Les chefs d'entreprises internationaux ne sont que 28% à s'attendre à un recul de l'économie mondiale cette année, selon une étude. Par pays, ce sont les Russes les plus optimistes. A l'inverse des Français.
Risque de récession, nombre de chômeurs records.
L'année 2013 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Loin de là.
Et pourtant, les grands patrons ne sont pas aussi pessimistes que l'on
aurait pu le croire.
Selon une étude publiée en marge du Forum économique mondial par PricewaterhouseCoopers,
28% des chefs d'entreprise des 1330 directeurs exécutifs interrogés
s'attendent à un nouveau recul de l'économie mondiale cette année,
contre 48% en 2012. Plus de la moitié d'entre eux (52%) estiment que la
situation économique devrait rester stable dans le monde.
Toutefois,
ils n'en restent pas moins prudents. En effet, seulement 36% des grands
patrons internationaux ont indiqué être «très confiants» dans les
perspectives de croissance de leur propre société au cours des douze
prochains mois, contre 40% en 2012 et 48% en 2011. «Les directeurs
généraux disent qu'ils s'attendent à une autre année difficile sur le
plan économique» a déclaré le président de PricewaterhouseCoopers
International, Denny Nally. Le tableau n'est pas très sombre, mais nous
sommes en présence d'une économie qui cherche à s'en sortir».
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La situation économique comme principale préoccupation:
En
revanche, sans surprise, ce sont les patrons occidentaux qui sont les
plus pessimistes, selon l'étude, avec 22% se déclarant très confiants
dans la croissance mondiale contre 27% en 2012. Les chefs d'entreprise
français sont parmi les plus inquiets avec seulement 13% d'avis
positifs. A l'inverse, les entrepreneurs sud-américains sont parmi les
plus optimistes: 53% se disent confiants à court-terme pour la
croissance mondiale. Par pays, ce sont les patrons russes qui sont le
plus confiants, avec 66% d'entre eux se montrant très positifs pour
2013.
Interrogés sur leurs craintes, les patrons ont placé au
premier rang de leurs préoccupations l'incertitude liée à la situation
économique. D'autres sujets d'inquiétude sont les déficits budgétaires,
la «sur-régulation», le manque de stabilité des marchés de capitaux, et
«le poids de plus en plus lourd des impôts».
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