L’éditeur de jeux vidéo, qui vient de déposer le bilan, tente de déminer une procédure pour abus de bien social lancée par un actionnaire minoritaire, raconte Le Parisien.
«Dès la réception du retrait de plainte, votre mission démarrera à
partir du 1er janvier 2013.» Pour le moins originale, cette clause
figure dans le contrat que vient de signer Ronan M. en vue de rejoindre
le tout nouveau conseil consultatif («advisory board») de la société Atari. En mai dernier, cet actionnaire minoritaire de l’éditeur de jeux vidéo avait lancé une procédure pour abus de bien social, raconte Le Parisien
. Il jugeait que les dirigeants du groupe s’étaient octroyé des rémunérations indécentes alors qu’Atari sombrait en Bourse.
Le titre est revenu de 11 euros en 2008 à moins d’un euro aujourd’hui.
Tandis que le groupe anticipe une «perte significative» pour l’exercice
2012-2013, Franck Dangeard, président du conseil d’administration, a
touché 500.000 euros en 2012 et son PDG, Jim Wilson, 800.000 euros.
Rapidement, 17 petits actionnaires se sont joints à la plainte de Ronan M. Selon Le Parisien, Atari, qui vient de déposer le bilan,
cherche par tous les moyens à déminer cette procédure. Le 26 novembre
dernier, l’entreprise a ainsi signé en toute discrétion un accord avec
l’initiateur de la plainte: un poste contre l’abandon des poursuites.
«Vous devrez aussi nous faire parvenir la liste des autres plaignants et
les contacter pour leur dire de renoncer à leur procédure», stipule le
contrat. De fait, certains plaignants auraient reçu une proposition d’un
dédommagement de 1000 euros en échange du retrait de leur plainte,
selon le quotidien. A ce jour, seuls trois auraient décidé d’abandonner
la procédure. «Quatorze plaintes sont donc toujours en cours», prévient
Marc Amblard, l’avocat de Ronan M. En outre, selon Le Parisien, le parquet a ouvert une enquête préliminaire le 2 août, confiée à la brigade financière.
De
son côté, Ronan M. reste vigilant alors qu’Atari est au bord du
gouffre. Selon lui, la société lui a présenté «un plan de redressement
qui avait l’air crédible», d’où sa motivation pour retirer sa plainte
pour abus de bien social. «J’avais déjà été débouté à deux reprises au
tribunal de commerce contre Atari et contraint de payer des indemnités»,
se justifie-t-il. Et de préciser: «Mon contrat ne propose pas de
rémunération énorme.» Pragmatique, avant tout, il n’exclut pas de porter
plainte de nouveau si la situation tournait à son désavantage. «Si
Atari cesse d’exister, cela rendra obsolète mon accord.»
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