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samedi 9 février 2013

Allemagne Mettre l'accent sur l'Asie du Sud pour la croissance, Westerwelle dit .

L'Allemagne envisage de développer son économie par le biais de libre-échange, qui cherche une plus grande collaboration avec Sud-Est asiatique, des Affaires étrangères ministre du pays , Guido Westerwelle, a déclaré aujourd'hui à Singapour.
"Il ya un plan stratégique, la décision politique du gouvernement allemand d'intensifier, de renforcer notre collaboration ou de coopération avec ces nouveaux centres de pouvoir en Asie du Sud», a déclaré M. Westerwelle. «Ingénierie allemande est bien connue. Notre crédibilité dans le domaine de l'économie est bien connue. C'est ce que nous pouvons offrir. "
L'économie allemande a ralenti parce que les ventes européennes crise de la dette amortit les exportations de la zone euro, ce qui incite ses entreprises à cibler des marchés à forte croissance en Asie. La croissance de la quatrième plus grande économie du monde a ralenti à 0,7 pour cent l'année dernière de 3 pour cent en 2011, l'Office fédéral des statistiques à Wiesbaden a déclaré le 15 janvier dans une estimation préliminaire.
"Nous ne pouvons pas créer une nouvelle croissance avec des dettes», a déclaré M. Westerwelle lors de sa rencontre avec Singapour ministre des Affaires étrangères K. Shanmugam dans le dernier arrêt de sa tournée asiatique du Sud-Est. "Cela ne fonctionnera pas. Il va déstabiliser les économies dans le monde. La meilleure alternative est le libre-échange. "

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D'investissement en hausse:

Merkel ministre de l'Education démissionne de lutte contre le plagiat frais .

La chancelière allemande Angela Merkel de l 'éducation et la recherche ministre a démissionné du Cabinet pour lutter contre les allégations selon lesquelles elle plagié sa thèse de doctorat.
Annette Schavan , 57 ans, un membre de la chrétienne-démocrate Angela Merkel parti de l'Union, a été dépouillé de son doctorat à l'Université de Düsseldorf, le 5 février. Elle nie avoir copié son doctorat 1980 et dit qu'elle va contester l'accusation.
Schavan "a offert sa démission à moi la nuit dernière" et "Je suis très à contrecœur accepté", a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse conjointe avec son ministre à Berlin aujourd'hui. Elle est «l'un des hommes politiques d'éducation les plus reconnues et distinguées dans le pays", qui "vit l'éducation, la recherche et la politique de la science», a déclaré Mme Merkel. "Je la remercie du fond du cœur pour tout ce qu'elle a fait dans sa vie professionnelle pour notre pays."
Merkel nommé Johanna Wanka , le ministre sortant de la science et de la culture dans l'État de Basse-Saxe pour remplacer Schavan. Elle sera nommée au Conseil des ministres le 14 février.
Schavan, une confidente Merkel et le seul membre du Cabinet à avoir occupé le même poste depuis le chancelier est arrivé au pouvoir en 2005, est le deuxième ministre allemand de faire l'objet d'allégations de plagiat en deux ans. Ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg a démissionné en Mars 2011, deux semaines après avoir été dépouillé de son doctorat.

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Allégations Internet:

mercredi 6 février 2013

L'Allemagne veut plafonner le salaire de ses patrons.

Une commission a présenté dans ce sens une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés allemandes cotées en Bourse.

Le gouvernement allemand planche, à son tour, sur un projet de plafonnement de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises allemandes, afin notamment d'éviter des écarts trop importants avec leurs salariés. Une commission, composée de fonctionnaires, d'experts et de chercheurs, a présenté une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés cotées en Bourse. Elle propose en particulier que «les rémunérations individuelles soient plafonnées dans leur montant total, ainsi que dans leurs diverses composantes». Les conseils de surveillance devront contrôler plus strictement l'évolution de ces rémunérations afin d'éviter que l'écart de salaire entre dirigeants et salariés ne soit trop important, selon le document.
En outre, ces experts appellent les conseils de surveillance à publier un rapport détaillé de la rémunération des dirigeants, afin de faciliter, pour les actionnaires, la comparaison avec les autres entreprises. «La transparence et la durée doivent jouer un rôle plus grand dans les décisions du conseil de surveillance», plaide la commission.
Les parties intéressées ont jusqu'au 15 mars pour apporter leurs modifications à cette proposition, dont la mouture finale sera présentée le 24 mai. Depuis 2006, chaque groupe du Dax publie dans son rapport annuel les rémunérations individuelles des membres de son directoire pour l'exercice écoulé. Mais il n'est jamais précisé combien ils ont effectivement touché les années précédentes grâce à la part variable de long terme, suscitant régulièrement de vives critiques.
En 2011, la rémunération moyenne des patrons des 30 groupes allemands cotés sur l'indice vedette Dax s'était élevée à 5,04 millions d'euros (+ 8,7 % sur un an).

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mardi 29 janvier 2013

L'Allemagne redémarre les centrales à gaz à cause du vent.

Suite aux fortes rafales de vent, les moulins à vent et les éoliennes terrestres risquaient de produire du courant en trop grande quantité par rapport à la capacité d'absorption du réseau électrique.

C'est tout le paradoxe du système énergétique allemand en pleine transition. Alors que de fortes rafales de vent étaient annoncées mardi outre-Rhin et que les éoliennes s'apprêtaient à tourner à plein régime, les Allemands ont dû redémarrer des centrales à gaz, émettrices de dioxyde de carbone (CO2). Pis, c'est précisément à cause du vent que les quatre opérateurs de réseau électrique en Allemagne ont fait appel, pour la première fois cet hiver, à des turbines à gaz mises en réserve.
Explication: les 68 puissants moulins à vent érigés en mer du Nord plus les centaines d'éoliennes terrestres concentrées dans le nord du pays risquaient de produire du courant en trop grande quantité par rapport à la capacité d'absorption du réseau électrique. Depuis la décision prise par Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima en 2011 de faire sortir son pays du nucléaire d'ici à 2022 et de développer massivement les énergies renouvelables, le sous-dimensionnement du réseau à haute tension était identifié comme l'un des talons d'Achille du système électrique allemand. Il n'est tout simplement pas capable d'acheminer tous les électrons produits dans le Nord vers les consommateurs du sud du pays, où plusieurs réacteurs nucléaires sont déjà fermés. Le réseau risque la saturation et les pannes.
C'est pour éviter ce scénario catastrophe en plein hiver que le gouvernement a décidé de mettre en réserve des capacités de production. Ces centrales à gaz, dont certaines se trouvent en Autriche, avaient déjà été mobilisées au cours de l'hiver dernier.

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L'industrie française se plaint du prix élevé du courant.

Les entreprises qui consomment le plus d'électricité s'estiment désavantagées par rapport à leurs rivales allemandes, dont le gouvernement a allégé la facture.

Il est communément admis que la France, grâce au nucléaire, bénéficie d'un prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe. Ce qui est vrai pour les ­ménages l'est de moins en moins pour les industriels gros consommateurs d'énergie (métallurgie, chimie, SNCF, ciments, papeterie), affirme-t-on à l'Uniden, le syndicat professionnel qui regroupe ces «électro-intensifs».
À lui seul, ArcelorMittal absorbe 1 % de la consommation électrique de la France. Le gouvernement allemand a pris une série de mesures pour que ses industriels soient épargnés par la montée du prix du courant due à la sortie du nucléaire et au financement massif des énergies renouvelables.
Exemples: outre-Rhin, les gros industriels ne paient pas l'acheminement de l'électricité ; ils bénéficient d'une taxe sur le financement des énergies vertes plus légère et sont mieux rémunérés que les entreprises françaises lorsqu'ils acceptent des coupures immédiates pour soulager le réseau. Résultat, selon les chiffres de l'Uniden, lorsqu'une usine française paie 46,90 euros le mégawattheure, une allemande paie entre 21 % et 25 % moins cher. 

Des chiffres sujets à débat:


L'Uniden versera cette question au débat ce mardi lors du colloque annuel sur l'énergie organisé par le député UMP François-Michel Gonnot. Sollicitée par l'Uniden, la ministre de l'Écologie Delphine Batho reconnaît que «l'Allemagne a pris des mesures en faveur de son industrie mais qu'en contrepartie, ses PME souffrent».
L'énergie «est une priorité en matière de compétitivité», poursuit-elle. Dans un premier temps, la ministre a demandé à ses services un état des lieux. Les chiffres avancés par l'Uniden sont eux-mêmes sujets à débat.

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lundi 28 janvier 2013

Les industriels allemands paient leur courant moins cher.

Les industriels français estiment que les tarifs de l'électricité pratiqués outre-Rhin nuisent à leur compétitivité.

Il est communément admis que la France, grâce au nucléaire, bénéficie d'un prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe. Ce qui est vrai pour les ­ménages l'est de moins en moins pour les industriels gros consommateurs d'énergie (métallurgie, chimie, SNCF, ciments, papeterie), affirme-t-on à l'Uniden, le syndicat professionnel qui regroupe ces «électro-intensifs».
À lui seul, ArcelorMittal absorbe 1 % de la consommation électrique de la France. Le gouvernement allemand a pris une série de mesures pour que ses industriels soient épargnés par la montée du prix du courant due à la sortie du nucléaire et au financement massif des énergies renouvelables.
Exemples: outre-Rhin, les gros industriels ne paient pas l'acheminement de l'électricité ; ils bénéficient d'une taxe sur le financement des énergies vertes plus légère et sont mieux rémunérés que les entreprises françaises lorsqu'ils acceptent des coupures immédiates pour soulager le réseau. Résultat, selon les chiffres de l'Uniden, lorsqu'une usine française paie 46,90 euros le mégawattheure, une allemande paie entre 21 % et 25 % moins cher.

Des chiffres sujets à débat:


L'Uniden versera cette question au débat ce mardi lors du colloque annuel sur l'énergie organisé par le député UMP François-Michel Gonnot. Sollicitée par l'Uniden, la ministre de l'Écologie Delphine Batho reconnaît que «l'Allemagne a pris des mesures en faveur de son industrie mais qu'en contrepartie, ses PME souffrent».
L'énergie «est une priorité en matière de compétitivité», poursuit-elle. Dans un premier temps, la ministre a demandé à ses services un état des lieux. Les chiffres avancés par l'Uniden sont eux-mêmes sujets à débat.
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samedi 23 juin 2012

Zone euro : Berlin incrédule face à la stratégie d'Hollande.

Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.
Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.


 Ni la chancelière et son entourage ni la presse outre-Rhin ne parviennent à s'expliquer l'attitude de la France.



Lasse d'incrédulité, l'Allemagne ne cache plus son irritation à l'égard de François Hollande. La stratégie du président français pour sortir la zone euro et la France de la crise dépasse l'entendement pour la classe dirigeante outre-Rhin. Alors qu'elle n'est plus immunisée contre la tempête, l'Allemagne multiplie les appels à la raison. Berlin se désole de ne pouvoir compter sur son partenaire historique dans la construction européenne au moment crucial où la zone euro doit se réorganiser pour affronter l'avenir.
En fustigeant la «médiocrité», qui ne doit pas devenir l'étalon» en Europe, la semaine dernière, Angela Merkel visait bien la France, qui a délaissé son alliance avec l'Allemagne pour se rapprocher des pays du sud de l'Europe. Comme son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, la chancelière s'agace de voir le président français étaler ses désaccords avec Berlin et insister sur des mécanismes visant à mutualiser la dette aux frais de la première économie européenne. Elle s'inquiète de voir que la France persiste à esquiver les réformes structurelles qu'elle juge indispensables pour restaurer la compétitivité et la confiance des marchés.

mercredi 13 juin 2012

Le secteur nucléaire réclame 15 milliards d'euros à Berlin.


Centrale nucléaire de Gundremminge, dans le sud de l'Allemagne, en juin 2011.
Centrale nucléaire de Gundremminge, dans le sud de l'Allemagne, en juin 2011.
 
 
 Les opérateurs de centrales nucléaires exigent des dommages et intérêts suite à la décision de l'Allemagne l'an dernier de renoncer à l'atome.
 
 
 La «révolution énergétique» d'Angela Merkel pourrait coûter plus cher que prévu à l'Allemagne. Les opérateurs de centrales nucléaires du pays entendent en effet obtenir réparation alors que Berlin a décidé l'année dernière de renoncer à l'atome. Résultat: les géants de la filière réclament 15 milliards d'euros de dommages et intérêts à l'État, selon le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung ce mercredi. E.ON, le numéro un allemand de l'énergie, demande à lui tout seul «au moins 8 milliards d'euros» de dédommagement. Un «ordre de grandeur» confirmé par le groupe, qui a déposé plainte auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, dans l'ouest du pays, en novembre 2011. Un geste imité quelques mois plus tard, en février dernier, par son grand rival RWE. Enfin, selon le FAZ, le troisième producteur d'énergie nucléaire du pays, le groupe suédois Vattenfall, se préparerait de son côté à attaquer l'Allemagne devant un tribunal d'arbitrage de la Banque mondiale et la Cour constitutionnelle.

lundi 11 juin 2012

Hollande-Merkel : une lutte idéologique sur l'Europe.

La chancelière allemande a une conception libérale et fédéraliste, le Français est un dirigiste pour l'économie et un étatiste en politique.


Que propose François Hollande pour sauver la zone euro? Une solidarité financière accrue et une relance écono­mique collective. Côté finance, c'est ce qu'il ne cesse d'appeler les «eurobonds», quand l'immense majorité des journalistes français ayant le souci de leur langue et de leur outil de travail parle d'«euro-obligations». L'émission en commun, par les 17 États de la zone euro, de titres de dette sur les marchés permettrait aux pays les moins solides de s'endetter à meilleur compte. Quant à la croissance, comme la paix ou la santé, qui saurait s'en désintéresser?
Voilà ce qui apparaît comme du bon sens, «la chose du monde la mieux partagée», disait Descartes pour nommer la «raison», dans sa langue du XVIIe siècle. Vive le rationalisme français! Mais en face, Angela Merkel s'exprime elle aussi dans son arbre généalogique, celui de «l'idéalisme allemand». Et, il faut le reconnaître, le modèle que la chancelière voudrait étendre à l'ensemble de l'Europe repose sur un corps de doctrine puissant. Et il a quelques trophées à son actif qui plaident en sa faveur, depuis la reconstruction d'après guerre et la réunification de 1990.
«L'économie sociale de marché», à laquelle s'identifie l'Allemagne depuis 1945, est souvent présentée en France comme un oxymore, une synthèse heureuse entre le libéralisme anglo-saxon et la solidarité sociale. Les principes directeurs en remontent à 1929. Des universitaires de Fribourg, l'éco­nomiste Walter Eucken et le juriste Hans Grossmann-Doerth entre autres, ont alors cherché une réponse à la crise financière mondiale en inventant un nouvel ordre économique, l'«ordolibéralisme».

Circonscrire la puissance maléfique de tout pouvoir public:

lundi 14 mai 2012

Le parti de Merkel subit une sévère défaite régionale.


Les chrétiens-démocrates au pouvoir à Berlin ont été nettement battus dimanche en Rhénanie du Nord-Westphalie. Sans surprise, ce résultat sonne néanmoins comme un mauvais augure pour la chancelière.




Angela Merkel risque de ne pas avoir le sourire pour accueillir François Hollande mardi soir. Le parti chrétien-démocrate (CDU) de la chancelière allemande a subi dimanche un cuisant revers lors d'un scrutin régional en Rhénanie du Nord-Westphalie, État le plus peuplé d'Allemagne.
Selon des résultats encore partiels, l'opposition fédérale sociale-démocrate (SPD) a gagné l'élection avec 38% des suffrages. Les écologistes ayant recueilli 12% des voix, la coalition sortante SPD-Verts devrait continuer à gouverner ce Land.
De son côté la CDU a recueilli environ 25,5% des suffrages, soit environ 9 points de moins qu'en 2010, son plus mauvais score jamais enregistré dans cette région. Cette défaite s'ajoute à une longue série noire pour la coalition libéralo-conservatrice au pouvoir à Berlin: depuis 2009, elle a échoué à dépasser la barre des 5% dans six scrutins régionaux, et a perdu son fief historique du Bade-Wurtemberg.

Merkel toujours populaire dans les sondages:

Paris est plus attaché à la survie de l'euro que Berlin.

Angela Merkel.
Angela Merkel.


 La France est le pays pour lequel la probabilité de l'abandon de la monnaie unique leur paraît la plus faible.



Qu'Angela Merkel se le tienne pour dit: elle s'apprête à recevoir le chef de l'État d'Europe qui éprouve le plus d'attachement à l'euro. S'il ne devait rester qu'un seul pays dans la monnaie unique - étrange paradoxe -, ce serait la France. Alors que les bookmakers londoniens ont cessé de parier sur une sortie de la Grèce, tant la probabilité leur en semble forte (4 contre 1), la France est le pays pour lequel la probabilité de l'abandon de la monnaie unique leur paraît la plus faible, avec une cote de 20 contre 1. Notre risque de sécession est donc plus réduit que celui de l'Allemagne (14/1) et a fortiori de l'Espagne (12/1).
Sans être scientifique, l'opinion des bookmakers exprime parfaitement la réalité historique. C'est François Mitterrand qui avait fait pression sur Helmut Kohl pour qu'il renonce à son Deutsche Mark, symbole de la réussite allemande, et non l'inverse. Et aujourd'hui la crainte de voir l'Allemagne faire bande à part n'est pas négligeable.

Le jugement de Salomon:

mardi 8 mai 2012

Entre Merkel et Hollande, des désaccords de fond.

Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.
Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.


 La simplicité de la chancelière et du président élu peut toutefois créer un lien.




 
Le sourire crispé de la chancelière allemande laisse transparaître la tension des mauvais jours. Signe de sa nervosité: Angela Merkel n'a pas eu le moindre mot pour saluer le travail en commun avec son allié Nicolas Sarkozy, qui fut pourtant le pilier de sa stratégie européenne. Confirmant avoir appelé François Hollande dès dimanche soir, pour l'inviter à Berlin aussitôt que possible, la chancelière conservatrice a dit lundi vouloir «l'accueillir à bras ou­verts». Cependant, le bras de fer paraît inévitable alors que les relations franco-allemandes entrent dans une phase d'incertitude complexe liée à des contraintes de politique intérieure difficiles à concilier entre les deux rives du Rhin.
Se moquant des critiques jusqu'au sein de son propre camp, Angela Merkel avait soutenu le président sortant sans état d'âme. «Pendant la campagne, j'ai toujours dit que je travaillerais étroitement avec le prochain président français», s'est-elle défendue lundi devant la presse allemande, qui a qualifié de défaite personnelle pour la chancelière l'élection présidentielle française. Avant d'ajouter: «Et on verra bien!» Un confident d'Angela Merkel décrypte: «Nous espérons que François Hollande suivra l'exemple de Gerhard Schröder, qui a su se transformer pour mener des réformes qui ont contribué à la santé économique de l'Allemagne. Et qu'il saura avoir le sursaut nécessaire face aux difficultés économiques de la France en s'inspirant du modèle social-démocrate allemand.»

Un défi pour la relation franco-allemande:

L'Europe entre dans une zone de turbulences.


Les votes grec et français obligent l'UE à réviser ses dogmes.


Les Français comme les Grecs ont sanctionné la rigueur et l'Europe cherche à nouveau ses repères. Au lendemain de la victoire de François Hollande et de la cuisante défaite des partisans de l'euro à Athènes, l'UE s'est lancée lundi dans un rattrapage politique à marche forcée. Sous la bannière commune de la croissance, mais en ordre dispersé.
Beaucoup dépendra de la capacité du président élu et de la chancelière allemande à faire taire d'ici au 15 mai leurs dissonances sur ce qui constituait jusqu'à dimanche la boussole des capitales européennes: le pacte budgétaire et la discipline collective. Mais c'est le vote grec qui créé la consternation. En privant de légitimité démocratique le plan de sauvetage auquel l'Europe a voué deux ans durant une énergie considérable, il réveille immédiatement le spectre d'un éclatement de l'euro.
«La Grèce est à la limite de ce que son peuple peut encaisser» en matière d'austérité, reconnaît Michel Barnier face à la poussée électorale des extrêmes. Pour le commissaire français, l'équilibre reste à trouver dans toute l'UE «entre ce qui est crédible pour les marchés et ce qui est supportable pour les peuples». Angela Merkel sort affaiblie de l'épreuve, mais l'orthodoxie financière n'est pas pour autant battue en brèche: «Il est hors de question de renégocier le plan de sauvetage» laborieusement conclu en février avec Athènes, assure un responsable placé au cœur de la discussion.

«Toutes les dettes ne se valent pas»:

lundi 7 mai 2012

L'Allemagne ajuste son tandem avec la France.

Pour Angela Merkel, les promesses électorales du candidat socialiste ne sont pas gravées dans le marbre.
Pour Angela Merkel, les promesses électorales du candidat socialiste ne sont pas gravées dans le marbre.


 La chancelière Angela Merkel veut croire qu'Hollande cherchera une «solution pragmatique» à leurs désaccords.



C'est un rude coup pour Angela Merkel. La chancelière allemande a perdu dimanche soir son plus proche allié pour s'imposer face à ses partenaires européens dans la gestion de la crise de l'euro. La défaite de Nicolas Sarkozy, qu'elle aura soutenu jusqu'au bout, est aussi un peu la sienne. Cependant, son parcours politique en atteste: Merkel est douée pour s'adapter aux nouvelles réalités. Cela fait déjà plusieurs semaines que son équipe se prépare à l'éventualité d'une victoire de François Hollande. Le socialiste ne fait plus peur à Berlin. Son premier coup de fil, dimanche soir, devait être pour la chancelière.
François Hollande avait passablement irrité les Allemands en promettant pendant sa campagne de ne pas ratifier en l'état le traité de discipline budgétaire. Le candidat socialiste voulait y inclure un volet de mesures de soutien à la croissance, portant notamment sur le financement au niveau européen de grands projets industriels ou environnementaux. Merkel avait répondu sèchement qu'il n'y aurait pas de renégociation du texte, considéré à Berlin comme l'aboutissement de sa vision d'une Europe imprégnée de la «culture de stabilité» germanique. Avant de faire un petit pas en direction d'Hollande en indiquant que l'Union européenne préparait «un agenda croissance» en vue du sommet de fin juin.
Hollande, qui a dit vouloir s'inscrire dans la tradition franco-allemande en effectuant son tout premier déplacement outre-Rhin, est attendu à Berlin en fin de semaine ou au tout début de la semaine prochaine, dans la foulée de son investiture. Il devrait s'entretenir de façon informelle avec la chancelière de la manière d'amender le traité. Merkel veut empêcher que les initiatives de soutien à la croissance ne retardent sa ratification. Pour déjouer tout risque d'isolement, elle a déjà rallié l'Italien Mario Monti. Et elle cherche à rassembler autour de leur tandem un nombre significatif des vingt-cinq pays signataires du traité, afin de ratifier le texte sans attendre la France.

jeudi 19 avril 2012

Allemagne : affrontement sur la politique familiale.

Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».
Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».


 L'idée d'une prime pour les femmes gardant leurs enfants chez elles se heurte au manque de main-d'œuvre.



L'affrontement n'avait pas été aussi vif au sein du gouvernement d'Angela Merkel depuis la réforme très controversée de la Bundeswehr. La coalition de centre droit, dirigée par la chancelière, se déchire depuis plusieurs semaines à propos de la politique familiale. Le projet de loi prévoyant l'introduction d'une prime destinée aux parents élevant leurs enfants à domicile au lieu de les placer en crèche ou au jardin d'enfants, le Betreuungsgeld, provoque une vive polémique outre-Rhin. Ses détracteurs jugent que cette mesure découragera les femmes cherchant à concilier maternité et activité professionnelle, au moment où le marché allemand du travail manque déjà cruellement de main-d'œuvre.
Le projet de Betreuungsgeld est soutenu par la direction du parti conservateur de Merkel (CDU) et son alliée bavaroise, la CSU, très à cheval sur les valeurs familiales traditionnelles. En Bavière, la tradition des «trois K» (Kinder, Küche, Kirche - «enfants, cuisine, église») continue de peser lourdement sur la condition féminine. La subvention, qui devrait être comprise entre 100 et 150 euros par enfant de moins de 3 ans gardé à domicile, est censée être votée avant l'été pour une mise en œuvre prévue en janvier 2013. Les conservateurs affirment ainsi vouloir faire «preuve de cœur». «La prime sera adoptée et sans aucune concession», prévient Christine Haderthauer, ministre des Affaires sociales de Bavière.

«Prime aux fourneaux»:

mardi 3 avril 2012

Le symbole du solaire mondial Q-Cells est en faillite.

Siège de Q-Cells, à Bitterfeld-Wolfen. En moins de dix ans d'existence, le groupe s'était hissé au rang de numéro deux de son secteur, employant plusieurs milliers de personnes.
Siège de Q-Cells, à Bitterfeld-Wolfen. En moins de dix ans d'existence, le groupe s'était hissé au rang de numéro deux de son secteur, employant plusieurs milliers de personnes.

 Créé en ex-RDA en 1999, le pionnier des panneaux photovoltaïques  en Allemagne dépose son bilan mardi. Confrontée à la baisse des subventions et à la concurrence chinoise, l'entreprise n'a pas su réduire ses coûts.

Pas d'échappatoire pour Q-Cells. La descente aux enfers du leader allemand des panneaux solaires le conduira ce mardi à déposer son bilan.
Cette reddition de l'ancienne star de l'énergie verte allemande est un coup de tonnerre pour tout le secteur. Car Q-Cells est un symbole à plus d'un titre. L'entreprise, créée en 1999, a longtemps fait figure de success-story. En moins de dix ans d'existence, Q-Cells s'était en effet hissée au rang de numéro deux de son secteur, employant plusieurs milliers de personnes. Introduite en Bourse en 2005, l'entreprise a valu jusqu'à près de 10 milliards d'euros, à son plus haut, en 2007. À son sommet, le titre a tutoyé les 80 euros, il est aujourd'hui autour de 0,50 euro.

jeudi 21 juillet 2011

Des moyens enfin à la hauteur des enjeux.

 Les chefs d'État et de gouvernement et les hiérarques des institutions européennes, dont le président de la Banque centrale européenne, étaient attendus sur deux fronts et ils s'en sont manifestement bien sortis.


À voir le soulagement des marchés financiers, la remontée des Bourses européennes et la détente sur les taux d'intérêt des dettes souveraines dans tous les pays du Sud, les autorités européennes ont remporté une bataille. Les chefs d'État et de gouvernement et les hiérarques des institutions européennes, dont le président de la Banque centrale européenne, étaient attendus sur deux fronts et ils s'en sont manifestement bien sortis.
L'urgence était de consolider le financement de la Grèce au-delà des 110 milliards d'euros d'argent public promis en mai 2010 par l'Union européenne et le FMI, qui se sont révélés insuffisants. Mais il fallait également empêcher que l'incendie ne se propage au Portugal et à l'Irlande, d'ores et déjà sous perfusion de l'aide internationale publique, voire à l'Italie et à l'Espagne. Et au-delà de la crise des dettes souveraines, c'était la pérennité même de l'euro qui était sur la sellette.
La tension est retombée d'un cran sur ces différents fronts. «Plus que sa remontée vis-à-vis du dollar, guère significative en soi tellement le billet vert est fragilisé par la crise de la dette fédérale américaine, le fait que l'euro se soit ressaisi vis-à-vis du franc suisse constitue un gage de confiance. De même, il était essentiel que les taux à dix ans sur la dette espagnole redescendent en deçà de 6 %, un niveau insupportable», analyse François Chevallier, de la banque Leonardo.

Paris et Berlin s'entendent avant le sommet sur l'euro.


Angela Merkel a reçu Nicolas Sarkozy à Berlin à la veille d'un sommet des chefs d'Etats européens.
Angela Merkel a reçu Nicolas Sarkozy à Berlin à la veille d'un sommet des chefs d'Etats européens. 
 
Alors que débutera à 13 heures, un sommet crucial pour la zone euro sur le second plan d'aide à la Grèce , Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont trouvé cette nuit à une «position commune». Sans en dévoiler les détails.
 
Un premier soulagement est perceptible, ce jeudi matin dans la zone euro, à quelques heures de la réunion des chefs d'Etat européens, à 13 heures, qui doit permettre de jeter les bases du sauvetage de la Grèce. En effet, au terme d'une rencontre marathon de plus de sept heures qui s'est achevée dans la nuit à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont mis d'accord sur une «position commune». Le patron de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a rejoint le président français et la chancelière allemande, tard dans la soirée, il s'est joint aux discussions.

Pas de taxe sur les banques dans le plan européen:

mercredi 20 juillet 2011

Dette : le FMI s'impatiente, Merkel pose ses conditions .



L'Allemagne a douché les espoirs d'une grande réforme de la zone euro lors du sommet de jeudi. De son côté, le FMI tire la sonnette d'alarme face aux tergiversations de l'Europe.

Habituée à souffler le chaud et le froid, la chancelière Angela Merkel a prévenu mardi qu'il n'y aurait «pas de grande avancée spectaculaire d'un coup» au sommet des dirigeants des pays de l'Union monétaire à Bruxelles prévu jeudi. Si la finalisation d'un nouveau plan d'aide grec semble bien sur les rails, la réunion de jeudi ne devrait donc pas être l'occasion d'un «grand soir» vers plus de fédéralisme dans la zone euro, comme le souhaitent certains pays, tels la Belgique.
Faisant preuve de la même prudence, le ministre français des Affaires européennes Jean Léonetti a prévenu lundi soir que le sommet ne déboucherait peut-être pas sur une solution «totalement définitive qui règle définitivement les problèmes des dettes souveraines des pays de l'euro».
Face à cette approche au compte-gouttes, le Fonds monétaire international (FMI) a donné de la voix mardi. Il a ouvertement reproché à la zone euro de ne pas avoir de «plan d'action cohérent» face à la crise de la dette publique, qui pourrait connaître une «issue tout à fait imprévisible». Les Etats membres du conseil d'administration du FMI, dirigé depuis début juillet par la Française Christine Lagarde, ont par ailleurs appelé les Européens à une plus grande «clarté» sur les demandes faites aux créanciers privés de la Grèce. L'Allemagne veut à tout prix les impliquer dans le sauvetage de la Grèce, pour des raisons politiques, mais la Banque centrale européenne redoute un engrenage dangereux pour le secteur bancaire.

Discussions tous azimuts:

mardi 19 juillet 2011

Dette : le FMI s'impatiente, Merkel pose ses conditions .



L'Allemagne a douché les espoirs d'une grande réforme de la zone euro lors du sommet de jeudi. De son côté, le FMI tire la sonnette d'alarme face aux tergiversations de l'Europe.

Habituée à souffler le chaud et le froid, la chancelière Angela Merkel a prévenu mardi qu'il n'y aurait «pas de grande avancée spectaculaire d'un coup» au sommet des dirigeants des pays de l'Union monétaire à Bruxelles prévu jeudi. Si la finalisation d'un nouveau plan d'aide grec semble bien sur les rails, la réunion de jeudi ne devrait donc pas être l'occasion d'un «grand soir» vers plus de fédéralisme dans la zone euro, comme le souhaitent certains pays, tels la Belgique.
Faisant preuve de la même prudence, le ministre français des Affaires européennes Jean Léonetti a prévenu lundi soir que le sommet ne déboucherait peut-être pas sur une solution «totalement définitive qui règle définitivement les problèmes des dettes souveraines des pays de l'euro».
Face à cette approche au compte-gouttes, le Fonds monétaire international (FMI) a donné de la voix mardi. Il a ouvertement reproché à la zone euro de ne pas avoir de «plan d'action cohérent» face à la crise de la dette publique, qui pourrait connaître une «issue tout à fait imprévisible». Les Etats membres du conseil d'administration du FMI, dirigé depuis début juillet par la Française Christine Lagarde, ont par ailleurs appelé les Européens à une plus grande «clarté» sur les demandes faites aux créanciers privés de la Grèce. L'Allemagne veut à tout prix les impliquer dans le sauvetage de la Grèce, pour des raisons politiques, mais la Banque centrale européenne redoute un engrenage dangereux pour le secteur bancaire.

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