La Birmanie, la Bolivie et le Venezuela "manquent manifestement" à leurs obligations de lutte contre le trafic de drogue, selon un rapport officiel américain qui singularise ces trois pays.
Le document annuel, transmis par le département d'Etat au Congrès jeudi, observe que les principales activités économiques boliviennes ne sont pas soumises à un contrôle anti-blanchiment, et que la Bolivie ne s'est pas dotée d'une législation permettant de lutter contre le financement des organisations terroristes.
En Birmanie, "second pays producteur d'opium après l'Afghanistan", "le faible risque d'arrestations et de poursuites favorise la criminalité", tandis que des "arrangements" sont observés entre le gouvernement et les trafiquants.
Le Venezuela, d'après Washington, "est l'un des principaux pays de transit de la drogue sur le continent américain". La cocaïne produite en Colombie y passe avant d'être distribuée en Amérique centrale, aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique de l'Ouest.
Les cartels mexicains, note encore la rapport, ont accru leur présence au Venezuela en 2010, notamment en raison des "faiblesses de la lutte contre le blanchiment".
En tout, Washington identifie vingt pays comme "principaux pays de production et/ou de transit": l'Afghanistan, les Bahamas, la Bolivie, la Birmanie, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur, le Guatemala, Haïti, le Honduras, l'Inde, la Jamaïque, le Laos, le Mexique, le Nicaragua, le Pakistan, le Panama, le Pérou, la République dominicaine et le Venezuela.
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