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mercredi 21 avril 2010

Une campagne sur la réforme des retraites.

Une affiche de la campagne de la Cnav.


Une affiche de la campagne de la Cnav.Mots clés : Retraite, Répartition, Campagne publicitaire, FRANCE, Danièle Karniewicz, Pierre Mayeur, Cnav.

La Cnav lance une campagne de publicité à l'approche de la réforme des retraites.

Lili se bouche les oreilles. Paul se cache les yeux. Comme s'ils ne voulaient pas entendre parler des retraites et des difficultés engendrées par le papy-boom et l'allongement de la vie. Lili et Paul sont deux personnages de la campagne de publicité que lancera samedi la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (Cnav), en vue de la réforme des retraites.
«Nous voulons prendre la parole haut et fort pour défendre le système par répartition qui est protecteur pour les salariés alors que la capitalisation a montré ses limites avec la crise financière, explique Danièle Karniewicz, présidente (CFE-CGC) de la Cnav. Mais aussi pour montrer la nécessité de le faire évoluer pour le préserver.»

Rassurer:
Ces publicités doivent aussi rassurer car l'approche d'une réforme pousse souvent les salariés à liquider leur pension le plus vite possible, de peur d'un durcissement des règles. «Nous avons eu un petit regain d'appels dans nos caisses la semaine dernière, avec le lancement de la concertation par le gouvernement», reconnaît le directeur de la Cnav, Pierre Mayeur. Qui rappelle pourtant : «Il ne sert à rien de partir à la retraite pour échapper à une réforme des retraites. Les mesures ne s'appliqueront qu'aux générations ayant moins de 60 ans». Sauf peut-être pour les complémentaires, dont le fonctionnement sera, lui, revu à la fin de l'année…
Mais ce sont moins les seniors que les jeunes actifs que vise la campagne. «La réforme concernera toutes les générations, surtout les jeunes. Dès leurs premiers salaires, ils cotisent pour l'assurance-retraite, poursuit Danièle Karniewicz. Ils doivent absolument garder confiance» dans le fait qu'ils bénéficieront le moment venu, à leur tour, du système. Faute de quoi ils risquent de ne plus accepter ces prélèvements.

1,8 million d'euros:
La présidente de la Cnav précise que «tous les partenaires sociaux qui siègent au conseil d'administration de la Cnav» ont validé le principe de cette campagne d'un coût de 1,8 million d'euros, qui s'ajoute à celle lancée par le gouvernement pour 5 millions d'euros et son message «pro-réforme». De là à formuler des propositions de réforme, il y a un pas que la présidente n'a pas réussi à faire franchir à son conseil d'administration. «Nous n'avons pas de marge de manœuvre avec les confédérations», regrette-t-elle. Jean-Claude (Mailly), François (Chérèque) ou Bernard (Thibault) auraient peut-être dû figurer sur les affiches à la place de Lili et Paul…

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