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vendredi 11 janvier 2013

Le Japon adopte un plan de relance à 175 milliards d'euros.

Le premier ministre Shinzo Abe consacre 87 milliards d'euros à des grands travaux.
Le premier ministre Shinzo Abe consacre 87 milliards d'euros à des grands travaux.

L'objectif du gouvernement nippon est de doper son économie, entrée en récession en fin d'année dernière, via la création de 600.000 postes et une politique de grands travaux.


Le gouvernement japonais donne les détails du plan de relance qu'il avait promis. Le premier ministre Shinzo Abe va ainsi débloquer 20.000 milliards de yens (175 milliards d'euros) pour doper l'économie nipponne, entrée en récession en fin d'année dernière.
Dès sa prise de fonction au lendemain des élections parlementaires mi-décembre, le nouveau chef du gouvernement, à la tête d'une coalition de droite, jugeait qu'il était «extrêmement important de mettre un terme à la déflation prolongée et à la cherté du yen», deux des principaux problèmes de l'économie japonaise ces deux dernières années.
Tokyo espère donc relancer l'emploi avec la création de 600.000 postes, grâce à ce stimulus. Les dirigeants nippons tablent sur une croissance de leur produit intérieur brut (PIB) de deux points, alors que le pays était en récession ces derniers mois.
Quelque 87 milliards d'euros seront investis dans des grands travaux publics et les collectivités locales ainsi que les entreprises privées seront également mises à contribution dans cet effort général de redynamisation de l'activité. Le nord-est du pays nécessite toujours d'importants travaux de reconstruction, suite au tsunami du 11 mars 2011.
Le gouvernement japonais compte poursuivre ses interventions sur les marchés pour contenir l'appréciation du yen, qui pèse sur les exportations nipponnes.
Enfin, à l'instar des États-Unis et de la France, le Japon envisage également de taxer les plus riches pour éponger une partie de l'énorme dette, qui représente près de 200% du PIB du pays.

mercredi 20 juin 2012

Grèce : Samaras, premier ministre aux multiples visages.


Âgé de 61 ans, Antonis Samaras a déjà été chargé des Affaires étrangères et de la Culture.
Âgé de 61 ans, Antonis Samaras a déjà été chargé des Affaires étrangères et de la Culture.
 
 
 Le leader des conservateurs grecs de Nouvelle Démocratie, arrivé en tête aux législatives de dimanche, est chargé de former un gouvernement.
 
 

Petit garçon, Antonis Samaras savait déjà qu'un jour il dirigerait son pays. Car sa maman, grande bourgeoise d'Athènes, ne cessait de le lui répéter. Cette dernière était elle-même la fille d'une femme de grand caractère, l'écrivain nationaliste Pénélope Delta, issue de la famille industrielle Benaki, l'une des plus fortunées de la Grèce d'avant-guerre.
Né à Athènes en mai 1951, le jeune Samaras, fils d'un cardiologue renommé, suit le parcours scolaire des enfants doués de sa classe sociale. Après des études secondaires au collège américain d'Athènes (fondé par son arrière-grand-père), assorties de leçons particulières de français, Antonis part aux États-Unis faire ses études supérieures. À l'université de l'Ivy League Amherst College, où il étudie l'économie, il partage une chambre avec un autre «fils d'archevêque» grec, Georges Papandréou, lequel deviendra trente ans plus tard son grand rival en politique. Il achève son cursus à Harvard, où il obtient un MBA.
Malgré sa formation, Samaras ne travaillera jamais dans le secteur privé. Car à peine revenu en Grèce, il se présente avec succès aux législatives de 1977, dans une circonscription du Péloponnèse que tenait depuis longtemps son oncle paternel, George Samaras. Antonis n'a donc pas eu de jeunesse. Dès l'âge de 25 ans, il ne s'habille qu'en costume cravate et n'a pour aire de jeux que les coulisses du Parlement d'Athènes.