Les industriels français ont vu leur activité se dégrader de nouveau en mai, et ils ne s'attendent pas à une amélioration de leur situation à court terme. L'indice PMI de l'activité manufacturière publié par Markit ce jeudi matin s'est en effet réduit à 44,4, après s'être affiché à 46,9 en avril. Les économistes s'attendaient à ce que cet indice s'établisse une fois encore sous la barre des 50, témoignant ainsi d'une contraction de l'activité manufacturière. Mais ils tablaient sur un ralentissement moins fort par rapport au mois d'avril, espérant un indice à 47.
Dans les services, l'activité s'est maintenue par rapport à son niveau d'avril (45,2). Mais, là encore, «c'est décevant», explique Jack Kennedy, économiste chez Markit: les prévisionnistes visaient en effet une légère accélération. L'expert, interrogé par Reuters, conclut que ces chiffres augurent d'«une contraction du produit intérieur brut au deuxième trimestre après une stagnation au premier».
Les chefs d'entreprise ne voient pas leur horizon se déboucher au cours des trois prochains mois. L'indicateur du climat des affaires dévoilé ce matin par l'Insee s'est en effet replié de 2 points, à 93. L'institut de statistique précise que «les carnets de commandes globaux et étrangers se dégarnissent et sont jugés peu étoffés».

L'indicateur de retournement se situe dans la zone indiquant une conjoncture défavorable.
Les affaires ne sont guère plus dynamiques dans la zone euro. L'indice PMI composite établi par Markit recule à 45,9 en mai, chutant à son niveau le plus bas depuis juin 2009. En particulier, les services en zone euro n'ont pas été vus aussi faibles depuis sept mois. Même l'Allemagne, qui affiche la meilleure croissance en zone euro, n'échappe pas à la dégradation de la conjoncture. Si son activité de services (52) est restée stable sur un mois, comme attendu, son PMI manufacturier (45) chute à son plus bas niveau depuis trois ans.
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