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mercredi 30 janvier 2013

Moscou prêt à participer au sauvetage de Chypre.

Le président russe, Vladimir Poutine, a indiqué qu'il était prêt à apporter son aide à l'île, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue chypriote, Demetris Christophias.
Le président russe, Vladimir Poutine, a indiqué qu'il était prêt à apporter son aide à l'île, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue chypriote, Demetris Christophias.
La Russie pourrait proroger un prêt sur cinq ans, de 2,5 milliards d'euros, déjà accordé par le gouvernement russe à Nicosie en 2011.

Alors que l'Allemagne reste très réticente à voler au secours de Chypre, la Russie avance ses pions. À l'issue d'un entretien téléphonique avec ­Vladimir Poutine, mardi 29 janvier, le président chypriote, Demetris Christophias, a indiqué que Moscou était prêt à apporter son aide à l'île dans le cadre d'un plan de sauvetage européen.
Celle-ci pourrait intervenir sous la forme d'une prorogation d'un prêt sur cinq ans, de 2,5 milliards d'euros, déjà accordé par le gouvernement russe à Nicosie en 2011, «et sous certaines conditions», a précisé le premier ministre Dmitri Medvedev. «Les autorités russes pourraient exiger le maintien d'un secret bancaire, pour éviter que des informations confidentielles soient transmises aux autorités bancaires européennes», en déduit l'analyste en chef d'une grande banque russe.
La plupart des grandes entreprises russes ont établi leurs holdings dans l'île méditerranéenne, tant pour échapper à la pesanteur et à l'arbitraire de la ­bureaucratie russe que pour des raisons d'optimisation fiscale. La Banque de Russie estime à environ 90 milliards d'euros les investissements russes à Chypre en 2011. Un prêt de 2,5 milliards d'euros représenterait un piètre sacrifice budgétaire pour la Russie, eu égard à l'influence «politique» que le Kremlin conserverait tant à l'égard de Nicosie que des oligarques russes qui y ont investi leur argent.

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lundi 21 janvier 2013

L'Eurogroupe bridé par l'inertie allemande.

Jean-Claude Juncker salue Jeroen Dijsselbloem, à Bruxelles lundi.
Jean-Claude Juncker salue Jeroen Dijsselbloem, à Bruxelles lundi.

Le nouveau président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem aura les mains liées jusqu'au renouvellement du Bundestag, en raison des réticences allemandes à payer davantage.

Passé l'état de grâce, les dossiers empoisonnés risquent de tester rapidement les talents de négociateur de Jeroen Dijsselbloem. Porté à la tête de l'Eurogroupe, le cocher néerlandais reprend en main un attelage chahuté par les tiraillements entre l'Allemagne et l'Europe du Sud, et, de surcroît, éreinté par le FMI.
Le rendez-vous de lundi soir, voué au testament de Jean-Claude Juncker et aux intentions de son jeune successeur, dot éviter les sujets controversés. Officiellement, parce que l'euro «retrouve le chemin de la normalité» après trois années d'une gestion périlleuse, assure un responsable. Preuve de ce retour au calme, Christine Lagarde n'aurait même pas jugé utile de faire le voyage depuis Washington…
En privé, c'est une autre explication qui prévaut: l'Eurogroupe se trouve de facto déjà paralysé par les réticences de Berlin à présenter toute facture à l'électeur allemand à l'approche du renouvellement du Bundestag. À huit mois de l'échéance, la défaite de la coalition conservatrice en Basse-Saxe ce week-end n'élargira sans doute pas l'horizon.


Un pays soumis à une purge économique et sociale:

vendredi 11 janvier 2013

Merkel fait pression sur Chypre, en attente de sauvetage.

«Chypre doit aller de l'avant avec ses obligations et ses réformes économiques», a déclaré la chan­celière allemande.
«Chypre doit aller de l'avant avec ses obligations et ses réformes économiques», a déclaré la chan­celière allemande.
 
La chancelière allemande a appelé vendredi Chypre à mener des réformes, deux jours après avoir souligné que l'île méditerranéenne, qui a demandé un plan de sauvetage européen, ne bénéficierait pas de «conditions particulières».
 
 
Angela Merkel ne fait pas dans la dentelle avec Chypre, qui négocie depuis le mois de juin un sauvetage financier. La chancelière était en visite sur l'île vendredi, non pas en tant que chef de gouvernement mais comme membre du Parti populaire européen (PPE) venue soutenir ouvertement, avec une vingtaine de dirigeants du Vieux Continent, le candidat de droite Nicos Anastasiades, donné favori à l'élection présidentielle du 17 février prochain.
«Chypre doit aller de l'avant avec ses obligations et ses réformes économiques», a déclaré la chan­celière allemande. Angela ­Merkel a ajouté que l'aide, un temps attendue pour l'Eurogroupe du 21 janvier, ne sera «pas décidée dans l'immédiat». Pour renflouer ses banques, très exposées à la crise grecque, et l'aider à refinancer sa dette publique, l'aide est évaluée à 17 milliards d'euros sur quatre ans, davantage que le PIB annuel de la petite île de la zone euro.
Le président sortant, le communiste Demetris Christofias qui ne se représente pas, a lancé des réformes pour réduire les dépenses publiques. Mais il est hostile à des privatisations, souhaitées par la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Les dirigeants du PPE rassemblés vendredi à Limassol attendent davantage de son successeur.
Angela Merkel a aussi agité la carotte en promettant à Chypre «une solidarité des autres pays européens». Le temps presse pour Nicosie qui peine à payer ses fonctionnaires. Mercredi soir, l'agence de notation Moody's a baissé de trois crans la note chypriote, à Caa3, enfonçant encore davantage l'île dans la catégorie spéculative. Le risque de défaut de paiement s'accroît, a averti Moody's.