Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est euro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est euro. Afficher tous les articles

vendredi 8 février 2013

Les dirigeants européens parviennent à un accord budgétaire historique - vivre .

Le Premier ministre britannique David Cameron (C) arrive au siège du Conseil européen après deux heures de pause au cours de la réunion du Conseil européen à Bruxelles, Belgique, 08 Février 2013. David Cameron et son entourage sont retournés au siège du Conseil européen.



La question suivante va à mon collègue Nick Watt, qui rappelle au premier ministre qu'en 2011 son gouvernement avait fixé un objectif de € 886bn.
Il n'a pas omis de remettre ça?
Cameron souligne le fait que l'accord sur la table est une coupe nette des dépenses par rapport au budget précédent. C'est le fait essentiel, dit-il, ajoutant:
Nous avons voulu réduire cette carte de crédit, pour fournir une réduction des dépenses dans l'avenir. En tout état de juste, c'est exactement ce que nous avons fait.

Cameron: les engagements de Grande-Bretagne va encore augmenter

Question suivante - sera cotisations nettes de Grande-Bretagne fait monter, malgré la baisse des dépenses totales?
Cameron a confirmé que la Grande-Bretagne vont payer plus, et jette le blâme fermement à la porte de Tony Blair a accepté de rétrocéder une partie de la correction britannique en 2005.
Nos engagements ont toujours été va augmenter, mais en vertu du présent accord qu'ils vont augmenter de moins, a déclaré Cameron.
Dépenses devrait diminuer en pourcentage du PIB au Royaume-Uni, at-il ajouté.

-->

Cameron: les députés doivent travailler avec nous

jeudi 7 février 2013

Mario Draghi a réussi à faire fléchir l'euro.

Mario Draghi, président de la BCE, ce jeudi à Francfort.
Mario Draghi, président de la BCE, ce jeudi à Francfort.


Le président de la Banque centrale européenne reconnaît que la hausse de l'euro l'inquiéterait si cela devait remettre en cause la stabilité des prix. Autrement dit si la zone euro entrait dans un cycle déflationniste.


La Banque centrale n'a pas d'objectif de taux de change et son seul souci est la stabilité des prix. Telle est la doctrine officielle traditionnelle que Mario Draghi a réaffirmée, ce jeudi, à l'issue de la réunion mensuelle des gouverneurs de la BCE.
Mais la stabilité des prix à la consommation doit s'entendre dans les deux sens. Qu'ils n'augmentent pas trop vite, ce qui est une évidence, mais qu'ils ne s'effondrent pas non plus. En clair qu'ils ne s'écartent pas de l'objectif de progression annuelle de 2% des prix à la consommation dans l'Euroland.
Avec une habileté consommée digne d'un jésuite romain, Mario Draghi a rappelé cette seconde acception du mot «stabilité». Il a admis que la BCE examinerait la situation. «L'appréciation (de l'euro) modifierait notre jugement dans la mesure où la stabilité des prix est concernée», selon ses propres termes.
Cette petite phrase a eu le don d'alerter les marchés des changes, qui ont réagi en faisant baisser l'euro de 1%, à 1,34 dollar.
Va-t-on dans le sens d'une politique de taux de change que François Hollande a souhaitée mardi dernier, lors de sa déposition devant le parlement européen? Que nenni. Interrogé à propos des remarques du président de la République française, Mario Draghi lui a même fait la leçon: «Il ne faut jamais oublier que la Banque centrale européenne est indépendante».

-->

Chacun est maître dans son royaume:

mardi 5 février 2013

Austérité, euro, Eurobonds : Hollande veut tout changer.


François Hollande, devant le Parlement européen, ce mardi à Strasbourg.
François Hollande, devant le Parlement européen, ce mardi à Strasbourg.

François Hollande a prononcé un discours clé sur l'Europe à Strasbourg. Sur les sujets économiques et monétaires, il n'hésite pas à prendre le contrepied de l'Allemagne.

Le président français a mis les pieds dans le plat, mardi à Strasbourg, sur les sujets économiques et financiers du moment, n'hésitant pas à critiquer l'Europe et la zone euro pour leur inaction face au chômage et à la récession.
«Je ne veux pas condamner l'Europe à une politique d'austérité sans fin», a insisté François Hollande. «Le désendettement, la compétitivité, c'est important, mais cette politique doit être appliquée avec discernement».
C'est une grosse pierre dans le jardin d'Angela Merkel. Mais pas la seule. La France appelle les «pays à excédents» - l'Allemagne -, à relancer leur demande intérieure pour aider les exportations des pays voisins, notamment la France, qui est le premier partenaire commercial de Berlin.
François Hollande a fustigé l'euro fort, jugeant que le niveau actuel de la monnaie unique «ne correspond pas à l'état réel de son économie». «On ne peut pas laisser notre monnaie fluctuer selon les humeurs des marchés», a-t-il affirmé. La France appelle l'Europe à reprendre le contrôle de «sa politique de change», suggérant une action commune au niveau de l'Eurogroupe et du G20.

-->

Eurobonds, le «chiffon rouge»:

lundi 4 février 2013

L'euro fort, une plainte très française.

Si l'euro monte progressivement depuis juillet 2012, c'est parce que le risque d'explosion de la zone euro est écarté.

La France est assez seule, ces jours-ci, en Europe, à se plaindre de l'euro fort. Ni l'Italie, ni l'Espagne, ni l'Irlande ne lui ont emboîté le pas. Ces trois pays du sud de la zone euro dépendent pourtant, plus que jamais, des exportations pour se sortir de la crise. Même Silvio Berlusconi, qu'aucun tabou ne dérange, n'a osé aborder le sujet dans sa campagne électorale débridée. Alors pourquoi ce silence?
Pour des raisons politiques, mais aussi financières et institutionnelles. Si l'euro monte progressivement depuis juillet 2012, époque où il était tombé à 1,20 dollar, c'est parce que le risque d'explosion de la zone euro est écarté. Ce qui n'est pas rien! L'été dernier, la BCE s'est engagée à voler au secours des États attaqués, notamment l'Espagne et l'Italie. Depuis, les primes de risques sur la dette espagnole et italienne se sont fortement réduites, au plus grand bénéfice de Rome et Madrid, qui échappent à l'asphyxie financière.
La «révolution Draghi» est si importante pour leur survie que l'Espagne et l'Italie se garderont bien, même hors micro, de critiquer le niveau de l'euro, devenu le thermomètre de leur propre santé. Si l'Italie de Mario Monti reste silencieuse sur les changes, c'est aussi pour une question d'image. Les responsables italiens auraient trop peur d'être accusés de vouloir restaurer les dévaluations compétitives qui ont tant abîmé l'image de l'Italie auprès des investisseurs.
L'Irlande et l'Espagne ont des arguments plus politiques pour refuser d'entrer dans la guerre des changes. «La zone euro ne souffre pas d'un euro trop fort, mais de problèmes de compétitivité: nous devons faire des réformes douloureuses pour redevenir compétitifs», note un responsable irlandais. «L'urgence aujourd'hui, c'est la compétitivité, pas le niveau de l'euro!», insiste-t-il. En Irlande, les salaires du secteur public ont chuté de 14,5 %, ceux du privé ont suivi, et les exportations repartent, malgré l'euro fort.

-->

Divisés sur la question:

Le niveau de l'euro inquiète le gouvernement.

François Hollande et le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici.
François Hollande et le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici.
Les ministres français n'hésitent plus à parler d'un euro « trop fort ». Avec un objectif : que les instances européennes se saisissent du sujet. Les entreprises commencent aussi à tirer la sonnette d'alarme.

C'est une petite musique traditionnelle qui recommence à se faire entendre. Il y a quelques jours, dans un entretien au Figaro, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, commençait timidement à reconnaître qu'«un euro qui monte trop peut effectivement être pénalisant pour nos entreprises». Sortant - un peu - de sa légendaire prudence, le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, ajoutait dimanche que «l'euro est fort, peut-être d'ailleurs trop fort à certains égards». «Nous sommes attentifs à cette question, qui fait l'objet de toute l'attention du président de la République, du premier ministre et du gouvernement français», avait auparavant déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

-->

«Dévaluation compétitive»:

vendredi 25 janvier 2013

Merkel soutient Cameron pour une Europe plus libérale.

David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.
David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.

 La chancelière et le premier ministre britannique se sont retrouvés à Davos.


Angela Merkel est totalement d'accord avec David Cameron sur sa conception de l'Europe. La priorité essentielle devrait être la compétitivité et le libre-échange. On a assisté à un spectacle apparemment surréaliste jeudi après-midi, à la tribune du Forum de Davos, en Suisse. La chancelière allemande a cité à plusieurs reprises le premier ministre britannique, pour louer ses propositions en faveur de profondes réformes structurelles, et à aucun moment elle n'a fait allusion ni de près ni de loin au projet de référendum sur l'Union européenne outre-Manche!
«David Cameron a déjà parlé de la compétitivité. C'est la question centrale en Europe», a souligné à plaisir la chancelière. «Alors que l'Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %. On ne pourra défendre notre système social qu'en étant innovateur», a-t-elle martelé, reprenant des chiffres qui lui tiennent manifestement à cœur.
La «dame de fer» allemande a rebondi sur une autre suggestion de son homologue britannique: «Le libre-échange est essentiel pour la croissance. L'Allemagne est d'accord pour que l'Union européenne signe des traités commerciaux bilatéraux avec le Canada, le Japon et les pays de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est). De même, et après de multiples tentatives avec les États-Unis, il serait bon d'entamer des négociations. Certes l'agriculture constitue un obstacle, mais il est surmontable.» En tant que première économie exportatrice de produits industriels au monde, ex aequo avec la Chine, l'Allemagne a toujours milité à la fois pour le marché unique européen, dont la création remonte à 1992, et pour une Europe la plus ouverte possible à la concurrence internationale.

-->

En l'absence des Français…

samedi 19 janvier 2013

La chute du yen fait râler les Américains et les Européens

Le yen a perdu 4,5 % de sa valeur face au billet vert.
Le yen a perdu 4,5 % de sa valeur face au billet vert.
 
INFOGRAPHIE - La monnaie a perdu 4,5 % en un mois. Américains et Européens se plaignent.
 
  La baisse continue du yen commence à faire des remous. La monnaie japonaise, qui tournait autour de 90 yens pour un dollar, est tombée vendredi à 90,21 yens, son plus bas niveau en deux ans et demi. Depuis l'arrivée de Shinzo Abe au poste de premier ministre, le mois dernier, le yen a perdu 4,5 % de sa valeur face au billet vert. La baisse est tout aussi spectaculaire face à l'euro.

Alors que le comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) se réunira lundi et mardi, les Américains tirent la sonnette d'alarme. Les constructeurs d'automobiles, qui ont accusé un déficit commercial de 50 milliards de dollars avec l'Archipel l'an dernier, accusent Tokyo d'affaiblir sa monnaie pour doper ses exportations. Le Parti libéral-démocrate crée volontairement des «distorsions commerciales en abaissant la valeur du yen afin de soutenir la croissance japonaise au détriment de ses partenaires commerciaux», dénonce Matt Blunt, président du conseil de la politique automobile américaine.

mercredi 16 janvier 2013

Juncker s'inquiète de l'euro «dangereusement élevé».

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.
Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

La devise européenne a pris 0,7% face au dollar et 3% face au yen depuis le début de l'année. À la suite des déclarations alarmistes du président de l'Eurogroupe, la monnaie unique est repassée sous 1,33 dollar.

 
Les déclarations de Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, s'inquiétant «des niveaux dangereusement élevés» de l'euro, ont fait reculer la devise européenne à l'ouverture des marchés ce mercredi matin. La monnaie unique qui s'est fortement appréciée depuis le début de l'année, atteignant 1,34 dollar, son plus haut niveau en 11 mois - est repassée sous la barre de 1,33 dollar.
Le président de l'Eurogroupe a expliqué mardi soir dans le cadre d'un discours au Luxembourg les risques que représentaient un euro trop fort pour la croissance économique, en pénalisant notamment les exportations européennes.
Pour Sylvain Broyer, économiste de Natixis, l'euro est surévalué par rapport à la conjoncture, d'autant plus dans le contexte actuel de politiques de soutien des banques centrales, en particulier de la Fed américaine et de la Banque du Japon qui s'efforce d'affaiblir le yen. «Les marchés ont surinterprété le discours moins négatif la semaine dernière de Mario Draghi», explique-t-il. Le gouverneur de la Banque centrale avait redonné un coup de fouet à l'euro en indiquant que la crise de la dette en zone euro s'atténuait et que les indicateurs économiques se stabilisaient.

Baisse des taux de la BCE:

jeudi 10 janvier 2013

Le nouveau visage du billet de 5 euros.

Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi à Francfort le nouveau billet de 5 euros. Sur la photo, le verso du billet. Crédit photo: DR.
Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi à Francfort le nouveau billet de 5 euros. Sur la photo, le verso du billet.

 Ils seront dans les portefeuilles des 332 millions d'Européens à partir du 2 mai prochain. Toute la gamme, jusqu'au billet de 500 euros, est amenée à changer.

Tout un chacun peut l'examiner mais pas encore le toucher, et encore moins le glisser dans son portefeuille. Mario Draghi, le président de la BCE, a dévoilé ce jeudi, à Francfort, le nouveau billet de 5 euros. Il ne sera toutefois mis en circulation que le 2 mai prochain.
À première vue, le changement est minime. En recto, on retrouve toujours un arc de triomphe. Et en verso un aqueduc avec une carte d'Europe complète, y compris les pays qui se tiennent délibérément en dehors de la zone euro, notamment le Royaume-Uni.
Recto du nouveau billet de 5 euros. Recto du nouveau billet de 5 euros.

lundi 25 juin 2012

Les Européens sont attachés à la monnaie unique.

Les dirigeants de quatre pays sondés se sont retrouvés vendredi à Rome pour s'accorder sur les mesures nécessaires pour enrayer la crise dans la zone euro.
Les dirigeants de quatre pays sondés se sont retrouvés vendredi à Rome pour s'accorder sur les mesures nécessaires pour enrayer la crise dans la zone euro.


Selon un sondage, Italiens, Français, Allemands et Espagnols excluent le retour à leur monnaie nationale respective. Mais ils sont favorables à une sortie de la Grèce de la zone euro en cas de défaut de paiement.

Les chances de la Grèce de se maintenir dans la zone euro ne sont pas optimales. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé cette semaine par l'institut Ifop-Fiducial, et publié ce dimanche simultanément dans plusieurs médias français (Journal du Dimanche), espagnol (ABC), allemand (Bild am Sonntag) et italien (Corriere della Sera)*.
Principal enseignement, pour une très large majorité des citoyens de ces quatre pays concernés par la crise, l'argent mobilisé pour la péninsule hellénique est «perdu», parce que le pays «ne pourra jamais le rembourser». Cette idée est particulièrement répandue chez les Français (85 %) et les Allemands (84 %) tandis que les habitants des deux autres pays sont moins affirmatifs sur ce point: 72 % des Espagnols, et seulement 65 % des Italiens.
Malgré tout, les sondés sont unanimes sur un point: la Grèce fait peser une sérieuse menace sur la zone euro. Une très large majorité estime que «si la dette grecque n'est pas sauvée, les difficultés de la zone euro vont s'accroître dangereusement». En Espagne et en Italie, où le risque de contagion de la crise est le plus élevé, ils sont respectivement 90 % et 88 % à le penser (84 % en France et 76 % en Allemagne).

Exclure la Grèce si besoin:

mardi 29 mai 2012

Les prix du gazole et du SP 95 au plus bas depuis janvier.


Selon le site Carbeo, spécialisé dans l'étude des prix des carburants, les prix à la pompe du gazole et de l'essence sans plomb 95 sont à leur plus bas niveau depuis début janvier.
Selon le site Carbeo, spécialisé dans l'étude des prix des carburants, les prix à la pompe du gazole et de l'essence sans plomb 95 sont à leur plus bas niveau depuis début janvier.
 
 
 Sur une semaine, le prix du gazole a baissé de 1,4 centime par litre, tandis que celui du sans-plomb 95 glissait de 1 centime, selon le site Carbeo, spécialisé dans l'étude du prix des carburants.
 
Le repli des prix des carburants amorcé début mai se confirme. Lundi de Pentecôte oblige, le ministère du Développement durable ne publiera son relevé hebdomadaire que ce mardi. Mais selon le site Carbeo, spécialisé dans l'étude des prix des carburants, les prix à la pompe du gazole et de l'essence sans plomb 95 sont à leur plus bas niveau depuis cinq mois. L'observatoire a relevé que le tarif moyen du gazole, le carburant préféré des Français (plus de 80% des ventes), s'établissait lundi matin à 1,395 euro le litre, soit son plus bas niveau depuis le 2 janvier 2012. Sur une semaine, son prix a baissé de 1,4 centime par litre et sur un mois, il a perdu 4,1 centimes.
Le prix du sans-plomb 95 (environ 15% des ventes de carburant) a également atteint son plus bas niveau. Le litre coûtait en moyenne 1,582 euro lundi en France. Soit le niveau atteint le 6 janvier dernier. Sur une semaine, le prix du litre de SP 95 a diminué de 1 centime par litre et sur 1 mois de 6,1 centimes par litre. Par ailleurs, le prix relevé par Carbeo pour le sans-plomb 98 (près de 5% de la consommation) était de 1,633 euro le litre, soit légèrement en hausse par rapport à la semaine dernière (1,6272 euro, selon les chiffres du ministère). Le SP 98 reste toutefois très loin du sommet atteint début avril, à 1,7121 euro.

jeudi 10 mai 2012

Quitter la zone euro, un cauchemar grec.

Les Grecs eux-mêmes seraient les premiers et les plus fortement touchés par une sortie de leur pays de la zone euro.
Les Grecs eux-mêmes seraient les premiers et les plus fortement touchés par une sortie de leur pays de la zone euro.


 Si le pays se dote d'un gouvernement anti-austérité, l'État grec pourrait être en faillite dès la fin juin. Forcé par les événements, il pourrait sortir de la zone euro. Le début d'un été de cauchemar pour les Grecs.

Imaginez que le «Mélenchon grec», Alexis Tsipras, prenne le pouvoir à Athènes. Le charismatique leader du parti d'extrême gauche Syriza a hissé son parti à la deuxième place lors de l'élection législative de dimanche. Il pourrait bien l'emporter lors de la probable prochaine législative, début juin. Or, Alexis Tsipras prône l'arrêt de l'austérité et le maintien dans la zone euro. Problème: il ne peut pas avoir l'un sans l'autre.
Aussitôt les coupes budgétaires annulées, le Fonds monétaire international et l'Union européenne couperaient les vivres à l'État grec. Or, ce dernier tourne grâce à une injection permanente de dizaines de milliards d'euros versés par ses partenaires. Credit Suisse a calculé que 143 milliards d'euros avaient été versés de 2010 à aujourd'hui. Athènes attend d'ailleurs un nouveau virement de 5,3 milliards d'euros. Si le fonds de sauvetage a approuvé cette aide, il a néanmoins réduit son montant d'un milliard qui a été bloqué pour un éventuel versement en juin.
Sans cet argent, l'État grec serait en faillite dès la fin juin. Le gouvernement aurait beau retarder le paiement de ses factures, il ne pourrait plus payer les fonctionnaires ou les pensions de retraite, passé quelques semaines. L'État ne pourrait notamment pas rembourser ses 25 milliards de dettes détenues par les banques locales. Un coup de plus pour ces établissements, eux-mêmes privés de leurs perfusions accordées jusqu'à présent par la Banque centrale européenne (BCE). Les banques en faillite, les entreprises ne peuvent plus payer leurs employés qui rejoindraient dans la rue les fonctionnaires et retraités à sec eux aussi.

Le retour à la drachme:

mercredi 4 avril 2012

La fin de l'euro dessinée par un garçon de 10 ans.

Un schéma avec une pizza et un petit bonhomme suffit, selon un jeune Néerlandais, pour imaginer la fin de la monnaie unique. Il a séduit le jury du prix Wolfson, qui récompensera le meilleur projet organisant un effondrement de l'euro.





Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie
La fin de l'euro en un schéma, vu par Hurre Hermans
Organiser la sortie de la Grèce de la zone euro, un jeu d'enfant? Presque, à en croire le jeune Hurre Hermans, 10 ans. Ce garçon néerlandais a participé à un concours pour économistes, le prix Wolfson, et s'est vu attribuer mardi un prix honorifique de 100 livres sterling (120 euros) par le jury. Lancé par le riche conservateur britannique lord Simon Wolfson, le prix vise à récompenser l'économiste qui proposera la moins douloureuse des solutions pour en finir avec l'euro. Le vrai vainqueur sera désigné le 5 juillet.
Le très jeune économiste en herbe estime pour sa part que la Grèce doit sortir de l'euro. Mais comment faire? Il l'explique dans un schéma assorti d'une pizza, d'une machine à échanger drachmes contre euros, et d'un bonhomme visiblement malheureux. Plus concrètement, Hurre Hermans propose que les Grecs rendent tous leurs euros à leurs banques. Celles-ci leur donnent en échange des drachmes, l'ancienne monnaie grecque. Les récalcitrants, s'ils sont découverts, se voient infliger une amende s'élevant au double de la somme qu'ils ne veulent pas rendre à leur établissement. Avec les montagnes d'euros récoltés par les banques, l'État grec rembourse les créanciers qui lui ont permis d'accumuler sa dette colossale.

250.000 livres à gagner:

jeudi 13 octobre 2011

L'euro est porté par un regain de confiance.

L'euro remonte au-dessus des 1,38 dollar, son niveau le plus élevé depuis un mois. Les marchés s'apaisent, confiants dans une prochaine solution à la crise de la dette.

Les signes d'un retour de la confiance dans la zone euro se multiplient. A l'heure où les marchés financiers internationaux retrouvent des couleurs, la monnaie unique remonte face aux principales devises. L'euro se stabilise tôt ce matin au-dessus du seuil de 1,38 dollar à 1,3808 exactement contre 1,3617 dollar la veille, son plus haut niveau depuis le 16 septembre. L'euro avance également face à la monnaie japonaise à 106,52 yens contre 104,52 yens un jour plus tôt.
Cette remontée de la monnaie unique est signe, selon un analyste, que «le marché semble un peu plus optimiste». De fait, depuis plusieurs semaines et dans un contexte de crise aigüe sur les dettes européennes, l'euro était davantage l'objet d'un «débouclage massif de positions».
Les investisseurs continuent de reprendre confiance en l'idée d'une solution à la crise de la dette. Les responsables politiques assurent que l'élargissement du Fonds européen de stabilité financière sera ratifié prochainement, la Slovaquie devrait en effet faire volte-face lors d'un nouveau scrutin, demain. De quoi permettre aux pays de la zone euro d'aider collectivement les banques en difficulté à se recapitaliser, pour éviter la faillite d'un établissement qui pourrait créer un choc systémique.

Grèce : Bercy envisage que les banques payent plus.

Les banques créditrices de la Grèce devront effacer une partie de l'ardoise.
Les banques créditrices de la Grèce devront effacer une partie de l'ardoise.

Dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce, les établissements financiers vont «probablement» devoir sacrifier plus de 21% de leurs investissements, a reconnu le ministère français des Finances.

Pour sauver la Grèce de la faillite, les banques vont devoir mettre la main à la poche, et ce plus que prévu. C'est ce qu'a reconnu le ministère des Finances français ce jeudi. Les établissements créanciers du pays en difficulté devront «probablement» effacer plus de dettes qu'initialement décidé. Les dirigeants européens sont actuellement «en train de travailler» sur cette question, a ajouté Bercy.
Le 21 juillet dernier, la zone euro a décidé de demander aux banques d'accepter une remise de dette à hauteur de 21% de leurs fonds investis en dette publique grecque. Cette participation représente environ 50 milliards d'euros, qui viennent s'ajouter à une nouvelle aide de la zone euro de 109 milliards. Ce point avait été arraché par Berlin, alors que Paris était réticent, voulant protéger son système bancaire.
Depuis cette annonce, la Grèce s'est enfoncée encore un peu plus dans la crise, avec des prévisions de croissance pires que prévu et des objectifs de déficit publics qui ne seront pas respectés. Plusieurs sources diplomatiques ont indiqué ces derniers jours que les dirigeants européens travaillent dorénavant sur des décotes de l'ordre de 30% à 50% sur la dette grecque.

jeudi 21 juillet 2011

Nicolas Sarkozy ressoude le couple franco-allemand .


Si Angela Merkel veut mettre l'Europe à la rigueur budgétaire, Nicolas Sarkozy entend faire accepter à la chancelière plus de gouvernance économique.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont arrivés dans la matinée jeudi à Bruxelles, au terme d'une négociation marathon commencée à Berlin jeudi en fin d'après-midi et qui devait se terminer dans la capitale belge dans la soirée. Mercredi soir, entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, un accord avait été défini dont la présidence européenne de Herman Von Rumpoy a ensuite laissé fuiter les grandes lignes dans la matinée, entraînant une réaction positive des marchés.
«Les Bourses ont été rassurées par l'existence d'un accord entre Berlin, Paris et la BCE», assure un proche de Nicolas Sarkozy. La réunion de travail entre Sarkozy et Mer­kel - «sept heures sans aucune interruption», selon l'entourage du chef de l'État - n'a pas été suffisante pour emporter l'adhésion inconditionnelle des quinze autres membres de la zone euro. «Beaucoup sont arrivés sans avoir en tête les aspects très techniques de ce dossier. Il a fallu beaucoup expliquer. Chacun a voulu être sûr de bien comprendre les mécanismes en jeu», explique un proche du chef de l'État. Malgré une négociation beaucoup plus longue que prévu, les conseillers diplomatiques du chef de l'État avaient le sentiment de tenir le bon bout, jeudi soir. «Cet accord est un message politique fort, pour deux raisons : il réaffirme la détermination de la zone euro à ne pas laisser tomber la Grèce, et il réforme en profondeur le Fond de stabilisation européen, en lui donnant un périmètre d'intervention supplémentaire», résumait-on dans l'entourage du chef de l'État, en marge de la réunion.

Plus de gouvernance économique :

Vers un défaut de paiement partiel de la Grèce.


D'après les projets de conclusion du sommet européen, les conditions de prêts à Athènes seraient allégées. L'idée de taxe bancaire a été abandonnée. Un plan Marshall européen serait lancé en faveur de la Grèce.

Les dirigeants européens ont rendez-vous ce jeudi après-midi pour enrayer la contagion de la crise. Les conditions des prêts déjà accordés à la Grèce, mais aussi à l'Irlande et au Portugal, seraient allégées. La zone euro compte allonger de 7 ans et demi à 15 ans «au minimum» la durée des emprunts. Le taux d'intérêt réclamé serait également abaissé de 4,5 à 3,5%.
Les dirigeants européens ne veulent pas oublier la croissance et la compétitivité qui font tant défaut à la Grèce. «Les fonds structurels devraient être réalloués» en fonction de ces deux priorités «sous un 'plan Marshall' européen», stipule le projet de déclaration.

Rachat de dette d'État:

Vers un défaut de paiement partiel de la Grèce.



D'après les projets de conclusion du sommet européen, les conditions de prêts à la Grèce seraient allégées. L'idée de taxe bancaire a été abandonnée.

Les dirigeants européens ont rendez-vous ce jeudi après-midi pour enrayer la contagion de la crise. Les conditions des prêts déjà accordés à la Grèce, mais aussi à l'Irlande et au Portugal, seraient allégées. La zone euro compte allonger de 7 ans et demi à 15 ans «au minimum» la durée des emprunts. Le taux d'intérêt réclamé serait également abaissé de 4,5 à 3,5%.
La question de la participation du secteur privé au deuxième plan d'aide à la Grèce aurait également été réglée. Les banques proposeraient en effet l'échange de dettes grecque venant à échéance jusqu'à fin 2019 contre des obligations à 30 ans. Ce mécanisme donne plus de temps à Athènes pour rembourser ses prêts. L'opération laisserait 71 milliards d'euros du second plan d'aide pour la Grèce à financer par la zone euro et le FMI. Ce plan résulterait «pratiquement certainement» dans un défaut sélectif de la Grèce, est-il précisé.
L'accord trouvé entre la France et l'Allemagne dans la nuit de mercredi à jeudi devait servir de base aux négociations. Bien que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel soient restés silencieux sur le contenu de leur accord, des informations ont commencé à filtrer en fin de matinée.

lundi 18 juillet 2011

Un sommet crucial pour l'avenir de l'euro.


La Grèce, plongée dans l'austérité et la récession, peut se retrouver incapable de régler une échéance sur sa dette ou sur les intérêts.
La Grèce, plongée dans l'austérité et la récession, peut se retrouver incapable de régler une échéance sur sa dette ou sur les intérêts.
 
Jeudi, les dirigeants de la zone euro examineront un second sauvetage de la Grèce. Une date clé face à des marchés extrêmement nerveux.
 
Avec la crise de la dette souveraine, les marchés n'en finissent pas de tester la force de caractère des dirigeants de la zone euro. Depuis quinze mois, chaque rendez-vous européen a réussi un replâtrage, sans prévenir le coup suivant. La Grèce. L'Irlande. Le Portugal. Sauver l'euro ? Il en sera à nouveau question cette semaine pour un sommet d'urgence. Avec cette fois une différence de taille : tout le monde, ou presque, peut se sentir visé.
Lorsque les dix-sept chefs d'État et de gouvernement se retrouveront jeudi à midi, ce ne sont pas les options techniques qui manqueront à l'appel. Renflouement accru, baisse des taux d'intérêt, allongement des échéances, appel au secteur privé, voire restructuration en bonne et due forme, toutes les solutions sont sur la table depuis que la Grèce a frôlé la faillite pour la première fois, au printemps 2010.
Ce qui a toujours fait défaut, en revanche, c'est la volonté politique et la responsabilité dans une Europe que les capitales perçoivent non plus comme un projet commun, mais comme une variable de politique intérieure. À l'inverse, l'effet de contagion peut conduire au sursaut collectif. Avec l'Italie la semaine dernière, le péril s'est retrouvé d'un seul coup au cœur de l'euro.

Gare aux faux billets de 20 et 50 € .


Video :: À l'occasion de l'exposition «Euro : l'expo» à Paris, François de Coustin, de la Banque de France, revient sur les secrets des pièces et des billets en euro, qui circulent depuis 2002.
Sur les six premiers mois de l'année, la Banque centrale européenne, via les 17 banques centrales nationales de la zone euro, a retiré de la circulation quelque 296.000 faux billets en euros. Un chiffre enbaisse de 18,8%. Comme d'habitude, ce sont les coupures de 20 et 50 euros qui ont été les plus copiées, avec respectivement 43 et 36% de billets contrefaits détectés. Ainsi, la probabilité d'avoir un jour en main un faux billet est infime, puisqu'actuellement, 15 milliards de billets en euros circulent dans le monde dont 13 milliards dans les mains de 330 millions d'Européens.
Comment reconnaître un faux billet ? «D'abord on le touche : le billet doit être ferme et craquer quand on le plie, et certaines inscriptions en relief sont palpables. Ensuite on le regarde : on repère le traditionnel filigrane, le fil noir de sécurité, on détecte certains signes de sécurité par transparence, etc. Et puis on incline : la bande ou la pastille holographique argentée fait alterner la valeur faciale et le signe €», explique François de Coustin, directeur de la communication de la Banque de France, précisant qu'il y a huit signes de sécurité reconnaissables d'emblée, puis une autre série de signes visibles avec une lumière ultraviolette, dont les commerçants disposent souvent, et enfin d'autres signes que seule la Banque centrale européenne et ses filiales peuvent détecter. En tout, il y en a 63 ! (Voir la présentation interactive des signes de sécurités par la BCE)
La BCE veille constamment à maintenir son avance technologique sur les faussaires, qui eux, risquent trente ans de réclusion criminelle et de 450.000 euros d'amende. La Banque de France, toujours partie civile, ne réclame qu'un euro symbolique de dommages et intérêts. Au sein de l'Eurosystème, des travaux sont en cours pour mettre en place une deuxième série de billets en euros, dont le thème ressemblera à l'actuel (voir encadré).

Un billet abîmé, déchiré, même calciné n'est pas perdu: