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jeudi 31 mai 2012

Air France : les actionnaires prêts à lâcher Gourgeon .


La prime de l'ancien directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, sera au coeur des débats de l'assemblée générale de la compagnie aérienne, ce jeudi.
La prime de l'ancien directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, sera au coeur des débats de l'assemblée générale de la compagnie aérienne, ce jeudi.
 
 
 Lors de l'assemblée des actionnaires, Jean-Cyril Spinetta, le président indique que compte tenu du vote de l'Etat et du vote par correspondance déjà reçus, il est très probable que la prime de 400.000 euros ne sera pas validée.
 
Dans le contexte de forte crise, les petits actionnaires réclament des comptes. Après celles du Crédit agricole et de Dexia notamment, c'est l'assemblée générale d'Air France-KLM qui s'annonce tendue. Au coeur des contestations: la prime de non-concurrence de 400.000 euros qui a été attribuée à l'ancien directeur général de la compagnie aérienne, Pierre-Henri Gourgeon. Et ce, alors que le groupe vient de geler les salaires, les embauches et les investissements, dans le cadre de son plan d'économies de deux milliards sur trois ans, initié en janvier. Déprimés par la chute du titre en Bourse qui a plongé de plus de 12% depuis le début de l'année et de plus de 70% depuis un an, les actionnaires ne manqueront pas de demander des explications à la direction. Si les patrons de Publicis et d'EDF, Maurice Lévy et Henri Proglio, ont su désamorcer les «bombes», Alexandre de Juniac saura-t-il en faire autant?
Dès sa prise de parole à l'ouverture de l'assemblée, Jean-Cyrille Spinetta, président de la compagnie aérienne est entré dans le vif du sujet en évoquant la quatrième résolution, qui validerait l'attribution à Pierre-Henri Gourgeon d'une prime de 400.000 euros. «Compte tenu du vote de l'Etat et du vote par correspondance déjà reçus, il est très probable que la résolution numéro 4 soit rejetée», continue Jean-Cyril Spinetta. Et d'ajouter que quoi qu'il en soit, conformément au code du commerce, le contenu de cette résolution sera réalisé, en l'absence de fraude. Le vote de cette résolution est donc «une simple procédure» mais «cette dernière continuera de produire son effet à l'égard des tiers», complète Jean-Cyril Spinetta. Le vote des actionnaires n'aura donc pas d'incidence sur Pierre-Henri Gourgeon.

Le précédent Henri Proglio:

vendredi 25 mai 2012

Une prime pour l'ex-patron d'Air France provoque un tollé .

Pierre-Henri Gourgeon, l'ancien patron d'Air France. Crédit photo: François BOUCHON / Le Figaro.
Pierre-Henri Gourgeon, l'ancien patron d'Air France. 


 Le syndicat Unsa-aérien dénonce le versement d'une indemnité de 400.000 euros à Pierre-Henri Gourgeon. Pour la direction, cette prime est «dans l'intérêt» d'Air France.



Une «proposition indécente». C'est ce qu'a dénoncé jeudi soir le syndicat Unsa-aérien dans un communiqué. Selon lui, la prochaine assemblée générale d'Air France-KLM, prévue le 31 mai, proposera aux actionnaires l'attribution d'une «indemnité de non-concurrence de 400.000 euros» à Pierre-Henri Gourgeon, l'ancien patron du groupe qui avait démissionné en octobre 2011, trois mois après sa reconduction pour un second mandat. «Si cette prime est approuvée, la rémunération globale de l'ancien haut dirigeant d'Air France s'élèvera à 2,2 millions d'euros pour une période d'un peu plus de six mois de travail du 1er avril 2011 au 17 octobre 2011», souligne le syndicat.
En réalité, Pierre-Henri Gourgeon a déjà reçu son chèque. La direction d'Air France explique dans une note écrite, citée par l'AFP, que le vote des actionnaires sera «une ratification d'ordre technique de ce versement d'ores et déjà décidé et effectué il y a plusieurs mois». Selon un porte-parole, cette prime a été octroyée «dans l'intérêt du groupe». «Lors du changement de gouvernance en octobre dernier, le conseil d'administration d'Air France-KLM, sur proposition du comité de rémunération, a décidé d'imposer à Pierre-Henri Gourgeon un engagement de non-concurrence pour une période de trois ans», rappelle-t-il. Un engagement en l'échange duquel le conseil d'administration de la compagnie aérienne a consenti cette indemnité, «soumise au régime de droit commun des conventions réglementées prévu aux articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce».

jeudi 19 avril 2012

Allemagne : affrontement sur la politique familiale.

Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».
Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».


 L'idée d'une prime pour les femmes gardant leurs enfants chez elles se heurte au manque de main-d'œuvre.



L'affrontement n'avait pas été aussi vif au sein du gouvernement d'Angela Merkel depuis la réforme très controversée de la Bundeswehr. La coalition de centre droit, dirigée par la chancelière, se déchire depuis plusieurs semaines à propos de la politique familiale. Le projet de loi prévoyant l'introduction d'une prime destinée aux parents élevant leurs enfants à domicile au lieu de les placer en crèche ou au jardin d'enfants, le Betreuungsgeld, provoque une vive polémique outre-Rhin. Ses détracteurs jugent que cette mesure découragera les femmes cherchant à concilier maternité et activité professionnelle, au moment où le marché allemand du travail manque déjà cruellement de main-d'œuvre.
Le projet de Betreuungsgeld est soutenu par la direction du parti conservateur de Merkel (CDU) et son alliée bavaroise, la CSU, très à cheval sur les valeurs familiales traditionnelles. En Bavière, la tradition des «trois K» (Kinder, Küche, Kirche - «enfants, cuisine, église») continue de peser lourdement sur la condition féminine. La subvention, qui devrait être comprise entre 100 et 150 euros par enfant de moins de 3 ans gardé à domicile, est censée être votée avant l'été pour une mise en œuvre prévue en janvier 2013. Les conservateurs affirment ainsi vouloir faire «preuve de cœur». «La prime sera adoptée et sans aucune concession», prévient Christine Haderthauer, ministre des Affaires sociales de Bavière.

«Prime aux fourneaux»: