Entreprise: Montebourg veut relocaliser .
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé jeudi dans les Echos
le lancement d'un programme de relocalisation en France d'activités
industrielles, visant 300 entreprises, doublé d'un outil pour calculer
les avantages financiers d'une telle démarche. M. Montebourg, qui avait
évoqué la veille un tel projet sans en chiffrer les ambitions, a
souligné vouloir s'appuyer sur une expérience comparable menée aux
Etats-Unis.
"Nous créons un programme semblable de relocalisation que nous allons
confier à une Agence. L'Agence française des investissements
internationaux (Afii) va offrir gratuitement aux entreprises qui le
souhaitent un nouveau service en leur permettant de calculer les
avantages de tous ordres à relocaliser des activités", a-t-il annoncé.
"Aujourd'hui, l'Afii a identifié une cible de 300 entreprises que nous
souhaitons convaincre de relocaliser", a précisé le ministre.
Selon lui, "le financement d'une relocalisation est beaucoup plus
envisageable dans les filières françaises qui sont fortes et
performantes comme l'aéronautique, la pharmacie ou le numérique. Ce sera
plus difficile dans les secteurs en difficulté". M. Montebourg a
également indiqué que le gouvernement allait "examiner toutes les
demandes, au cas par cas, de blocage administratif ou réglementaire qui
ralentirait ou gênerait tel ou tel investissement".
M. Montebourg a également indiqué que le gouvernement allait "examiner
toutes les demandes, au cas par cas, de blocage administratif ou
réglementaire qui ralentirait ou gênerait tel ou tel investissement".
"Nous sommes dans un véritable état de mobilisation générale. Notre
ministère, c'est le ministère de la réindustrialisation, par tous les
moyens et notamment par l'hospitalité industrielle", a souligné Arnaud
Montebourg.
"Inventer l'usine du XXIe siècle":
Il estime qu'"il y a un vrai mouvement naissant patriotique en France, à
la fois des consommateurs et des producteurs", et il évoque "la
marinière (qui) est devenue le symbole de l'engagement de chaque citoyen
quelle que soit sa place dans la société, en faveur du made in
France". Par ailleurs, M. Montebourg a annoncé la création dans la
Banque publique d'investissement (BPI) d'"un fonds de 150 millions
d'euros pour l'innovation de rupture, afin d'aider les entreprises qui
prennent des risques, qui font des paris technologiques pour faire
émerger les champions de demain".
"Nous souhaitons mener, filière par filière, une révolution
industrielle, afin d'inventer l'usine du XXIe siècle. Cette usine sera
robotisée, numérisée, efficace sur le plan énergétique, ayant recours
aux technologies 3D, et donc ultra-compétitive", a-t-il affirmé.
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