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dimanche 17 janvier 2010

Le Koweït plus soucieux de sécurité que d'argent avec l'Irak.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères Mohammad al-Sabah attend surtout de l'Irak des assurances de bon voisinage.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères Mohammad al-Sabah a affirmé que son pays n'exigeait pas de l'Irak un remboursement d'une dette de plusieurs milliards de dollars, mais seulement des assurances de bon voisinage et de sécurité.
"Ce que nous voulons de l'Irak c'est de la sécurité et des assurances. Nous ne voulons pas de l'argent qui est la dernière chose à laquelle nous pensons", a déclaré cheikh Mohammad dans une déclaration au journal Al-Qabas à paraître dimanche et dont l'AFP a obtenu une copie.
"Je veux être très clair: nous n'avons pas demandé à l'Irak de rembourser la dette", héritée de l'ancien régime de Saddam Hussein, a-t-il dit, demandant aux autorités irakiennes d'aider à créer un climat qui favoriserait une annulation de cette dette par le Parlement koweïtien.
"Nous voulons que l'Irak soit un voisin bon et sûr", a ajouté le ministre en déplorant que certains députés irakiens continuent de louer Saddam Hussein pour avoir ordonné l'invasion du Koweït par ses troupes.
"La question n'est pas d'ordre financier. Une importante partie de Koweïtiens s'inquiètent toujours de la politique du nouvel Irak", selon lui.
Saddam Hussein avait ordonné l'invasion et l'annexion du Koweït en août 1990 après avoir accusé l'émirat de voler du brut. L'émirat avait été libéré par une coalition conduite par les Etats-Unis après sept mois d'occupation, en février 1991.
Le Koweït avait prêté environ 16 milliards de dollars à l'Irak durant la guerre Irak-Iran (1980-88) et les autorités actuelles irakiennes ont à maintes reprises demandé au Koweït d'alléger ou d'annuler cette dette.
L'Irak, par ailleurs, doit encore au Koweït 25 milliards de dollars, à titre de réparations de guerre pour l'invasion.
Mais le ministre koweïtien a affirmé que ces compensations avaient "leur propre mécanisme international".

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