Aujourd’hui, les valorisations sont en moyenne 50 % inférieures à celles observées depuis 2006.
Plus bas qu’en 2008! «Les actions chinoises sont tombées en deçà des
niveaux très faibles atteints lors de la crise en 2008… sauf dans les
biens de consommation et l’énergie où les entreprises se paient cher»,
constate Karine Hirn, responsable du bureau de Shanghaï d’East Capital.
En moyenne, les valorisations sont aujourd’hui de 50 % inférieures à
celles observées depuis 2006. «En 2007, c’était l’euphorie. Nous étions
inquiets de voir certains titres de banques se vendre 20 fois les
bénéfices attendus. Aujourd’hui, les investisseurs sont trop
pessimistes, on ne dépasse pas 11 fois les profits espérés», note Luke
Richdale chez JPMorgan AM, qui a augmenté le poids de la Chine dans ses
portefeuilles.
Ces cours s’expliquent par les craintes d’un coup
de frein brutal de l’économie chinoise. Mais les gestionnaires croient à
un atterrissage en douceur. «La décision des autorités chinoises de
diminuer les réserves obligatoires des banques - pour réinjecter des
liquidités dans l’économie - est un bon signe. Elles ont été longues à
encourager de nouveau la croissance, car elles ont estimé que le plan de
relance en 2009 avait été trop fort et avait alimenté l’inflation.
Maintenant, celle-ci est sous contrôle et elles se décident à agir»,
note Luke Richdale soulignant que les indicateurs avancés de l’économie
chinoise, comme l’indice PMI, se stabilisent.
Les investisseurs
s’inquiètent aussi de la situation financière des banques, qui vont
devoir faire face à une dégradation de leurs créances. «Mais elles sont
bien capitalisées, sous contrôle de l’État qui veille à faire en sorte
qu’elles aient des marges élevées», rappelle Karine Hirn.
Enfin,
les gestionnaires attendent des mesures pour redorer le blason des
actions. «Les entreprises dont l’État est actionnaire vont sans doute
augmenter les dividendes», prévoit Luke Richdale. Les épargnants chinois
ne peuvent placer leurs capitaux qu’en Chine. S’il veut assagir
l’immobilier, le gouvernement doit rendre la Bourse plus attractive.
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