Infolinks

Google Recherche

Affichage des articles dont le libellé est Angela Merkel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Angela Merkel. Afficher tous les articles

vendredi 8 février 2013

Europe : vers un accord sur un budget à 960 milliards.

Les vingt-sept dirigeants de l'Union européenne avant le sommet sur le budget.
Les vingt-sept dirigeants de l'Union européenne avant le sommet sur le budget.


Après une nuit de négociations, les dirigeants européens s'acheminent vers un accord sur un budget européen diminué de près de 30 milliards par rapport à la période précédente, une première dans son histoire.


Alors que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a réussi à faire fléchir l'euro hier, les Vingt-Sept pourraient de leur côté parvenir à trouver un compromis sur le budget de l'Europe. Après plus de 15 heures de débats, de rencontres bilatérales, d'apartés ou de conciliabules, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a présenté tôt ce matin une nouvelle proposition de compromis aux vingt-sept dirigeants de l'Union européenne. Un compromis qui pourrait déboucher aujourd'hui sur «un accord» entre chefs d'État et de gouvernement, avance le président du Conseil.
Le responsable européen a proposé aux Vingt-Sept un budget à 960 milliards d'euros. Dans le détail, le montant des crédits d'engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908,4 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manœuvre de 12 milliards.
Si la proposition est acceptée, ce budget représenterait une baisse de plus de 30 milliards d'euros par rapport au précédent (2007-2013), qui s'établissait à 993,6 milliards d'euros, soit une baisse de près de 3% du budget pluriannuel 2014-2020. Pour la première fois de son histoire, l'Union européenne se doterait ainsi d'un budget en baisse. «Les négociations sont difficiles, car, pour la première fois, nous entrevoyons une baisse réelle du budget européen, nous n'avions jamais vu cela auparavant», a souligné le président du Conseil européen. «Bien évidemment, une telle décision est difficile à accepter pour certains membres de l'Union européenne et pour le Parlement, ce qui explique que les négociations prennent du temps.»

-->

La Grande-Bretagne obtient en grande partie satisfaction:

Hollande-Cameron-Merkel: tensions au sommet européen.

David Cameron, au sommet de Bruxelles.
David Cameron, au sommet de Bruxelles.


Le compromis sur un budget d'austérité se dessine au sommet européen. Mais c'est au prix de tensions politiques voire personnelles qui risquent de laisser des traces entre François Hollande et David Cameron bien sûr, mais aussi avec Angela Merkel.


Au bout d'une nuit blanche, le compromis sur un budget d'austérité se dessine au sommet européen de Bruxelles. Mais c'est au prix de tensions politiques voire personnelles qui risquent de laisser des traces entre François Hollande et David Cameron bien sûr, mais aussi avec Angela Merkel.
Au petit matin, les Vingt-Sept semblaient tout proches d'un accord sur des dépenses totales d'un peu plus de 908 milliards jusqu'en 2020 (paiements réels), un chiffre plus proche des exigences de Londres que des lignes rouges successivement tracées par Paris. Pour boucler le budget et aller jusqu'au bout, les Vingt-Sept devaient maintenant négocier chapitre par chapitre, un donnant-donnant impitoyable qui pourrait les occuper une bonne partie de la journée.
Derrière les chiffres, c'est un bras de fer politique opposant des visions contradictoires de l'Europe qui a agité toute la nuit. Entre François Hollande, promoteur d'un budget généreux, et David Cameron, chef de file des sabreurs, le climat est resté glacial. Le rendez-vous, finalement arrangé vers trois heures du matin, n'a pas vidé l'abcès.

-->

Côté britannique, le sentiment d'avoir été «snobé»:

jeudi 7 février 2013

Budget de l'UE : le grand marchandage a commencé.

François Hollande, jeudi à Bruxelles.
François Hollande, jeudi à Bruxelles.


La chancelière allemande se pose en arbitre entre le président français et le premier ministre britannique.


L'Europe a engagé dans la nuit un bras de fer tendu sur ses dépenses jusqu'à la fin de la décennie. Avec la chancelière Angela Merkel en arbitre entre les «parcimonieux» menés par David Cameron et les partisans d'un soutien résolu à la croissance conduits par François Hollande.
Les vingt-sept dirigeants ont entamé leur sommet avec près de six heures de retard. Ils doivent s'entendre à l'unanimité sur un budget 2014-2020 oscillant autour de 915 milliards d'euros. La nuit s'annonçait longue et difficile. Les tractations, où chaque pays défend son intérêt national en invoquant un « juste retour», risquent de se prolonger, peut-être jusqu'à samedi.
Décrivant un exercice de haute voltige, la chancelière allemande a dit sa volonté de «faire attention à la dépense» tout en ménageant «la solidarité entre le nord et le sud de l'Europe». Les positions des uns et des autres restent «encore assez éloignées». En fin de soirée, Berlin a évoqué un risque d'échec. Signe de tensions, le maître de séance, Herman Van Rompuy, a renoncé à présenter une proposition chiffrée de compromis à l'ouverture du sommet. Il l'envisageait au mieux dans la nuit, après un premier tour de table.
François Hollande, chef de file d'un groupe de pays en passe difficile, comme l'Italie et l'Espagne, n'a pas exclu l'échec. «Je viens chercher un accord, encore faut-il qu'il soit possible, dit-il. Il n'y aura pas d'accord sur compromis qui négligerait les politiques (traditionnelles) de l'Europe, abandonnerait l'agriculture et ignorerait la croissance.» Sans citer le premier ministre britannique, il veut «faire en sorte de raisonner» ceux qui ne seraient pas raisonnables.

-->
Face à lui, David Cameron affirme que les chiffres avancés «doivent redescendre, et, si ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'accord». Le Royaume-Uni peut compter sur le soutien appuyé de ses ­alliés traditionnels sur les questions d'argent, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande.

vendredi 25 janvier 2013

Merkel soutient Cameron pour une Europe plus libérale.

David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.
David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.

 La chancelière et le premier ministre britannique se sont retrouvés à Davos.


Angela Merkel est totalement d'accord avec David Cameron sur sa conception de l'Europe. La priorité essentielle devrait être la compétitivité et le libre-échange. On a assisté à un spectacle apparemment surréaliste jeudi après-midi, à la tribune du Forum de Davos, en Suisse. La chancelière allemande a cité à plusieurs reprises le premier ministre britannique, pour louer ses propositions en faveur de profondes réformes structurelles, et à aucun moment elle n'a fait allusion ni de près ni de loin au projet de référendum sur l'Union européenne outre-Manche!
«David Cameron a déjà parlé de la compétitivité. C'est la question centrale en Europe», a souligné à plaisir la chancelière. «Alors que l'Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %. On ne pourra défendre notre système social qu'en étant innovateur», a-t-elle martelé, reprenant des chiffres qui lui tiennent manifestement à cœur.
La «dame de fer» allemande a rebondi sur une autre suggestion de son homologue britannique: «Le libre-échange est essentiel pour la croissance. L'Allemagne est d'accord pour que l'Union européenne signe des traités commerciaux bilatéraux avec le Canada, le Japon et les pays de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est). De même, et après de multiples tentatives avec les États-Unis, il serait bon d'entamer des négociations. Certes l'agriculture constitue un obstacle, mais il est surmontable.» En tant que première économie exportatrice de produits industriels au monde, ex aequo avec la Chine, l'Allemagne a toujours milité à la fois pour le marché unique européen, dont la création remonte à 1992, et pour une Europe la plus ouverte possible à la concurrence internationale.

-->

En l'absence des Français…

mercredi 4 juillet 2012

Hollande et Merkel veulent un «super-M. Euro».

Angela Merkel et François Hollande, dans les jardins de l'Élysée, le 27 juin.
Angela Merkel et François Hollande, dans les jardins de l'Élysée, le 27 juin.


 Paris et Berlin veulent renforcer le rôle du futur président de la zone euro pour qu'il soit «l'égal» du président de la BCE et du directeur du FMI, et participe aux G20.


 


L'indéboulonnable Jean-Claude Juncker sera sans doute reconduit pour quelques mois à la tête de l'Eurogroupe, mais ce n'est que le début de l'histoire: la France et l'Allemagne planchent sur l'installation, dès l'an prochain, d'un «super M. Euro» afin de doter la monnaie unique d'un responsable plus politique, plus visible et plus international que l'actuel premier ministre luxembourgeois.
Cette stature renforcée devrait porter le président de l'Eurogroupe à niveau égal du président de la BCE, Mario Draghi, ou à la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ont indiqué au Figaro des sources françaises et allemandes. Le mandat serait de cinq ans. La fonction deviendrait exclusive, obligeant l'intéressé à renoncer à ses responsabilités nationales.
Signe du renforcement du poste, le nouveau titulaire participerait aux sommets du G20, instance dont Jean-Claude Juncker s'est jusqu'ici trouvé exclu, à son plus grand dépit.
La réflexion, bien avancée à Paris et à Berlin, trouvera dimanche un premier exutoire: Angela Merkel devrait soulever la question avec François Hollande, lors d'un rendez-vous prévu à Reims pour célébrer le cinquantième anniversaire de l'entrevue de Gaulle-Adenauer, précise une source bien placée.

«Ministre des Finances» de la zone euro:

lundi 25 juin 2012

Un éclatement de la zone euro coûterait cher à l'Allemagne.

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble.


 Le PIB du pays pourrait s'effondrer de 10% et le taux de chômage grimper jusqu'à près de 12%, selon une étude du ministère des Finances allemand, citée par le quotidien allemand Der Spiegel.

 
Bien que la sélection allemande de football ait éliminé de l'Euro la Grèce vendredi, le souhait d'Angela Merkel reste le même: garder la Grèce au sein de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, craint que son pays ne soit confronté à une importante crise économique et à une montée en flèche du chômage en cas d'éclatement de la zone euro consécutive à une sortie de la Grèce, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
La première année après un effondrement de la zone euro pourrait voir l'économie allemande se contracter jusqu'à 10%. Le chômage grimperait pour affecter jusqu'à cinq millions d'habitants, d'après le même scénario. En mai, le nombre total de chômeurs s'élevait à 2,855 millions, à 6,7% des actifs, un recul par rapport au mois d'avril. «Par comparaison avec de tels scénarios, un sauvetage, aussi coûteux qu'il soit, semble un moindre mal», a expliqué un responsable du ministère des Finances allemand cité par le Spiegel.

«La balle est dans le camp de la Grèce» (Schäuble):

samedi 23 juin 2012

Zone euro : accord pour une relance à 130 milliards d'euros.

Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.
Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, vendredi à Rome.



 À l'issue du mini-sommet qui réunissait à Rome les chefs des États français, allemand, italien et espagnol, un terrain d'entente sur la taxe sur les transactions financières a été trouvé.






Accord européen sur le front de la croissance. Réunis en mini-sommet à Rome, les chefs d'État allemand, espagnol, français et italien ont décidé que «le premier objectif» est la «relance de la croissance», a annoncé le premier ministre italien Mario Monti. Pour cela, les dirigeants des quatre pays se sont entendus pour mobiliser une enveloppe d'environ 130 milliards d'euros, soit 1% du produit intérieur brut européen.
«Un paquet pour la croissance est indispensable», a insisté le président français François Hollande, qui a plaidé en ce sens depuis son élection, de Berlin jusqu'au G20 mexicain. «Qui aurait pu dire, il y a encore quelques semaines, qu'elle aurait été à ce point à l'ordre du jour du conseil européen?», s'est-il félicité. La chancelière allemande Angela Merkel s'est ralliée à la cause. «Je suis d'accord avec ce 1% du PIB européen qui doit être investi pour la croissance, a-t-elle déclaré. C'est un signal important.»
Ce montant, provenant du renforcement de la Banque européenne d'investissement, des project-bonds (emprunts en commun pour financer des infrastructures) et des fonds européens encore inutilisés, avait déjà été évoqué par François Hollande dans la «feuille de route» adressée la semaine dernière au président de l'UE Herman Van Rompuy.

Taxe sur les transactions financières:

Zone euro : Berlin incrédule face à la stratégie d'Hollande.

Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.
Wolfgang Schäuble ne décolère pas contre le retour partiel à la retraite à 60 ans mis en place par les socialistes français.


 Ni la chancelière et son entourage ni la presse outre-Rhin ne parviennent à s'expliquer l'attitude de la France.



Lasse d'incrédulité, l'Allemagne ne cache plus son irritation à l'égard de François Hollande. La stratégie du président français pour sortir la zone euro et la France de la crise dépasse l'entendement pour la classe dirigeante outre-Rhin. Alors qu'elle n'est plus immunisée contre la tempête, l'Allemagne multiplie les appels à la raison. Berlin se désole de ne pouvoir compter sur son partenaire historique dans la construction européenne au moment crucial où la zone euro doit se réorganiser pour affronter l'avenir.
En fustigeant la «médiocrité», qui ne doit pas devenir l'étalon» en Europe, la semaine dernière, Angela Merkel visait bien la France, qui a délaissé son alliance avec l'Allemagne pour se rapprocher des pays du sud de l'Europe. Comme son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, la chancelière s'agace de voir le président français étaler ses désaccords avec Berlin et insister sur des mécanismes visant à mutualiser la dette aux frais de la première économie européenne. Elle s'inquiète de voir que la France persiste à esquiver les réformes structurelles qu'elle juge indispensables pour restaurer la compétitivité et la confiance des marchés.

mercredi 13 juin 2012

Le secteur nucléaire réclame 15 milliards d'euros à Berlin.


Centrale nucléaire de Gundremminge, dans le sud de l'Allemagne, en juin 2011.
Centrale nucléaire de Gundremminge, dans le sud de l'Allemagne, en juin 2011.
 
 
 Les opérateurs de centrales nucléaires exigent des dommages et intérêts suite à la décision de l'Allemagne l'an dernier de renoncer à l'atome.
 
 
 La «révolution énergétique» d'Angela Merkel pourrait coûter plus cher que prévu à l'Allemagne. Les opérateurs de centrales nucléaires du pays entendent en effet obtenir réparation alors que Berlin a décidé l'année dernière de renoncer à l'atome. Résultat: les géants de la filière réclament 15 milliards d'euros de dommages et intérêts à l'État, selon le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung ce mercredi. E.ON, le numéro un allemand de l'énergie, demande à lui tout seul «au moins 8 milliards d'euros» de dédommagement. Un «ordre de grandeur» confirmé par le groupe, qui a déposé plainte auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, dans l'ouest du pays, en novembre 2011. Un geste imité quelques mois plus tard, en février dernier, par son grand rival RWE. Enfin, selon le FAZ, le troisième producteur d'énergie nucléaire du pays, le groupe suédois Vattenfall, se préparerait de son côté à attaquer l'Allemagne devant un tribunal d'arbitrage de la Banque mondiale et la Cour constitutionnelle.

lundi 14 mai 2012

Paris est plus attaché à la survie de l'euro que Berlin.

Angela Merkel.
Angela Merkel.


 La France est le pays pour lequel la probabilité de l'abandon de la monnaie unique leur paraît la plus faible.



Qu'Angela Merkel se le tienne pour dit: elle s'apprête à recevoir le chef de l'État d'Europe qui éprouve le plus d'attachement à l'euro. S'il ne devait rester qu'un seul pays dans la monnaie unique - étrange paradoxe -, ce serait la France. Alors que les bookmakers londoniens ont cessé de parier sur une sortie de la Grèce, tant la probabilité leur en semble forte (4 contre 1), la France est le pays pour lequel la probabilité de l'abandon de la monnaie unique leur paraît la plus faible, avec une cote de 20 contre 1. Notre risque de sécession est donc plus réduit que celui de l'Allemagne (14/1) et a fortiori de l'Espagne (12/1).
Sans être scientifique, l'opinion des bookmakers exprime parfaitement la réalité historique. C'est François Mitterrand qui avait fait pression sur Helmut Kohl pour qu'il renonce à son Deutsche Mark, symbole de la réussite allemande, et non l'inverse. Et aujourd'hui la crainte de voir l'Allemagne faire bande à part n'est pas négligeable.

Le jugement de Salomon:

Merkel pose ses jalons avant de rencontrer Hollande.

Angela Merkel s'est dite confiante, samedi, sur la possibilité d'installer un «partenariat stable avec le nouveau président français».
Angela Merkel s'est dite confiante, samedi, sur la possibilité d'installer un «partenariat stable avec le nouveau président français».


 Soucieuse d'instaurer un climat de confiance avec François Hollande dès leur première rencontre, Angela Merkel s'efforce de désamorcer le bras de fer annoncé avec le président socialiste, en particulier sur le volet de la croissance.

Après avoir signalé sa volonté de conciliation, la chancelière n'est cependant pas disposée à céder d'entrée de jeu à son nouveau partenaire sur le fond. Cependant, Berlin souhaite éviter que les désaccords n'éclatent au grand jour, mardi, lorsque le président fraîchement investi se rendra à Berlin pour sa première vi­site officielle à l'étranger.
Angela Merkel avait annoncé qu'elle accueillerait Hollande «à bras ouverts» en dépit de leurs ­divergences sur le pacte européen de stabilité. Après avoir martelé fermement ses positions sur la nécessité de poursuivre la politique de discipline budgétaire en Europe toute la semaine, la chancelière s'est dite confiante, samedi, sur la possibilité d'installer un «partenariat stable avec le nouveau président français». «Nous savons depuis la création de la République fédérale d'Allemagne qu'une bonne relation franco-allemande est tout simplement très importante, pour les deux pays», a insisté Merkel.

«Faire connaissance»:

samedi 12 mai 2012

Angela Merkel tente de calmer le jeu avec François Hollande.


Face au succès remporté par le pacte de croissance de François Hollande auprès des dirigeants européens, Angela Merkel semble de plus en plus isolée au sein de l'Union européenne.
Face au succès remporté par le pacte de croissance de François Hollande auprès des dirigeants européens, Angela Merkel semble de plus en plus isolée au sein de l'Union européenne.
 
 
 Après s'être montrée inflexible jeudi, la chancelière allemande a déclaré, samedi, croire à un «partenariat stable» avec François Hollande.
 
Angela Merkel aime les contre-pieds. Au lendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle, le 6 mai dernier, la chancelière allemande avait déclaré qu'elle accueillerait «à bras ouverts» le président élu. Jeudi, elle s'est montrée inflexible devant le Bundestag, refusant toute politique de relance par la dépense publique, politique prônée par le socialiste.
Et ce samedi, celle qui a soutenu Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, a tenté de calmer le jeu, à trois jours de sa rencontre avec François Hollande, à Berlin. À la question, retenue par son vidéo-podcast hebdomadaire, sur un «possible partenariat stable avec le nouveau président français», Angela Merkel a répondu: «Oui, c'est ce que je crois, car nous savons depuis la création de la République fédérale d'Allemagne qu'une bonne relation franco-allemande est tout simplement très importante, pour les deux pays».

Angela Merkel isolée au sein de l'UE:

vendredi 11 mai 2012

Bruxelles douche les promesses d'Hollande.

José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 8 mai. La Commission européenne a appelé les pays de l'UE à s'en tenir aux compressions budgétaires promises.
José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 8 mai. La Commission européenne a appelé les pays de l'UE à s'en tenir aux compressions budgétaires promises.


 La France aura le plus grand mal à tenir l'objectif d'un déficit public réduit à 3 % l'an prochain. À politique inchangée, le FMI attend déjà que Paris viole le contrat collectif, avec un déficit de 3,9 % en 2013.

Quelle que soit l'issue du bras de fer avec Berlin sur le dosage austérité-croissance, François Hollande fait face sans délai à un autre dilemme européen: à rebours des engagements pris avant et après la présidentielle, la France aura le plus grand mal à tenir, comme ses partenaires, l'objectif d'un déficit public réduit à 3 % l'an prochain.
La Commission européenne dévoile vendredi matin ses prévisions pour 2012 et 2013, et tout porte à croire que l'horizon s'assombrit dans l'Euroland, avec une fragile exception allemande: récession ou croissance en berne, chômage en hausse, recettes fiscales déprimées. Pour les capitales qui veulent tenir les 3 %, cela signifie mécaniquement la rigueur, davantage de coupes et plus d'impôts.
À politique inchangée, le FMI attend déjà que Paris viole le contrat collectif, avec un déficit de 3,9 % en 2013. Le président élu promet à ses interlocuteurs européens de tenir les 3 % et de contrôler la dette. Les chiffres de l'UE vont le contraindre à dire comment, en même temps qu'il reviendrait sur l'âge de la retraite et relancerait l'embauche de fonctionnaires.
Le calendrier des 3 % est distinct du traité budgétaire inspiré par Angela Merkel. Il a été arrêté au sommet dès 2009, deuxième année de la crise financière. C'était un signal clair que les règles de bonne gestion ne seraient plus transgressées. Avec l'espoir aussi que, quatre ans plus tard, l'Europe et l'euro seraient sortis du bois. La récession et les retombées électorales de l'austérité viennent bouleverser le tableau.
La France, partie de très haut avec un déficit de 7,5 % du PIB en 2009, figure aussi parmi les pays qui ont le moins bien engagé leur atterrissage: 5,3 % en 2012, c'est-à-dire plus près de l'Espagne, du Portugal ou de la Grèce que de l'Allemagne (1 %), ou de l'Italie (2,1 %) d'après les prévisions de l'UE à l'automne. Avec Nicolas Sarkozy, «Paris a suivi une des trajectoires les plus faciles», reconnaît un haut responsable européen. La marche paraît d'autant plus haute à l'arrivée de François Hollande: il lui faudrait économiser l'équivalent de 2 points de PIB, soit 40 milliards d'euros, malgré les promesses électorales.

Bon et mauvais déficit:

mardi 8 mai 2012

Entre Merkel et Hollande, des désaccords de fond.

Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.
Angela Merkel lors d'une réunion de son parti, la CDU, lundi à Berlin.


 La simplicité de la chancelière et du président élu peut toutefois créer un lien.




 
Le sourire crispé de la chancelière allemande laisse transparaître la tension des mauvais jours. Signe de sa nervosité: Angela Merkel n'a pas eu le moindre mot pour saluer le travail en commun avec son allié Nicolas Sarkozy, qui fut pourtant le pilier de sa stratégie européenne. Confirmant avoir appelé François Hollande dès dimanche soir, pour l'inviter à Berlin aussitôt que possible, la chancelière conservatrice a dit lundi vouloir «l'accueillir à bras ou­verts». Cependant, le bras de fer paraît inévitable alors que les relations franco-allemandes entrent dans une phase d'incertitude complexe liée à des contraintes de politique intérieure difficiles à concilier entre les deux rives du Rhin.
Se moquant des critiques jusqu'au sein de son propre camp, Angela Merkel avait soutenu le président sortant sans état d'âme. «Pendant la campagne, j'ai toujours dit que je travaillerais étroitement avec le prochain président français», s'est-elle défendue lundi devant la presse allemande, qui a qualifié de défaite personnelle pour la chancelière l'élection présidentielle française. Avant d'ajouter: «Et on verra bien!» Un confident d'Angela Merkel décrypte: «Nous espérons que François Hollande suivra l'exemple de Gerhard Schröder, qui a su se transformer pour mener des réformes qui ont contribué à la santé économique de l'Allemagne. Et qu'il saura avoir le sursaut nécessaire face aux difficultés économiques de la France en s'inspirant du modèle social-démocrate allemand.»

Un défi pour la relation franco-allemande:

L'Union européenne convoque un sommet de crise le 23 mai.

Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, a précisé la date d'une réunion informelle entre dirigeants européens, le 23 mai prochain.
Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, a précisé la date d'une réunion informelle entre dirigeants européens, le 23 mai prochain.


 Pour son premier grand rendez-vous à l'international, François Hollande discutera de la croissance avec ses homologues européens alors que le Vieux Continent traverse un nouvel orage.

L'agenda de François Hollande se remplit. Deux semaines après son élection à la présidence française, et une semaine après avoir pris le pouvoir, le nouveau chef d'État se rendra, le 23 mai, à une réunion extraordinaire des dirigeants européens pour discuter des moyens de relancer la croissance en Europe, sans cesser de lutter contre les déficits publics et la dette. Une date qui vient d'être annoncée sur Twitter par le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy.
Ce dîner préparera le sommet européen prévu les 28 et 29 juin prochain et ouvrira les grandes lignes d'un débat sur la croissance, créditant le message soutenu par François Hollande durant sa campagne présidentielle consistant à dire que l'austérité seule ne peut pas sortir l'Europe de la crise. Selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, «de nombreuses propositions (de la Commission) sont sur la table et attendent le feu vert des États membres et du Parlement. Même si le retour à une croissance prendra du temps, on pourrait atteindre un tournant à la fin de l'année si les bonnes décisions sont prises maintenant.»

La croissance, oui, mais comment?

vendredi 27 avril 2012

Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire européen.

La chancelière allemande, Angela Merkel.

La chancelière allemande, Angela Merkel.






Berlin écarte toute relance de type keynésien.







Angela Merkel n'a pas apprécié la sortie de François Hollande affirmant qu'il aurait une «discussion ferme et amicale» avec elle s'il était élu le 6 mai. La chancelière allemande a opposé jeudi une fin de non-recevoir au souhait du candidat PS de renégocier le traité européen renforçant la discipline budgétaire, pour y ajouter un volet de soutien à la croissance.
Ce traité, pierre angulaire de la vision allemande pour sortir de la crise de la dette, a été signé par 25 chefs d'État et de gouvernement et ratifié par une partie des États membres. «Il n'est pas renégociable», a martelé Merkel dans un entretien au groupe de presse régionale WAZ. Quant à «la problématique de la croissance, que certains réclament maintenant, cela fait longtemps qu'elle est le deuxième pilier de notre politique à côté de finances publiques saines», a-t-elle ajouté, en réponse à François Hollande.

Mario Draghi souhaite un nouveau «pacte de croissance»:

jeudi 19 avril 2012

Allemagne : affrontement sur la politique familiale.

Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».
Dieter Hundt, président du BDA, le patronat allemand, réclame «l'abandon de ce projet fondamentalement nuisible».


 L'idée d'une prime pour les femmes gardant leurs enfants chez elles se heurte au manque de main-d'œuvre.



L'affrontement n'avait pas été aussi vif au sein du gouvernement d'Angela Merkel depuis la réforme très controversée de la Bundeswehr. La coalition de centre droit, dirigée par la chancelière, se déchire depuis plusieurs semaines à propos de la politique familiale. Le projet de loi prévoyant l'introduction d'une prime destinée aux parents élevant leurs enfants à domicile au lieu de les placer en crèche ou au jardin d'enfants, le Betreuungsgeld, provoque une vive polémique outre-Rhin. Ses détracteurs jugent que cette mesure découragera les femmes cherchant à concilier maternité et activité professionnelle, au moment où le marché allemand du travail manque déjà cruellement de main-d'œuvre.
Le projet de Betreuungsgeld est soutenu par la direction du parti conservateur de Merkel (CDU) et son alliée bavaroise, la CSU, très à cheval sur les valeurs familiales traditionnelles. En Bavière, la tradition des «trois K» (Kinder, Küche, Kirche - «enfants, cuisine, église») continue de peser lourdement sur la condition féminine. La subvention, qui devrait être comprise entre 100 et 150 euros par enfant de moins de 3 ans gardé à domicile, est censée être votée avant l'été pour une mise en œuvre prévue en janvier 2013. Les conservateurs affirment ainsi vouloir faire «preuve de cœur». «La prime sera adoptée et sans aucune concession», prévient Christine Haderthauer, ministre des Affaires sociales de Bavière.

«Prime aux fourneaux»:

jeudi 13 octobre 2011

Wall Street fait une pause.

La Bourse de New York a ouvert en légère baisse dans le sillage des marchés européens. Les résultats de JPMorgan Chase décoivent.

Wall Street a ouvert en baisse ce jeudi, pâtissant comme ses homologues européennes de statistiques chinoises jugées inquiétantes pour l'économie mondiale, mais aussi du recul de l'action JPMorgan Chase après les résultats trimestriels de la banque. Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,62% à 11.447,18 points et le Nasdaq reculait de 0,25% à 2.598,09 points. Mercredi la Bourse de New York a déjà terminé dans le vert. A l'instar des marchés européens, Wall Street a repris confiance après les déclarations déterminées des dirigeants européens à trouver une solution à la crise des dettes souveraines dans la zone euro.
L'excédent commercial chinois a diminué en septembre pour le deuxième mois consécutif, reflétant les faiblesses de l'économie mondiale et le ralentissement en Chine elle-même. Le déficit commercial des Etats-Unis s'est très légèrement contracté en août, alors que les analystes avaient prévu qu'il se creuse, malgré un nouveau déficit record dans les échanges de la première économie mondiale avec la Chine. L'autre statistique du jour, les inscriptions hebdomadaires au chômage, est également ressorti à un niveau légèrement meilleur qu'attendu.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a présenté mercredi après-midi devant le Parlement européen ses propositions pour soutenir le secteur bancaire. Il faut « d'urgence » recapitaliser les banques, a-t-il affirmé. Il a également appelé à augmenter le FESF et à accélérer le remplacement de celui-ci par un mécanisme permanent, mi-2012 au lieu de mi-2013. Des propos relayés par la ministre du Budget Valérie Précresse, qui, comme Berlin, affirme qu'il s'agit d'«une nécessité». La France se dit même disposée à injecter elle-même de l'argent public pour soutenir ses banques en cas de besoin.

mardi 11 octobre 2011

Wall Street termine en ordre dispersé.

La Bourse de New York est restée prudente ce mardi avant le vote clé du parlement slovaque sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière.

Wall Street aura joué la carte de la prudence ce mardi. Après avoir ouvert en baisse, les indices new-yorkais ont terminé en ordre dispersé: le Dow Jones recule de 0,14% à 11.418,30 points tandis que le Nasdaq gagne 0,66% à 2.583,03 points. Le Standard & Poor's, plus large, finir à l'équilibre (+0,05% à 1195,54 points). Après quatre séances de forte hausse d'affilée les investisseurs ont choisi d'engranger une part de leur bénéfice par prudence.

Vote à haut risque en Slovaquie:

Les investisseurs aux États-Unis comme en Europe continuent de suivre pas à pas les développements de la crise de la dette en zone euro. Cette dernière est suspendue à un vote très incertain ce mardi du Parlement slovaque qui pourrait bloquer le renforcement du Fonds de secours financier de l'Union monétaire, instrument capital pour espérer stopper la contagion de la crise de la dette, aux banques en particulier. Les investisseurs attendent également la publication en fin de journée des minutes de la Fed et l'annonce des résultats d'Alcoa, premier ténor de la cote à annoncer ses chiffres pour le troisième trimestre . La zone euro, qui a jusqu'ici échoué à enrayer la crise de la dette, a la « volonté politique » de la surmonter, a réaffirmé ce mardi la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une visite officielle au Vietnam. Jean Claude Trichet, le président sortant de la BCE, a pour sa part affirmé que des «décisions claires» étaient nécessaires en regard de la gravité de la situation. Selon lui la crise a atteint une «dimension systémique».

Berlin et Paris rassurent les marchés:

La Bourse de Paris en panne d'inspiration.

Après quatre séances de hausse d'affilée, la Bourse de Paris a fait une pause hier. Les investisseurs attendaient le vote de la Slovaquie et l'ouverture du bal des résultats à Wall Street.

Les marchés reprennent leur souffle. Après avoir enchaîné quatre séances de hausse d'affilée, le CAC 40 a perdu 0,25 % à 3153,52 points. Les volumes restent minces. Environ 2,7 milliards d'euros ont changé de mains sur les grandes valeurs de la cote parisienne. Les opérateurs ont profité de la belle performance des derniers jours pour engranger une part de leurs bénéfices.
Manque d'entrain également sur les autres grandes places européennes, qui ont fini en ordre dispersé. À Londres, le Footsie a reculé symboliquement de 0,06 %, tandis qu'à Francfort le Dax a avancé de 0,30 %. Du côté des indices paneuropéens, l'Euro Stoxx 50 a glissé de 0,50 %.
Wall Street était également sur la réserve. En séance, le Dow Jones reculait de 0,26 % et le Nasdaq grappillait 0,35 %. La prudence des investisseurs était renforcée par l'attente de plusieurs grandes échéances. En Europe comme aux États-Unis.
Pour les spécialistes de Barclays Bourse, les marchés étaient essentiellement «focalisés sur le vote le la Slovaquie pour la ratification du Fonds européen de stabilité financière». La Slovaquie est le dernier des 17 pays de la zone euro à se prononcer. Or, pour que cet outil, destiné à venir en aide aux pays fragiles de la zone euro puisse fonctionner, le vote des 17 pays de la zone euro est nécessaire.

Ouverture du bal des résultats à Wall Street: