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mercredi 20 juin 2012

Grèce : Samaras, premier ministre aux multiples visages.


Âgé de 61 ans, Antonis Samaras a déjà été chargé des Affaires étrangères et de la Culture.
Âgé de 61 ans, Antonis Samaras a déjà été chargé des Affaires étrangères et de la Culture.
 
 
 Le leader des conservateurs grecs de Nouvelle Démocratie, arrivé en tête aux législatives de dimanche, est chargé de former un gouvernement.
 
 

Petit garçon, Antonis Samaras savait déjà qu'un jour il dirigerait son pays. Car sa maman, grande bourgeoise d'Athènes, ne cessait de le lui répéter. Cette dernière était elle-même la fille d'une femme de grand caractère, l'écrivain nationaliste Pénélope Delta, issue de la famille industrielle Benaki, l'une des plus fortunées de la Grèce d'avant-guerre.
Né à Athènes en mai 1951, le jeune Samaras, fils d'un cardiologue renommé, suit le parcours scolaire des enfants doués de sa classe sociale. Après des études secondaires au collège américain d'Athènes (fondé par son arrière-grand-père), assorties de leçons particulières de français, Antonis part aux États-Unis faire ses études supérieures. À l'université de l'Ivy League Amherst College, où il étudie l'économie, il partage une chambre avec un autre «fils d'archevêque» grec, Georges Papandréou, lequel deviendra trente ans plus tard son grand rival en politique. Il achève son cursus à Harvard, où il obtient un MBA.
Malgré sa formation, Samaras ne travaillera jamais dans le secteur privé. Car à peine revenu en Grèce, il se présente avec succès aux législatives de 1977, dans une circonscription du Péloponnèse que tenait depuis longtemps son oncle paternel, George Samaras. Antonis n'a donc pas eu de jeunesse. Dès l'âge de 25 ans, il ne s'habille qu'en costume cravate et n'a pour aire de jeux que les coulisses du Parlement d'Athènes.

lundi 7 mai 2012

Hollande face au dossier grec.

La poussée des partis extrémistes en Grèce pourrait mettre en péril le plan d'aide accordé au pays.
La poussée des partis extrémistes en Grèce pourrait mettre en péril le plan d'aide accordé au pays.


  La poussée des partis extrémistes aux élections législatives en Grèce crée une tension sur les marchés. Parmi ses priorités, le nouveau président François Hollande devra gérer cet épineux dossier au niveau européen.

La Grèce traverse une nouvelle zone de turbulences. Suite à la poussée des extrémistes aux élections législatives, la coalition au pouvoir n'a pas récolté la majorité absolue au Parlement. La nouvelle donne politique inquiète les marchés. A l'ouverture, la Bourse de Paris se repli ainsi de 1,6%. Les autres places européennes sont également dans le rouge, Francfort se replie de 2,2%. Et ce matin en Asie, la place de Tokyo a perdu 2,78% à 9119,14 -après avoir été fermée depuis mercredi- celle de Hong-Kong a abandonné 2,4% alors que l'indice de Shanghai affiche une perte plus modérée de 0,3%. Les doutes entourant un éventuel changement d'orientation politique en Europe pèsent également sur l'euro. La monnaie unique passe sous la barre des 1,30 dollar tôt ce matin, à 1,298 dollar exactement, et cote 103,63 yens contre 104,46 yens vendredi soir.
Face à cette situation politique instable en Grèce, le porte-parole du gouvernement japonais, Osamu Fujimura a déclaré que le Japon va «suivre de près» les débats en Europe . «Les développements de l'économie européenne affectent de façon importante notre économie», a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse. Le dossier grec devrait rapidement être mis à l'agenda européen et devenir ainsi l'un des premiers dossiers du nouveau président de la République française, François Hollande.

Question de l'abandon de l'euro par la Grèce: