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mercredi 23 janvier 2013

La SNCF lance un Paris-Lyon en bus à 29 euros.

iDBUS pour sa promotion écrase les prix: 12 000 places à 5 euros.
iDBUS pour sa promotion écrase les prix: 12 000 places à 5 euros.

la SNCF a mis en vente des billets de bus à 29 euros pour relier les deux villes.

 
transports  Mieux qu'un billet de TGV à 69 euros pour relier Paris à Lyon, un billet d'iDBUS à 29 euros?
Depuis mercredi, la SNCF a mis en vente des billets de bus pour relier les deux métropoles avec deux gares au départ ou à l'arrivée à Paris: Bercy et l'aéroport Charles-de-Gaulle. Une ligne routière vient donc concurrencer la ligne de TGV historique qui va donner lieu vendredi à une célébration en gare de Lyon: le cap des deux milliards de voyageurs en TGV depuis son lancement en 1981. Évidemment le temps de trajet fait la différence: le TGV met Lyon à 1 h 59 de Paris alors qu'il faudra compter cinq heures en bus.
Mais la filiale de la SNCF cible une clientèle différente: celle des petits groupes de jeunes ou de seniors qui préfèrent dépenser beaucoup moins quitte à passer beaucoup plus de temps dans les transports. La SNCF suggère ainsi d'effectuer le Paris-Lyon de nuit pour économiser une chambre d'hôtel et profiter de sa journée sur place… Un tarif Tribu a aussi été inventé pour les groupes de quatre voyageurs, ce qui fait passer à 22 euros le prix du billet pour un trajet.
La SNCF a ouvert cette nouvelle activité l'été dernier pour concurrencer Eurolines, l'opérateur d'au­­tocars longue distance de Veolia Transdev. L'entreprise publique a d'abord lancé les lignes Paris-Londres et Paris-Bruxelles-Amsterdam via Lille.
En décembre dernier, iDBUS a étendu son réseau vers le Sud en direction de Milan et de Turin. Pour faire découvrir ce Paris-Lyon et ce Lyon-Paris «à l'ancienne», iDBUS brade ses prix avec 12 000 places à 5 euros. Voyageurs pressés s'abstenir.

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vendredi 11 janvier 2013

La SNCF va augmenter ses prix de 2,3% le 24 janvier.

Selon nos informations, cette majoration sera la seule prévue cette année. Pour un trajet Paris-Lyon, le voyageur devra en moyenne débourser 50 euros au lieu de 49 euros.


Nouveau coup dur pour les voyageurs de la SNCF. Les prix des billets TGV, Intercités ainsi que les abonnements Fréquence vont augmenter de 2,3% à compter du 24 janvier. Il en sera de même pour les tarifs des abonnements forfaits sur les lignes classiques qui augmenteront de 2% à la même date. En revanche «les Prem's et les abonnements Forfaits LGV ne seront pas majorés», indique la SNCF dans un document que s'est procuré Le Figaro. De plus, «cette majoration sera la seule prévue cette année», contrairement à l'année dernière où il y avait eu deux hausses en janvier et juillet.
Interrogée par Le Figaro, la SNCF n'a pas souhaité confirmer ces chiffres. «L'arbitrage sur la hausse des tarifs n'a pas été fait et nous n'avons pas encore fixées les modalités de cette augmentation», explique un de ses porte-paroles qui ne dément pas pour autant les chiffres avancés. «Nous donnerons les motifs de cette hausse et sa date d'application dès que nous en saurons plus», a-t-il affirmé.

L'État promet 400 millions pour changer les trains Corail.

Les trains Corail sont désormais baptisés Intercités ou trains d'équilibre du territoire.
Les trains Corail sont désormais baptisés Intercités ou trains d'équilibre du territoire.
Au fil des ans, le montant alloué à leur renouvellement enfle mais les vieux trains sont toujours en service.
 Vendredi, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a annoncé qu'une enveloppe de 400 millions d'euros allait être consacrée au renouvellement des trains Corail en 2013. C'est 100 millions de plus que ce qui avait été promis il y a deux ans déjà lors de la signature de la convention entre l'État et la SNCF sur les «trains d'équilibre du territoire» qui garantissait la survie d'une quarantaine de liaisons ferroviaires déficitaires. La déclaration du ministre a été prononcée à Petite-Forêt près de Valenciennes, l'un des sites industriels d'Alstom Transport qui devrait profiter de cette prochaine commande.
Le ministre des Transports était entouré d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, à l'occasion de la première réunion du comité stratégique de la filière ferroviaire à Valenciennes, où sont regroupés les constructeurs ferroviaires (Alstom, Bombardier) mais aussi l'agence européenne du rail (European Railway Agency). Frédéric Cuvillier a également indiqué que le ministère de l'Économie étudiait des «solutions de portage» adaptées au travers des fonds d'épargne de la Caisse des dépôts pour faciliter l'acquisition et le renouvellement de TER. Il lance aussi un nouvel appel à projets pour aider les collectivités territoriales à s'équiper de transports en commun «en site propre», des tramways ou des bus, grâce à une enveloppe de 450 millions d'euros. Enfin, un appel à soutenir la recherche et développement dans le domaine ferroviaire a été lancé avec une enveloppe de 40 millions d'euros.

Le monopole de la SNCF sur le TGV pourrait tomber en 2019.


Selon Les Échos, Bruxelles prévoit d'ouvrir totalement à la concurrence les lignes nationales de chemin de fer. Le texte sera dévoilé fin janvier.


Un trajet Paris-Marseille dans un train Deutsche Bahn: ce pourrait être une réalité dans moins de sept ans. Selon les informations des Échos, Bruxelles prépare, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire entamée il y a plus de dix ans, un texte législatif qui prévoit l'ouverture complète à la concurrence du marché des passagers fin 2019. En clair: la SNCF serait contrainte d'affronter la concurrence sur les lignes nationales de TGV. Le texte final devrait être dévoilé fin janvier.
Cette décision serait lourde de conséquences pour l'entreprise publique. Elle pourrait perdre son monopole sur certaines de ses lignes les plus rentables, comme le Paris-Lyon ou le Paris-Marseille. Le projet de texte prévoit que cette ouverture à la concurrence se fasse en «open access»: chaque opérateur se positionne sur la ligne qui l'intéresse, sans obligation de desservir les zones géographiques les moins rentables. Seule limitation: la concurrence serait restreinte si elle affectait un contrat de service public.
Ce texte s'inscrit dans un vaste mouvement de libéralisation du transport ferroviaire en Europe. En France, le fret l'est depuis 2006, le transport de passagers à l'international depuis 2009. Et il est déjà acté que les TER devront s'ouvrir à la concurrence d'ici à 2019. Pour ce qui est du trafic national, les États membres et les eurodéputés devront encore approuver le texte préparé par la Commission. Les débats s'annoncent houleux.

lundi 7 mai 2012

Patrons: qui est serein, qui est sur la sellette.


Guillaume Pepy (à droite), PDG de la SNCF, et Hubert du Mesnil, patron de RFF.
Guillaume Pepy (à droite), PDG de la SNCF, et Hubert du Mesnil, patron de RFF.
 
 
 François Hollande a soufflé le chaud et le froid pendant la campagne à l'égard des dirigeants qui ont l'État pour l'actionnaire.
 
 
 
 

• Pepy, «pape» du rail?

Nommé en 2008 à la tête de la SNCF dont il était le numéro deux, Guillaume Pepy a depuis fait figure de patron d'ouverture par excellence du mandat de Nicolas Sarkozy. L'ancien directeur de cabinet de Martine Aubry n'a donc rien à craindre de l'alternance à la tête de l'État. Et, sauf à être nommé à un autre poste, il devrait non seulement achever son mandat de PDG de la SNCF, programmé jusqu'en février 2013, mais rempiler à la tête d'une entreprise où il a fait l'essentiel de sa carrière et qu'il semble heureux d'incarner.
Tout dépendra de l'accueil que le gouvernement réservera aux projets de réforme du rail poussés par Guillaume Pepy très en amont de l'échéance électorale. C'est lui qui a suggéré à sa ministre de tutelle, ­Nathalie Kosciusko-Morizet, d'ouvrir un «Grenelle du rail», un vaste ­débat qui s'est terminé cet hiver.
Le patron de la SNCF a deux grandes idées en tête. La première consiste à réorganiser en profondeur le rail français, en ramenant Réseau ferré de France (RFF), le gestionnaire du réseau ferroviaire, dans le giron de la SNCF. Objectif: mettre fin à une organisation jugée ubuesque et coûteuse. Mais ni RFF ni les concurrents de la SNCF ne l'entendent de cette oreille. La bataille sera donc rude entre Guillaume Pepy et Hubert du Mesnil, le patron de RFF.
Deuxième chantier, ultrasensible: la création d'un «cadre social harmonisé» pour les cheminots de la SNCF et les nouveaux entrants sur le marché français en cours d'ouverture à la concurrence. Au-delà de cette négociation globale, Guillaume Pepy veut obtenir le droit d'embaucher hors du statut de cheminot SNCF. Une façon de jouer à armes égales avec sa puissante concurrente, la Deutsche Bahn.

• Proglio en première ligne:

samedi 21 avril 2012

Des usagers en colère lancent une opération « TGV fantôme ».


Depuis les nouveaux horaires mis en place par la SNCF en décembre, les abonnés de la ligne Atlantique dénoncent une hausse de 18 % du temps de trajet sur un «Le Mans/Paris».
Depuis les nouveaux horaires mis en place par la SNCF en décembre, les abonnés de la ligne Atlantique dénoncent une hausse de 18 % du temps de trajet sur un «Le Mans/Paris».
 
 
 Des abonnés mécontents de la ligne Atlantique ont réservé à moindre coût les sièges d'un TGV, pour le faire voyager à vide la veille du week-end de l'Ascension. Le but : faire pression sur la SNCF pour être indemnisés des retards.
 
Le ras-le-bol monte chez les usagers du TGV Nantes/Angers/Le Mans/Paris. Et la riposte également… Les membres du collectif la Défense des Abonnés de la Ligne Atlantique (Ladala) ont franchi une nouveau pas dans leur mouvement de contestation face aux retards répétés de la SNCF, sur la ligne les menant vers la capitale. L'astuce, toucher la compagnie ferroviaire au portefeuille. Pour ce faire, ils n'ont pas hésité à lancer une opération «TGV fantôme», en réservant massivement tous les sièges d'un TGV de la ligne concernée. Des sièges qu'ils n'occuperont pas bien sûr. Chaque adhérent achetant entre 5 et 10 places, 800 sièges auraient déjà été bloqués, toutes classes confondues, comme le rappelait ce matin sur RTL Pascal Mignot, le représentant du collectif.
Sauf réaction de la SNCF, le train devrait donc voyager à vide, ce qui lui entraînera un sérieux manque à gagner. Car les contestataires concernés sont des abonnés, un statut qui leur donne accès aux places pour la modique somme de 1,50 euro. Et la date choisie n'est pas anodine puisque les quelque 250 adhérents de Ladala ont fixé le mercredi 16 mai, veille du jeudi de l'Ascension et donc du week-end de grands départs.

Grèce de présentation des billets: