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dimanche 3 février 2013

Denis Ranque pressenti pour la présidence d’EADS.

Les administrateurs élus en assemblée générale extraordinaire désigneront le futur président du conseil. L’ex-président de Thales apparaît comme le favori.
Les discussions pour établir la liste des quatre administrateurs français d’EADS sur douze qui seront proposés au vote des actionnaires en assemblée générale extraordinaire (AGE) se sont accélérées ce week-end. Dimanche 3 février, le conseil d’administration a étudié les propositions du comité des nominations qui s’était réuni vendredi. De bonnes sources, le conseil propose Michel Pébereau, ex-PDG de BNP Paribas, et Denis Ranque, ex-président de Thales aux postes d’administrateurs indépendants. Le conseil et le comité des nominations ont récusé les deux personnalités souhaitées par l’Élysée: Jean-Louis Beffa (ex-Saint-Gobain) et Bernard Attali (ex-Air France). 

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Les deux instances ont en revanche confirmé le choix d’Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, et de Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, comme administrateurs agréés par l’État au titre du holding français de défense. Mais elles ne souhaitent pas, comme le demandait l’État, qu’Anne Lauvergeon soit propulsée à la tête du conseil. Denis Ranque apparaît comme le favori, mais ce sera aux administrateurs élus en AGE de désigner le futur président du conseil d’EADS. Le nom de Philippe Camus, ancien président d’Alcatel-Lucent, qui avait été approché par le conseil d’EADS, n’apparaît pas. EADS a dû tenir compte de la fin de non-recevoir de l’État. EADS doit envoyer très vite les résolutions concernant les administrateurs aux actionnaires afin d’organiser l’AGE d’ici à la fin mars. 

mercredi 30 janvier 2013

Boeing se veut confiant dans l’avenir du 787.


Depuis deux semaines, la flotte mondiale du 787 Dreamliner est interdite de vol.

Le géant américain veut doubler la cadence de production du Dreamliner et en livrer 60 en 2013. Ce plan ambitieux risque de devenir caduc une fois connu le résultat de l’enquête en cours sur les batteries de l’avion.

James McNerney, PDG de Boeing, s’est livré, ce mercredi 30 janvier, à un exercice d’équilibrisme. En marge de la présentation des résultats 2012, il s’est évertué à rassurer sur l’avenir commercial du 787 Dreamliner mais sans pouvoir répondre aux questions concernant les batteries lithium-ion mises en cause dans les graves incidents qui ont affecté l’appareil au Japon. Depuis près de deux semaines, la flotte mondiale, soit 49 appareils, est interdite de vol.
«Impossible de commenter l’affaire alors que nous sommes en plein milieu d’une enquête des autorités aériennes (FAA et NSTB, NDLR), à laquelle nous apportons notre soutien. Je peux dire que de réels progrès ont été faits afin de déterminer la cause de ces événements», a expliqué le PDG de Boeing.
Le groupe américain a en revanche coupé court à la polémique qui enfle au Japon sur l’attitude d’ANA et de Japan Airlines. Les deux compagnies ont reconnu, mardi 29 janvier, avoir remplacé les batteries lithium-ion sur plus de 10 Dreamliner sur 24, sans en avertir les autorités ad hoc. «Ces remplacements n’ont pas été motivés par des problèmes de sécurité», assure le constructeur aéronautique. Plus tôt, ANA avait affirmé que «les problèmes rencontrés avec les batteries du 787 ne sont pas plus importants que sur d’autres avions comme le 777». Mais contrairement à ses prédécesseurs, le 787 est le premier avion de ligne à être équipé de batteries utilisant la technologie lithium-ion. Pour certains observateurs, les Japonais tentent de minimiser l’affaire. Il est vrai que l’enjeu est de taille pour l’industrie nippone qui produit 35% de l’appareil. Et les compagnies locales achètent à 98 % américain.

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Risque de surchauffe:

lundi 28 janvier 2013

Air France rebaptise son pôle régional Hop !


Embraer 170.

Les trois filiales régionales Britair, Regional et Airlinair sont regroupées dans une holding qui veillera à dégager des synergies. La nouvelle compagnie doit renouer avec les profits en 2015.

Il faudra s’y faire: Air France a rebaptisé son activité régionale court et moyen courrier Hop! Lundi, Alexandre de Juniac, le président d’Air France, et Lionel Guérin, l’ancien PDG de Transavia qui avait été chargé de plancher sur la réorganisation des filiales régionales d’Air France, Britair, Regional et Airlinair, ont dessiné les contours de la nouvelle entreprise qui regroupera les trois compagnies. Au total, Hop! opérera 530 vols quotidiens vers 136 destinations avec 98 appareils qui déploieront un nouvel habillage dès le mois de février.
Il s’agit là d’une nouvelle étape de la mise en œuvre de Transform, le plan de restructuration d’Air France, destiné à réduire la dette de la compagnie et surtout à lui permettre renouer avec les profits. Or l’activité court et moyen-courrier constitue le principal foyer de pertes d’Air France. Il y a deux semaines, les dirigeants d’Air France présentaient l’offensive pour reconquérir ses clients autour de sa marque notamment en lançant son offre Mini. Mais le court et moyen-courrier est également opéré par les filiales régionales et par Transavia, la low-cost dédiée au loisir.
Hop! est donc le deuxième étage de la fusée court et moyen-courrier. En 2011, ces trois filiales régionales avaient réalisé 800 millions d’euros de chiffre d’affaires et enregistré une perte de 160 millions d’euros. D’après Lionel Guérin, le bilan 2012 s’est amélioré: les ventes sont stables et la perte devrait être contenue à moins de 30 millions d’euros.

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Ouverture du capital:

Air France défie les compagnies low cost.


Un appareil de l’une des trois compagnies régionales d’Air France, Regional.

La compagnie aérienne a annoncé le regroupement de ses trois compagnies régionales en une seule entité baptisée HOP! L’objectif est de proposer une offre plus lisible.

Air France lance son offensive contre les compagnies à bas coûts. La compagnie française va regrouper ses trois compagnies régionales, BritAir, Regional et Airlinair, en une seule entité baptisée HOP! L’objectif est de proposer une nouvelle offre de vols régionaux en France et en Europe à des prix attractifs et plus lisibles.
L’offre sera ainsi déclinée en trois niveaux de prix. Le tarif Basic, avec des prix d’appels à partir de 55 euros pour un aller simple sans bagage enregistré disponible sur 31 lignes. Les tarifs Basic Plus offrent plus de services, et l’offre Maxi Flex permet de modifier la réservation sans supplément et de bénéficier de tous les services qui seront facturés aux autres voyageurs, comme l’accès aux versions numériques des quotidiens régionaux. Les prix d’appels sont légèrement supérieurs à ceux des low-cost, mais «la différence avec les low-cost, c’est la fréquence des vols», affirme une source à l’AFP.

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De fait, HOP! exploitera 530 vols quotidiens dès cet été et offrira 136 destinations, en France et en Europe. Le réseau de la nouvelle compagnie, très dense en France, comprend des destinations aussi lointaines que Budapest, Oslo, Vigo en Espagne et Aberdeen en Ecosse. Ses principales plateformes sont Paris et Lyon.

L’objectif d’une activité rentable fin 2015:

vendredi 25 janvier 2013

Ports : CMA CGM s'allie à un chinois.

Le troisième armateur mondial, malmené par la crise, cède à CMHI 49% de Terminal Link, opérateur, notamment, du Port de Marseille.


CMA CGM poursuit son désendettement. Le troisième armateur mondial malmené par la crise vient d'annoncer la cession de 49% de sa filiale de terminaux portuaires Terminal Link, à l'opérateur portuaire chinois, China Merchants Holdings International (CMHI), pour 400 millions d'euros.
«Après restructuration préalable, l'opération devrait être finalisée au cours du premier semestre 2013, sous réserve de l'approbation des autorités de régulation compétentes», indiquent les deux groupes.
Terminal Link, filiale à 100% du groupe fondé par Jacques Saadé et basé dans la cité phocéenne, est un des opérateurs du Port de Marseille notamment. Il gère quinze terminaux dans le monde couvrant les principales routes maritimes internationales et propose des services de manutention (comme le chargement et déchargement) ainsi que le stockage de conteneurs. Il a traité 8,1 millions de conteneurs en 2011 contre 60 millions pour CMHI. C'est «la première pierre d'un partenariat stratégique», commentent les deux groupes.

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Partenariat stratégique:

mercredi 23 janvier 2013

La SNCF lance un Paris-Lyon en bus à 29 euros.

iDBUS pour sa promotion écrase les prix: 12 000 places à 5 euros.
iDBUS pour sa promotion écrase les prix: 12 000 places à 5 euros.

la SNCF a mis en vente des billets de bus à 29 euros pour relier les deux villes.

 
transports  Mieux qu'un billet de TGV à 69 euros pour relier Paris à Lyon, un billet d'iDBUS à 29 euros?
Depuis mercredi, la SNCF a mis en vente des billets de bus pour relier les deux métropoles avec deux gares au départ ou à l'arrivée à Paris: Bercy et l'aéroport Charles-de-Gaulle. Une ligne routière vient donc concurrencer la ligne de TGV historique qui va donner lieu vendredi à une célébration en gare de Lyon: le cap des deux milliards de voyageurs en TGV depuis son lancement en 1981. Évidemment le temps de trajet fait la différence: le TGV met Lyon à 1 h 59 de Paris alors qu'il faudra compter cinq heures en bus.
Mais la filiale de la SNCF cible une clientèle différente: celle des petits groupes de jeunes ou de seniors qui préfèrent dépenser beaucoup moins quitte à passer beaucoup plus de temps dans les transports. La SNCF suggère ainsi d'effectuer le Paris-Lyon de nuit pour économiser une chambre d'hôtel et profiter de sa journée sur place… Un tarif Tribu a aussi été inventé pour les groupes de quatre voyageurs, ce qui fait passer à 22 euros le prix du billet pour un trajet.
La SNCF a ouvert cette nouvelle activité l'été dernier pour concurrencer Eurolines, l'opérateur d'au­­tocars longue distance de Veolia Transdev. L'entreprise publique a d'abord lancé les lignes Paris-Londres et Paris-Bruxelles-Amsterdam via Lille.
En décembre dernier, iDBUS a étendu son réseau vers le Sud en direction de Milan et de Turin. Pour faire découvrir ce Paris-Lyon et ce Lyon-Paris «à l'ancienne», iDBUS brade ses prix avec 12 000 places à 5 euros. Voyageurs pressés s'abstenir.

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jeudi 17 janvier 2013

L’offre low-cost d’Air France fait exploser son site Web.

Le lancement de la nouvelle offre d’Air France en classe économique a permis au site Web de la compagnie de réaliser 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en une seul journée. Un record.
 
L’offre «MiNi» d’Air France, cette nouvelle gamme de prix en classe économique sur les vols court et moyen courrier, a littéralement «cassé la baraque». Le 8 janvier, au lendemain de l’annonce faite par Alexandre de Juniac du lancement d’une nouvelle gamme en classe éco, le site de vente en ligne d’Air France a été pris d’assaut. Il a d’abord été bloqué en raison de l’afflux de connections, puis relancé. En une seule journée, il a totalisé 10 millions d’euros de recettes, soit deux fois plus qu’en temps normal.
Il s’agissait pour Air France de montrer sa capacité à lutter contre les low-cost avec une offre compétitive au départ d’Orly, Marseille, Nice et Toulouse qui comprend une boisson, une collation, des journaux. Les billets «MiNi» sont en effet vendus à partir de 49 euros, soit 20 euros de moins que les premiers prix de la classe économique habituelle. Au total la compagnie prévoit d’écouler un million de billets à 49 (Mini) et 69 euros (classic) au cours de l’année, ce qui représente environ 10% de son offre court et moyen courrier.

Deux types de lignes:

Airbus perd sa place de numéro un mondial.

 Fabrice Bregier
Bien qu’il ait livré et vendu plus d’avions que prévu en 2012, Airbus a cédé son leadership du secteur aéronautique au profit de son rival américain.

Le bilan commercial présenté par Airbus ce matin à Toulouse pour 2012 vient confirmer que l’avionneur européen a perdu, pour la première fois depuis 2005, le match qui l’oppose tous les ans à Boeing. Avec 833 commandes nettes (solde entre les prises de commandes et les annulations) enregistrées l’an dernier, Airbus est distancé par son rival américain qui affiche 1 203 contrats au compteur. 2012 est une nouvelle année faste pour l’aéronautique civile avec 2036 commandes nettes signées par les deux constructeurs.
Le retour de Boeing était attendu. De la même façon que l’A 320 NEO (remotorisé) avait boosté les commandes d’Airbus en 2011, le 737 MAX, lancé un an plus tard, a donné un coup d’accélérateur à celles de l’américain en 2012. Le MAX a représenté 76% des prises de commandes de Boeing en 2012, et même 93% si on ajoute les 737 classiques.

Airbus a recruté 10.000 personnes en 2011-2012:

lundi 14 janvier 2013

UPS renonce à racheter TNT Express.

Le groupe américain de messagerie a annulé l’offre qu’il avait lancée en mars sur le néerlandais. Bruxelles les aurait prévenus de son opposition à l’opération, au nom de la libre concurrence.

Le feuilleton entre l’américain UPS et le néerlandais TNT Express prend fin. Le premier a renoncé à racheter le second, après avoir lancé une OPA amicale en mars dernier. La Commission européenne, qui doit rendre sa décision mardi, aurait menacé de s’opposer à cette opération pour préserver la concurrence dans le secteur des messageries. «UPS a informé TNT Express qu’il ne voyait pas de perspective réaliste pour un accord de la Commission européenne et qu’ il n’allait pas poursuivre l’opération», a expliqué TNT dans un communiqué. «TNT Express regrette cette situation, ayant cru que cette fusion était faisable et bénéfique pour tous les actionnaires», a ajouté TNT Express.

200 millions de dédommagement:

UPS va donc payer 200 millions d’euros à TNT Express, comme prévu dans l’accord, en dédommagement de cette rupture. La transaction, sous forme d’OPA, avait été annoncée le 19 mars pour un montant de 5,16 milliards d’euros et les deux groupes espéraient que celle-ci soit finalisée début 2013.
UPS et TNT avaient pourtant tenté d’apaiser ces craintes de Bruxelles en annonçant leur intention de céder plusieurs de leurs actifs. Mais ce programme de cession a été plombé, selon le Financial Times, par le refus FedEx de reprendre une partie des actifs mis en vente. La possibilité de voir Deutsche Post, le bras armé de La Poste à l’international, reprendre des actifs de TNT Express avait aussi été évoquée. Mais, semble-t-il, cette option n’a pas suffi à lever les réticences de Bruxelles.
La sanction a été immédiate en Bourse. Le titre TNT Express chutait de près de 45% à la Bourse d’Amsterdam, à 4,56 euros. L’action UPS de son côté reculait de 0,36% à 77,92 euros.

samedi 16 juin 2012

Eurostar, Keolis et RATP Dev roulent pour les JO de Londres.


La ligne de métro rapide Javelin, reliera en sept minutes la gare de Saint-Pacras, à Londres, à celle de Stratford.
La ligne de métro rapide Javelin, reliera en sept minutes la gare de Saint-Pacras, à Londres, à celle de Stratford.
 
 
 Les trois entreprises tricolores vont acheminer sur les sites des dizaines de milliers de visiteurs dont les athlètes.
 
 
 
Eurostar, Keolis - toutes deux filiales de la SNCF - et RATP Dev sont déjà dans les starting-blocks à Londres, un mois et demi avant le début des JO. Ces trois entreprises tricolores vont jouer un rôle stratégique pour acheminer sur les sites des dizaines de milliers de visiteurs dont les athlètes, les vedettes de la fête. Au total, Londres s'attend à recevoir 9 millions de visiteurs pour les jeux.
Transport for London (TFL), l'organisme qui gère les transports londoniens sous la tutelle de la Ville de Londres, assure que tout est sous contrôle ou presque. «Nous souhaitons surtout éviter l'expérience des JO d'Atlanta en 1996, où les visiteurs ont dû attendre jusqu'à neuf heures pour pouvoir monter dans un bus qui les transportait sur le site des Jeux, explique Ben Plowden, de TFL. Certains athlètes avaient même raté leur compétition pour n'avoir pas réussi à se rendre à temps sur leur site !» Selon lui, deux années de préparation ont cette fois permis de mettre au point un dispositif qui aura impliqué les entreprises de transport mais aussi les employeurs du grand Londres et les habitants, invités à partir en vacances mi-juillet ou à changer leurs horaires de transport… Au lieu de s'engouffrer dans les stations de métro après le bureau, il a même été conseillé aux Londoniens d'aller boire un verre ou deux au pub.

mardi 12 juin 2012

Air France-KLM embarque Internet à bord de ses avions.

SECURITE A ORLYL’installation d’Internet en vol, dont le coût est estimé à 1 million d’euros par appareil, suppose un réseau GSM à l’intérieur de la cabine et une antenne satellitaire à l’extérieur de l’avion.

  La compagnie franco-néerlandaise doit offrir, dès février prochain, Internet à ses clients business. Un défi technologique.

La mutation programmée d’Air France ne se traduira pas seulement par des mesures d’économies et d’efficacité. Le groupe a également décidé de se réconcilier avec ses clients, en particulier ceux de la classe business, et met donc l’accent sur l’amélioration de ses services.
À l’appui de cette ambition, Air France-KLM a annoncé lundi son intention de tester à partir de février 2013, sur deux appareils long-courriers, un service d’Internet en vol. En partenariat avec Panasonic Avionics, ce service permettra à tous les passagers de connecter leurs smartphones, tablettes et ordinateurs pour un tarif qui n’a pas encore été communiqué mais qui, promet-on chez Air France, sera «extrêmement compétitif».
Ce qui à terre est devenu monnaie courante reste en vol un défi technologique. L’installation, dont le coût est estimé à 1 million d’euros par appareil, suppose un réseau GSM à l’intérieur de la cabine et une antenne satellitaire à l’extérieur de l’avion. C’est le prix à payer pour permettre aux passagers d’avoir accès à la fois à une palette de divertissements plus large - y compris les programmes de télévision en direct - et à une connexion devenue indispensable pour les déplacements professionnels.
D’autres compagnies se sont engagées dans cette voie avant Air France. Le service choisi par la compagnie française est déjà installé sur certains vols Lufthansa ou SAS. Et la compagnie Emirates propose depuis décembre dernier le «Wifi OnAir» sur tous ses A380. Air France pour sa part envisagera une généralisation en fonction de l’accueil que ses clients réserveront à l’expérimentation.

lundi 28 mai 2012

La Corée du Sud part à l'assaut de la très grande vitesse.

Lancement, le 17 mai 2012 à Changwon, du Hemu-430X du constructeur Hyundai-Rotem. Ce nouveau prototype, qui peut rouler à 430 km/heure, est le quatrième train le plus rapide du monde.
Lancement, le 17 mai 2012 à Changwon, du Hemu-430X du constructeur Hyundai-Rotem. Ce nouveau prototype, qui peut rouler à 430 km/heure, est le quatrième train le plus rapide du monde.


 L'exportation est la priorité de ce nouveau prototype de troisième génération, 100 % coréen.


Son nez en forme d'obus futuriste tient plus du Shinkansen japonais que du TGV Atlantique. Le nouveau train à grande vitesse sud-coréen, le Hemu-430X, a définitivement rompu le cordon ombilical avec ses racines françaises pour mieux partir à l'assaut des marchés mondiaux et concurrencer Alstom, son lointain géniteur.
Le constructeur Hyundai-Rotem a lancé sur les rails, le 17 mai à Changwon, son nouveau prototype capable de rouler à 430 km/heure, devenant le quatrième train le plus rapide du monde, roulant sur les talons de ses concurrents français, chinois et japonais. Une façon de frapper à la porte du club très fermé des exportateurs de très haute vitesse et d'afficher des ambitions dévorantes. «Ce train a pour vocation de concurrencer ceux d'Alstom, de Siemens et des Japonais», explique Kim Bong Gu, représentant à Séoul de Systra, le spécialiste français de l'ingénierie ferroviaire.

Un pilier de la croissance du pays:

samedi 21 avril 2012

Le covoiturage se développe de plus en plus.

L'économie annuelle réalisée en covoiturage pour le trajet domicile-travail peut s'élever à 2100 euros.
L'économie annuelle réalisée en covoiturage pour le trajet domicile-travail peut s'élever à 2100 euros.


 L'initiative profite à plein de la flambée des prix à la pompe.





L'inflation des prix à la pompe, constatée depuis plusieurs semaines, oblige les automobilistes à redoubler d'attention avec leur budget carburant. Entre autres initiatives, le covoiturage se développe à vitesse accélérée. Covoiturage.fr, le site le plus utilisé dans l'Hexagone - il revendique plus de 90 % des annonces dans ce domaine -, prévoitmême un pic historique ce mois-ci, avec des inscriptions en hausse de 23 % entre mars et avril 2012. Par rapport à la même époque l'année dernière, le nombre d'inscrits a quasiment doublé, passant de 1 à 1,8 million. «Pour le seul mois de mars, nous avons recensé 350.000 transportés, soit l'équivalent de 850 TGV pleins», indique Covoiturage.fr, qui vise les 5 millions de membres à l'horizon de 2015.
Sur la route, deux types de covoiturage coexistent: d'une part le trajet domicile-travail, de l'autre les plus longues distances. Covoiturage.fr a fait les comptes: «Sur un trajet de 20 kilomètres, deux conducteurs qui alternent la conduite chaque semaine réalisent en moyenne 2100 euros d'économie par an.» Sur un parcours plus long comme Paris-Lyon, «le gain est immédiat pour les automobilistes car les passagers prennent en charge les frais d'essence et de péage, c'est-à-dire 180 euros d'économie».

mercredi 20 juillet 2011

Grève : la fausse bonne idée du député Luca.

Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca a de la suite dans les idées, ou l'art de faire parler de lui, au choix. Le chantre de la Droite Populaire vient d'exhumer l'une de ses vieilles propositions de loi, déposée à l'Assemblée nationale le 14 février 2008, "visant à garantir la continuité du service public dans les transports de voyageurs durant les périodes de congés et d'affluence massive." Selon lui, "force est de constater que trop souvent les mouvements de grève sont déclenchés à la veille des départs en vacances ou au retour, provoquant ainsi de graves perturbations qui ont des conséquences pour la vie des familles mais aussi pour le tourisme national et international." Le bras droit de Thierry Mariani, le ministre des Transports (le hasard fait bien les choses, non ?), a décidé de ressortir des cartons sa PPL suite aux dépôts de préavis de grève par les hôtesses, stewards et pilotes d'Air France entre le 29 juillet et le 8 août, soit en plein pendant le chassé-croisé des vacances d'été.Sa proposition se justifie aisément sur le plan moral. Il est en effet inadmissible, n'en déplaisent aux syndicats, que quelques corporations puissent "prendre en otage" des centaines de milliers de familles au moment même où celles-ci voyagent en masse pour leurs congés. Et ce d'autant plus que la loi sur le service garanti, portée en 2007 par Xavier Bertrand, ne concerne que les transports de voyageurs ferroviaires. Soit les trains et non les avions ou les bateaux. Une réalité déjà critiquée par "Les dessous du social" dans un précédent billet...Il n'empêche, la morale n'est pas forcément synonyme de légalité. Et cette PPL, si justifiée soit-elle, n'a pas plus de chances de passer aujourd'hui qu'il y a 3 ans. Pour une raison simple : elle est anticonstitutionnelle. Interdire les grèves pendant les périodes de congés reviendrait à rendre obligatoire le droit de réquisitions de salariés en cas de conflit, ce qui est interdit par la Constitution au regard du droit de grève. On peut le regretter, mais c'est comme cela. Et c'est l'une des raisons qui avait conduit l'exécutif en 2007 à passer d'un projet de service minimum dans les transports ferroviaires à une loi sur le service garanti. La nuance peut être difficile à comprendre, surtout quand on se retrouve bloqué en famille sur le quai d'une gare faute de trains, mais elle est tenace. Sauf à changer la constitution sur ce point - ce qui me semble hautement improbable avant l'élection présidentielle -, la PPL de Lionnel Luca risque donc de retourner aussi vite qu'elle en a été exhumée dans les cartons de l'Assemblée nationale. De là à penser que le député a voulu se faire un coup de pub de plus, je vous laisse juge.