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mardi 19 janvier 2010

Retraites : Rocard salue le «courage» d'Aubry.

Michel Rocard aime le «courage» de sa camarade Martine Aubry. Et il ne manque pas de la saluer publiquement. Invité sur radio BFM, mardi, l'ancien Premier ministre socialiste a estimé que la première secrétaire du PS «a raison» d'envisager de repousser l'âge légal de départ à la retraite après 60 ans.
«Je crois que mon amie et camarade Martine Aubry a eu raison. Il lui a fallu du courage» pour adopter cette position, a déclaré Rocard. Il s'est dit heureux qu'elle «lève un obstacle».
Dimanche, Martine Aubry a déclaré qu'on devait «aller très certainement vers» un départ à «61 ans ou 62 ans», mais sous conditions. Une déclaration qui a suscité la colère de la gauche de la gauche : PC, Parti de gauche, NPA et Lutte ouvrière accusent la patronne des socialistes d'être «irresponsable». Chez les Verts, si la position officielle est aussi la défense des 60 ans, on estime que le débat sur l'allongement de la durée du travail au-delà de cet âge est «inéluctable» car il ne faut «pas nier la réalité économique et démographique».
Soutenant les propos de Martine Aubry, Michel Rocard estime que «le mieux, ce serait la discussion entre gouvernement et syndicats», car «chez nous, la loi joue un rôle un peu excessif».
Sous Mitterrand, «Jacques Delors, moi et quelque-uns, nous étions catastrophés»
Voulant évoquer «une petite anecdote», l'ancien Premier ministre de François Mitterrand a rappelé que «la fixation de l'âge du départ à la retraite à 60 ans comme un droit s'est faite en 1981 ou en 1982, à un Conseil des ministres». Rocard faisait alors partie du gouvernement de Pierre Mauroy, en tant que ministre du Plan. «Tous les ministres compétents en économie, Jacques Delors, moi et quelque-uns, nous étions catastrophés, nous savions très bien que cette mesure n'était pas compatible avec l'évolution de la démographie française», a-t-il relaté.
«On a donc pris un lourd retard et laissé penser au monde syndical qu'on pouvait s'en sortir en voyant augmenter rapidement la durée de vie en retraite et diminuer pendant ce temps-là la vie active. C'était évidemment impossible», a encore dit Michel Rocard.

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