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dimanche 17 janvier 2010

Déficits grecs : Zapatero souligne sa "confiance" en Papandréou.

Le chef de gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero qui préside actuellement l'Union européenne, a souligné sa confiance dans le premier ministre grec Georges Papandréou confronté à un grave problème de déficits publics, dans un entretien publié dimanche.
"Il faut avoir confiance dans le nouveau gouvernement (grec, ndlr). Il a présenté un plan de consolidation fiscal crédible. Moi, j'ai confiance en Papandréou", explique dans une interview à El Pais, M. Zapatero.
A la dernière réunion des chefs d'Etat et gouvernement européens, "il y a eu un sentiment général d'appui à la Grèce", a encore expliqué le responsable au journal espagnol.
Entre les pays de la zone euro, une "solidarité exigeante mais raisonnable, est nécessaire", précise M. Zapatero. "Nous le faisons par intérêt de solidarité mais aussi par intérêt européen et pour l'intérêt de l'euro".
La Grèce a vu, en décembre, ses notes dégradées par les grandes agences de notation financière et a été placée sous surveillance européenne pour avoir laissé filer ses déficits et sa dette publique.
Le pays avait fortement révisé en octobre sa prévision de déficit pour 2009 à 12,5% contre 3,7% avant, révélant subitement l'état catastrophique de ses finances publiques.
Le budget grec 2010 prévoit un déficit de 8,7% du PIB et une dette de 120% du PIB. Le gouvernement de M. Papandréou s'est engagé à réduire le déficit public à moins de 3% en 2012.
Concernant la situation financière espagnole, également l'objet de critiques en décembre par la grande agence de notation Standard and Poor's (S&P), M. Zapatero estime que le pays ne court aucun risque sur les marchés financiers.
Le pays emprunte à des "taux d'intérêt raisonnables", explique-t-il, et a "la ferme volonté de corriger le déficit".
"L'Espagne a une dette encore basse, même si elle progresse et s'il faut la contrôler, 20 points sous la moyenne européenne. Il y a des éléments pour être tranquille" estime le chef de gouvernement espagnol.
Le responsable juge encore "raisonnable" que les mesures de stimulus fiscales prises en Europe pour surmonter la crise économique, soient maintenues "tout au long de 2010". Mais parallèlement, un "retrait ordonné" de ces mesures, devra être mis au point cette année, souligne-t-il.

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