«Les acteurs établis n'aiment pas l'état de guerre, mais les vrais entrepreneurs s'y sentent bien. C'est ce qui les pousse à se surpasser», affirme Xavier Niel.
Critiqué de toutes parts, le patron de Free fait la sourde oreille et assure «regarder vers l'avant, pas vers l'arrière».
Pas de grande manifestation pour l'anniversaire, pas d'autocongratulation au terme de cette année tonitruante… Xavier Niel a le succès discret. Même si un roman d'Aurélien Bellanger, publié à l'automne, l'a élevé au rang de héros balzacien.
«On aurait pu faire encore mieux!», réagit simplement le patron de Free. Sa fierté: «Avoir créé de l'emploi et avoir rendu un grand service aux plus démunis en baissant les prix.». Son regret: «Ne pas avoir réussi à convaincre les Français qu'un mobile subventionné coûte, au bout du compte, plus cher qu'un mobile acheté nu, sans abonnement.» Attendu le 28 janvier, le verdict de la plainte contre SFR sur le subventionnement des mobiles pourrait être lourd de répercussions.