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mercredi 30 janvier 2013

Monte dei Paschi : la Banque d'Italie se défend.

La banque Monte dei Paschi, troisième du pays, est accusée d'avoir masqué l'ampleur de ses pertes sur les emprunts toxiques, lors de la crise des subprime.
La banque Monte dei Paschi, troisième du pays, est accusée d'avoir masqué l'ampleur de ses pertes sur les emprunts toxiques, lors de la crise des subprime.
La banque centrale italienne réfute les accusations de négligence dans sa surveillance.
  
Menacée par un scandale qui pourrait entacher sa réputation, la Banque d'Italie s'est attachée à réfuter point par point les accusations de négligence de sa part dans le contrôle de la banque Monte dei Paschi (MPS) de Sienne.
La troisième banque du pays, qui fait actuellement l'objet d'un sauvetage d'État, est accusée d'avoir masqué l'ampleur de ses pertes sur les emprunts toxiques, lors de la crise des subprime. Dans un long document officiel publié hier, la banque centrale italienne détaille toutes les actions entreprises depuis 2008 pour contrôler les opérations de MPS, en tant que régulateur bancaire.
C'est ainsi que dès avril 2011, au terme d'une seconde inspection, elle a elle-même saisi le parquet de Sienne, soupçonnant des fraudes. Et le 15 novembre de la même année, son directoire avait convoqué les principaux dirigeants de la banque siennoise pour exiger un changement drastique de gouvernance. Six mois plus tard, 150 managers de la banque, soit un tiers de l'encadrement, étaient mis à pied. À l'époque, Mario Draghi était gouverneur de la Banque d'Italie et ne deviendra gouverneur de la BCE que le 1er novembre 2011.
Le document retranscrit avec minutie toutes les actions, rappels à l'ordre et inspections adressés au MPS depuis janvier 2008, date à laquelle la Banque d'Italie est informée de l'acquisition, par ce même MPS, de la banque régionale Antonveneta, payée 9 milliards d'euros au Banco di Santander, nettement au-dessus de sa valeur.

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Rapports erronés:

jeudi 10 janvier 2013

Zone euro : les dix raisons d'espérer, selon Mario Draghi.

Mario Draghi, ce jeudi à Francfort.
Mario Draghi, ce jeudi à Francfort.
 
La Banque centrale européenne a laissé inchangé à 0,75% son principal taux directeur en raison de la «normalisation» sur les marchés financiers. Mario Draghi a énuméré plusieurs raisons d'être optimiste.
 
 
Si la Banque centrale européenne (BCE) a décidé unanimement de ne pas baisser son taux directeur, malgré la récession et la hausse du chômage en zone euro, c'est parce qu'elle juge que la situation se «normalise» en zone euro, notamment sur les marchés financiers.
Lors de la conférence de presse à Francfort, qui suit la réunion du Conseil des gouverneurs, le président de la BCE, Mario Draghi, a énuméré dix raisons d'être optimistes pour la zone euro. Il les attribue à l'action de la BCE, mais aussi aux réformes engagées par les États membres et aux progrès de l'intégration européenne.

1- Les taux d'emprunt des États sont en baisse, a-t-il souligné, notamment ceux de l'Espagne et de l'Italie. Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne est passé ce jeudi sous les 5%,pour la première fois depuis dix mois.

2- Ensuite les prix des CDS (credit default swaps), les contrats qui permettent de s'assurer contre le risque de défaut des États, sont également en baisse pour tous les pays périphériques de la zone euro, y compris la Grèce.

Le nouveau visage du billet de 5 euros.

Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi à Francfort le nouveau billet de 5 euros. Sur la photo, le verso du billet. Crédit photo: DR.
Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi à Francfort le nouveau billet de 5 euros. Sur la photo, le verso du billet.

 Ils seront dans les portefeuilles des 332 millions d'Européens à partir du 2 mai prochain. Toute la gamme, jusqu'au billet de 500 euros, est amenée à changer.

Tout un chacun peut l'examiner mais pas encore le toucher, et encore moins le glisser dans son portefeuille. Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi, à Francfort, le nouveau billet de 5 euros. Il ne sera toutefois mis en circulation que le 2 mai prochain.
À première vue, le changement est minime. En recto, on retrouve toujours un arc de triomphe. Et en verso un aqueduc avec une carte d'Europe complète, y compris les pays qui se tiennent délibérément en dehors de la zone euro, notamment le Royaume-Uni.
Recto du nouveau billet de 5 euros. Recto du nouveau billet de 5 euros.

mardi 26 juin 2012

Bruxelles propose un fédéralisme «light».

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles.Le siège de la Commission européenne à Bruxelles.

 Le document de compromis rédigé à Bruxelles en vue du sommet européen de jeudi propose une union bancaire, une intégration budgétaire et évoque les euro-obligations, à «moyen terme».

Le mot fédéralisme n'est pas prononcé, mais cela y ressemble. Les pays de l'euro, dont la France et l'Allemagne, devraient se doter d'ici à dix ans d'un Trésor européen et d'un pouvoir budgétaire unique, tous deux parés d'une nouvelle légitimité démocratique, si l'on suit la feuille de route dressée par les quatre dirigeants de l'UE (Van Rompuy, Barroso, Draghi et Juncker).
Le document, rendu public à 48 heures d'un sommet européen crucial pour l'avenir de la monnaie commune, repousse les réformes politiques à plus tard. Mais il les rend incontournables, à l'horizon de la décennie.
L'intégration européenne «passe nécessairement par une fondation démocratique plus solide et un large soutien de l'opinion publique», écrivent les présidents de l'UE, de la Commission, de l'Eurogroupe et de la BCE dans leurs recommandations aux vingt-sept chefs d'État et de gouvernement.
Les quatre «sages» se gardent de pousser clairement l'Europe vers le modèle américain - un président unique et deux Chambres élues -, inspiration défendue par Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. L'urgence est au sauvetage de l'euro, pas à une refonte institutionnelle ni a un changement de traité.
Répondant à un souci de Paris, ce rapport «Vers une véritable union économique et monétaire» penche plutôt pour une avancée par étapes. Mais cela n'interdit pas des transferts immédiats de souveraineté vers Bruxelles. Au risque de cabrer la gauche française au pouvoir comme l'opposition de droite, restées pour l'essentiel ancrées dans les certitudes de l'«Europe des patries».

«Bureau du Trésor» européen:

vendredi 4 mai 2012

Mario Draghi précise son pacte de croissance.

La stratégie de réduction des déficits doit mettre l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts», estime Mario Draghi (à droite).
La stratégie de réduction des déficits doit mettre l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts», estime Mario Draghi (à droite).


 Le président de la BCE préconise de réduire les dépenses publiques et de ne pas relever les impôts.

Le protocole veut qu'une fois par semestre le conseil mensuel des gouverneurs de la Banque centrale européenne et la conférence de presse qui lui succède se tiennent en dehors de Francfort. Alors que l'Espagne pulvérise les records de chômage (24,4%), le choix de Barcelone paraissait particulièrement opportun pour décliner le «pacte de croissance», nouveau mot d'ordre de la BCE. Mario Draghi, l'auteur de la formule, qu'il avait lancée il y a huit jours devant le Parlement européen, n'en récuse pas moins toute relance par les dépenses publiques.
Il n'y a aucune contradiction entre «pacte de croissance» et «pacte budgétaire», a-t-il précisé hier d'entrée de jeu. «Même si les ajustements budgétaires nécessaires pèsent sur la croissance à court terme, ils contribueront à la tenue des finances publiques et de ce fait à l'abaissement des primes de risques (sur les emprunts des États, NDLR).» La stratégie de réduction des déficits doit être poursuivie en mettant l'accent «sur une diminution des dépenses courantes (et non des investissements publics) plutôt que sur des relèvements d'impôts». Mario Draghi reconnaît que dans l'urgence les gouvernements ont tendance à faire le contraire, à rogner sur les infrastructures et à augmenter les taxes. Mais ce n'est pas le bon choix.

«Flexibilité, mobilité, équité»: