Trois axes d'investissements prioritaires ont été définis : le logement, la transition énergétique avec la rénovation thermique, la transition numérique avec le développement du haut débit.
L'annonce était passée un peu inaperçue lors des vœux du 31 décembre.
«Pour préparer l'avenir, notre pays a besoin d'investir dans tous les
domaines ; dans nos filières industrielles et agricoles, dans le
logement, dans l'environnement, dans la santé, dans la recherche, dans
les nouvelles technologies. J'ai donc demandé au gouvernement de
proposer une stratégie d'investissements publics comme privés pour
moderniser la France à l'horizon 2020», avait déclaré François Hollande. L'objectif semblait vague. Il a été précisé.
Jeudi,
le chef de l'État a réuni à l'Élysée pour un séminaire de près de trois
heures une dizaine de ministres ainsi que le commissaire à
l'investissement, Louis Gallois, le directeur général de la nouvelle Banque publique d'investissement (BPI), Nicolas Dufourcq, le directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet, et Henri Emmanuelli,
le président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts.
Il s'est ensuite envolé pour Bordeaux pour exposer sa stratégie sur le
terrain.
Trois axes d'investissements prioritaires ont été définis
finalement: le logement, la transition énergétique avec la rénovation
thermique, la transition numérique avec le développement du haut débit.
Les infrastructures de transports ont aussi été évoquées. Le
gouvernement veut donner de la visibilité aux acteurs économiques. Par
exemple, en réglant la question des tracés des futures lignes de
transport dans la région parisienne.
Faire mieux sans avoir plus,
c'est le défi que devront relever les ministres de François Hollande
concernés par cette stratégie d'investissements. «On ne va pas accumuler
les milliards», prévient-on dans l'entourage du chef de l'État. «La
période n'est plus à la dépense publique massive. La question, c'est:
comment faire pour préparer l'avenir de la France en période de disette
budgétaire», ajoute-t-on.
Pas de nouvelle enveloppe budgétaire:
La
réduction du déficit demeure l'objectif principal du gouvernement.
«Tout l'enjeu, ce n'est pas d'aller chercher des investissements
nouveaux, nous n'en avons pas à notre disposition sur le plan
budgétaire, mais de mieux mobiliser ce qui existe déjà», a expliqué
François Hollande, lors de son déplacement.
Le chef de l'État a
donc demandé à ses ministres de «sérier les projets» qui pourraient être
soutenus. Mais il n'y aura pas d'enveloppe budgétaire nouvelle allouée.
Le gouvernement compte sur le redéploiement des budgets existants en
évitant le «saupoudrage», et sur une mobilisation des investissements
privés. Par exemple en incitant les assureurs à revenir sur le marché
immobilier.
Lors de ses vœux aux corps constitués, le chef de
l'État avait aussi annoncé la création d'un commissariat à la
prospective et à l'évaluation pour «prévoir la mutation de la France et
du monde dans cinq ans, dix ans, quinze ans».
Un autre séminaire devrait être organisé dans un mois et demi pour définir la feuille de route des investissements d'avenir. Cette formule ayant du succès, deux autres séminaires seront organisés en janvier, l'un sur l'emploi, l'autre sur la jeunesse.

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