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samedi 17 avril 2010

Cellule de crise en France.

Mots clés : Volcan, Trafic aérien bloqué, Celulle de crise en France.

Des aéroports militaires pourraient être utilisés pour rapatrier des voyageurs victimes des perturbations du trafic aérien.
A phénomène exceptionnel, mesures exceptionnelles. A l'issue d'une réunion de travail à son ministère avec les compagnies aériennes, voyagistes et représentants des transports terrestres, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé un «dispositif d'urgence», pour faire face au blocage du trafic aérien.
Ce dispositif «un peu exceptionnel» est destiné à permettre aux compagnies aériennes et aux tour-opérateurs d'améliorer les conditions de retour des personnes aujourd'hui éloignées de France», a expliqué Jean-Louis Borloo. «Une cellule de soutien avec les professionnels concernés est organisée» pour assurer la mise en place d'»un pilotage unique des conditions de retour des passagers à l'étranger», a-t-il précisé.
Le gouvernement réfléchit à la possibilité d'utiliser des aéroports militaires et d'augmenter les capacités des aéroports civils dans le sud-ouest.
Il veut permettre aux infrastructures aéroportuaires «raisonnablement disponibles dans les jours qui viennent - c'est-à-dire Toulouse, Bordeaux, Lourdes, Tarbes, Pau, Biarritz - d'augmenter leurs capacités», a détaillé Jean-Louis Borloo. «On essaie de mobiliser également deux aéroports militaires dans le sud ouest», a-t-il ajouté.

Voyageurs bloqués:
La Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) a par ailleurs indiqué qu'elle avait commencé, à la demande du gouvernement, à recenser les cars et chauffeurs disponibles pour venir le cas échéant en aide aux voyageurs bloqués.
L'Association des tour-opérateurs (Ceto) avait réclamé vendredi que le gouvernement organise les rapatriements des voyageurs bloqués à l'étranger depuis la fermeture jeudi d'une partie de l'espace aérien européen en raison du nuage de cendres craché par un volcan en Islande, affirmant que les voyagistes n'avaient pas les moyens financiers de le faire.
Mais le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau leur avait opposé une fin de non recevoir samedi matin, leur demandant de «prendre leurs responsabilités». Des propos jugés «scandaleux» par le patron du tour-opérateur Voyageurs du Monde, Jean-François Rial. Ce dernier a toutefois jugé la réunion avec le ministre de l'Ecologie «efficace, pragmatique et constructive».
Selon le ministère de l'Ecologie, les tours-opérateurs se sont engagés «pour les voyages non effectués, à offrir aux passagers un avoir valable sur une durée de 6 mois». De leur côté, les compagnies aériennes proposent à leurs clients soit un remboursement, soit un vol à une date ultérieure, rappelle le ministère.
Par ailleurs, un groupe de travail doit être mis en place en début de semaine pour évaluer les conséquences économiques de la fermeture de la plupart des aéroports français sur les secteurs de l'aéronautique et du tourisme de voyage.
La paralysie du transport aérien s'est encore étendue samedi avec la fermeture jusqu'à lundi, 8 heures, de la plupart des aéroports de l'Hexagone. Une nouvelle fois, le gouvernement a demandé aux passagers de ne pas se rendre dans les aéroports fermés.

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