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lundi 21 juin 2010

Le Monde : les deux candidats ont trois jours pour séduire.

Mots clés : presse, rachat, investisseurs, Daniel Montreux, Pigasse-Bergé-Niel, Le Monde, Prisa.

Le siège du quotidien Le Monde, à Paris.
Le siège du quotidien Le Monde, à Paris.
 
 Deux offres ont été retenues. Les investisseurs tentent de convaincre salariés et actionnaires.

Malgré sa tentative de jouer les trublions de dernière minute, le Groupe Revenu Multimédia (GRM) n'a pas été retenu ce lundi par le groupe Le Monde comme candidat à sa reprise. Dans un communiqué publié ce lundi, Le Monde qualifie sobrement cette proposition de «nouvelle marque d'intérêt», sans la comptabiliser parmi les offres de reprise du groupe. «Le Monde a reçu à ce jour deux offres d'investisseurs. Il s'agit du groupe SFA PAR (holding du Nouvel Observateur) de Claude Perdriel allié aux groupes Prisa et Orange, et du consortium formé par MM. Bergé, Niel et Pigasse», précise-t-il . Désormais, les deux trios en lice tentent de convaincre les sociétés de personnels. Des auditions ont débuté ce lundi après-midi et se poursuivront aujourd'hui. Les sociétés de personnels, qui disposent en quelque sorte d'un droit de veto sur la désignation de leur repreneur, exprimeront leur préférence en assemblées générales les 24 et 25 juin.
Selon nos informations, les deux offres, d'une trentaine de pages chacune, sont précises. Celle du trio SFA-Prisa-France Télécom prévoit d'injecter 100 millions d'euros (dont 10 millions issus d'un crédit bancaire) dans le groupe pour 67% du capital. Perdriel proposerait de détenir 45% du capital, contre 35% pour Prisa et 20% pour France Télécom. Le groupe de Stéphane Richard prévoit d'injecter quelque 40 millions d'euros pour s'offrir les parts de Lagardère, dont 7 millions pour la participation de 17,27% dans Le Monde et 33 millions pour celle de 34% dans le Monde interactif. Cette somme valorise les fonds propres du groupe (après dettes) à près de 40 millions d'euros…

Créer une fondation:
De son côté, l'offre du trio Pigasse-Niel-Bergé réserverait aux salariés du groupe une surprise. En plus des 110 millions d'euros proposés pour 65% du capital, le trio se dit prêt à financer «la possibilité aux sociétés de personnels du groupe de regagner leur minorité de blocage», de bonne source. Ainsi, Pierre Bergé s'engagerait, si son offre est retenue, à créer une fondation dans laquelle il verserait une dizaine de millions d'euros pour que les sociétés de personnels puissent voir leur part grimper de 20% (à l'issue de la recapitalisation) à 33 %, la minorité de blocage. «La pertinence de cet investissement réside dans le fait qu'il permettrait au passage de payer les tickets de sortie des actionnaires Prisa et Lagardère dilués par la recapitalisation», précise-t-on.

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