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La Bourse de New York entame la séance en territoire positif grâce à des indicateurs jugés positifs et grâce à la bonne tenue des marchés européens.
La séance de mardi démarre sur une note positive. Quelques secondes après l'ouverture, le Dow Jones prend 0,66% à 10.258 points, le Nasdaq grimpe de 0,62% à 2258 points et le S&P s'adjuge 0,58% à 1096 points.
Lundi, après avoir évolué en hausse pendant toute la séance, le Dow Jones est tombé dans le rouge après une nouvelle dégradation de la dette de la Grèce par Moody's. Au finish, le Dow Jones a lâché 0,20 % tandis que le Nasdaq a grignoté 0,02 %.
Ce mardi, les marchés sont rassurés par des indicateurs nationaux jugés globalement positifs. L'indice «Empire State» mesurant l'évolution de l'activité manufacturière dans l'état de New York a continué à progresser en juin bien que l'emploi ait fortement diminué, selon la Réserve fédérale régionale. L'indice s'est établi à 19,57 en juin contre 19,11 en mai.
A noter également, les prix à l'importation aux Etats-Unis, qui ont enregistré leur plus forte baisse en dix mois en mai en raison du plongeon des prix des produits pétroliers.
En revanche, l'indice NAHB du marché immobilier, qui donne le jugement des promoteurs immobiliers américains sur la conjoncture du secteur, est en baisse à 17 points en juin contre 22 en mai. C'est sa plus forte baisse depuis novembre 2008. Les analystes attendaient un indice à 21 points.
Les investisseurs américains voient aussi d'un oeil rassurant la réaction des marchés européens après l'annonce de la dégradation de la note de la dette grècque par Moody's hier soir. L'évolution de l'euro (qui repasse au dessus des 1,22 dollar) est devenue un mètre-étalon de l'appétence des investisseurs pour les actifs à risque. Or les adjudications espagnoles, irlandaises et belges ont rassuré les marchés sur les problèmes d'endettement de la région malgré l'abaissement de la note souveraine grecque en catégorie spéculative par Moody's.
BP, toujours sous pression:
Du coté des valeurs, les actions BP échangées à la Bourse de New York sont à nouveau attaquées, face à la pression politique exercée sur le groupe britannique: elles chutent de 1,29% à 30,39 dollars. Selon la commission d'enquête parlementaire du Congrès américain, BP a pris des risques par souci d'économie dans le forage du puits Macondo, à l'origine de la marée noire du Golfe du Mexique. Une audience des dirigeants du groupe est prévue aujourd'hui devant cette commission et le président Barack Obama doit prononcer un discours ce soir.
Par ailleurs, l'agence Fitch a abaissé mardi de six crans la note du pétrolier en raison de la hausse du coût estimé pour l'indemnisation des victimes de la marée noire.
Le groupe de médias News Corp (+0,61% à 13,20 dollars) a soumis au britannique BSkyB, dont il possède déjà 39%, une offre de rachat rejetée car jugée trop basse, mais les deux sociétés poursuivent les discussions en vue d'une offre amicale.
Apple (+1,21% à 257,36 euros) a annoncé mardi le lancement d'une nouvelle version de son ordinateur individuel Mac mini, son modèle d'entrée de gamme, vendue à partir de 699 dollars.
Best buy (-5,94% à 38,61 dollars) a fait état mardi d'un bpa de 36 cents au titre de son premier trimestre et d'un chiffre d'affaires en hausse de 7% à 10,8 milliards de dollars. Le consensus des analystes interrogés par Reuters donnait un bpa de 50 cents pour un chiffre d'affaires de 10,930 milliards de dollars.
Pepsico (+0,58% à 64,22 dollars), le numéro deux mondial des sodas, n'a pas l'intention de scinder ses filiales d'embouteillage, au capital desquelles il est récemment monté à 100%, a déclaré lundi l'un de ses dirigeants, Tom Greco, alors que son grand rival Coca-Cola a laissé entendre qu'il pourrait emprunter cette voie. Il a ajouté que le rachat des minoritaires d'autres embouteilleurs ne figurait pas parmi les priorités de PepsiCo mais qu'il pourrait être acheteur si certains actionnaires souhaitaient vendre leurs parts.
Hershey (-0,26% à 50,75 dollars) a déclaré lundi prévoit un bénéfice par action (BPA) ajusté 2010 compris entre 2,47 et 2,52 dollars, en ligne avec le consensus. Il anticipe également un chiffre d'affaires en hausse de 6 à 7% en 2010 par rapport à 2009. Hershey envisage de supprimer entre 500 et 600 emplois, soit 5% de ses effectifs, dans le cadre d'un plan de restructuration et d'économies de 60 à 80 millions de dollars (entre 49 et 65 millions d'euros) par an.
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