
Mots clés : séquestration, conflit social, FRANCE, ESSEX.
La direction a saisi la justice vendredi pour obtenir l'évacuation du site, où deux de ses dirigeants sont retenus depuis mercredi.
Le conflit semble se durcir à Mâcon, où deux dirigeants de l'usine Essex sont retenus depuis mercredi soir. La direction européenne de cette société, filiale du groupe américain Superior Essex, a saisi ce vendredi le tribunal de grande instance de Mâcon, espérant ainsi obtenir l'évacuation du site.
Les 80 salariés de cette usine de fabrication de fil de cuivre, dont la fermeture a été annoncée fin mars, contestent le montant jugé « insuffisant » de leur plan social de licenciement. En particulier, ils demandent un triplement du montant de la prime extra-légale octroyée à chaque salarié, à 120.000 euros chacun au lieu des 30.000 proposés par la direction.
«Aucune médiation de l'Etat sous la menace»:
Alors que l'espoir d'une sortie de crise semblait prévaloir vendredi matin parmi les salariés, la tension est subitement remontée d'un cran à l'issue d'une réunion de médiation avec le directeur départemental du travail et de l'emploi. Les salariés se sont retranchés à l'intérieur de l'usine, barricadant la grille d'entrée au moyen de bennes métalliques. La décision du groupe de saisir la justice n'est pas venue détendre l'atmosphère.
Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'est déclaré « profondément choqué par le comportement d'une petite minorité de salariés », réaffirmant qu'aucune médiation de l'Etat dans cette affaire n'était envisageable sous la menace. Une déclaration à laquelle les salariés ont aussitôt rétorqué qu'il était « plus prompt à condamner les salariés et leurs représentants qu'à traiter ce dossier préoccupant dont il a été saisi depuis le mois de novembre 2009 ».
La justice devrait se prononcer vendredi après-midi sur l'issue du recours déposé par la direction d'Essex.
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