essentiel des gros investissements ont généralement été réalisés en
fin de mandat", note Nicolas Laroche, responsable de l’Observatoire du
Forum de la gestion des villes.
Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Ainsi, la ville de Boulogne-Billancourt voit sa taxe d’habitation de nouveau flamber de 5,2% en 2013. Une augmentation que la commune justifie par sa participation importante à un fonds de péréquation installé au niveau de l’intercommunalité.
En outre, si dans nombre de communes la taxe foncière continue de bondir (+8,1% à Rouen, +7,4% au Havre, +8% à Villeurbanne, +7,8% à Lyon…), ces hausses sont essentiellement dues aux hausses des taux d’imposition des Conseils généraux. Contrairement à la taxe d’habitation, réservée aux communes et intercommunalités, une partie de la taxe foncière revient en effet aux départements, qui appliquent donc leur propres taux d’imposition.
Guillaume Chazouillères
Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Ainsi, la ville de Boulogne-Billancourt voit sa taxe d’habitation de nouveau flamber de 5,2% en 2013. Une augmentation que la commune justifie par sa participation importante à un fonds de péréquation installé au niveau de l’intercommunalité.
En outre, si dans nombre de communes la taxe foncière continue de bondir (+8,1% à Rouen, +7,4% au Havre, +8% à Villeurbanne, +7,8% à Lyon…), ces hausses sont essentiellement dues aux hausses des taux d’imposition des Conseils généraux. Contrairement à la taxe d’habitation, réservée aux communes et intercommunalités, une partie de la taxe foncière revient en effet aux départements, qui appliquent donc leur propres taux d’imposition.
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