Élus locaux et médecins s'opposent sur les solutions à apporter sur ce sujet sensible. La définition même du concept fait débat.
L'affrontement reprend autour des déserts médicaux. Après la publication d'un rapport du Sénat prônant la fin de la liberté d'installation totale des médecins, les professionnels concernés montent au créneau. Élus locaux contre médecins, passage en revue des arguments des uns et des autres sur les déserts médicaux.
• Comment définir un désert médical?
Même si la ministre de la Santé Marisol Touraine a présenté fin 2012 un plan de lutte contre les déserts médicaux, il n'existe pas de carte nationale officielle sur le sujet. «Les déserts médicaux existent, mais jusqu'à présent les définitions données sont subjectives», décrit Olivier Véran, député socialiste et médecin de formation. La direction des statistiques du ministère de la Santé a calculé que 95% de la population française se trouve à moins de 15 minutes d'un médecin généraliste. «Il n'en demeure pas moins un réel problème d'accessibilité aux soins pour les 5 % restants, qui représentent quand même plus de trois millions d'habitants», insiste le rapport du Sénat. Le désert médical concerne aussi et surtout les médecins spécialistes, ce qui se traduit par des temps d'attente préoccupants (quatre mois et demi pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste, selon une étude de l'association de consommateurs UFC-Que choisir).
Le Conseil national de l'ordre des médecins a pour sa part identifié 34 départements «potentiellement en danger» à cause de nombreux départs à la retraite d'ici à 2017.
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• Faut-il limiter la liberté d'installation des médecins?