
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, souhaite aider les 360.000 chômeurs en fin de droits à «retrouver un emploi et non repousser le problème de quelques mois».Mots clés : Emploi, Chômage, PARIS, Laurent Wauquiez.
Le secrétaire d'Etat à l'Emploi a salué dans la presse et à la radio les efforts des syndicats qui sont parvenus à «avancer de manière constructive» sur le sujet des chômeurs en fin de droits.
Il sillonne les médias pour rendre hommage aux syndicats. Que ce soit dans une interview au Parisien ou sur les ondes de France info, Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, tient ce vendredi le même discours : si un accord a pu être finalisé sur le dossier sensible des chômeurs en fin de droits, «c'est parce que les partenaires sociaux ont compris qu'il fallait que l'on avance ensemble, de manière constructive», explique-t-il à France Info. «Ce plan historique n'est pas le plan du gouvernement mais le plan du gouvernement et des partenaires sociaux».
Après ces salutations appuyées, le secrétaire d'Etat est revenu en détail sur ce plan Rebond censé soutenir les 360.000 chômeurs en fin de droits qui se retrouveront «sans solutions» en 2010. Les 170.000 contrats rebond qui seront proposés aux personnes concernées ont pour but de les «mettre sur le chantier de l'emploi». Même objectif pour les 70.000 formations rémunérées 650 euros : «nous allons mettre en place de nouveaux dispositifs pour proposer des formations là où ca embauche», explique le secrétaire d'Etat. Dans l'idéal, il faudrait selon lui «remonter en amont et pouvoir, trois mois avant d'arriver en fin de droits, se poser et trouver la bonne formation».
«Un filet de sécurité»:
L'aide exceptionnelle de 460 euros par mois annoncée par Nicolas Sarkozy, ne serait «qu'un coup de pouce» que les chômeurs ne pourront pas toucher s'ils refusent contrats et formations. «Mettre un chèque sur la table c'est trop pauvre comme politique, trop limité. L'objectif, c'est l'emploi», tranche Laurent Wauquiez. Ce dernier précise d'ailleurs que «ce filet de sécurité» sera activé «indépendamment des ressources du conjoint. Les classes moyennes doivent aussi être protégées par notre système social».
Concernant le financement de ce «plan généreux» de 1,6 milliards au total, dont 705 millions de fonds nouveaux, les partenaires sociaux seront mis à contribution pour moitié via «le financement de l'assurance chômage». De son côté, l'Etat «demandera des efforts budgétaires aux ministères» pour débloquer des fonds qui iront au plan Rebond. Le gouvernement compte aussi sur la coopération des conseils régionaux, presque tous à gauche. Ces derniers devront débourser 130 millions d'euros. «Il n'y a pas de place pour les jeux politiques sur ce dossier. C'est le travail en équipe qui compte», prévient Laurent Wauquiez.
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