Des salariés d'ArcelorMittal du site de Florange se sont enchaînés à une fenêtre de Matignon ce matin.
Une délégation intersyndicale de Florange a rencontré un conseiller de François Hollande tandis qu'une dizaine de salariés du site a tenté de s'enchaîner aux fenêtres de Matignon ce matin.
Les salariés d'ArcelorMittal
de Florange ne décolèrent pas. L'accord entre le patron du géant de
l'acier Lakshmi Mittal et le gouvernement , qui a scellé la fermeture
définitive des hauts fourneaux et la suppression de 629 postes sans
licenciement est très critiqué. Avant la remise à l'Élysée d'une
pétition pour la nationalisation de Florange, une dizaine d'employés du
site mosellan dont le leader CFDT Edouard Martin ont tenté de
s'enchaîner aux barreaux d'une fenêtre de Matignon, avant d'en être
empêchés par les forces de l'ordre. «Nous étions neuf et on s'est
enchaînés aux barreaux d'une fenêtre de Matignon, mais on nous a
expulsés violemment, avec des coups de matraque», affirme Marc Michel,
militant CFDT du site de Florange.
De son côté, Matignon a fait
savoir «qu'aucune demande de rendez-vous» n'avait été formulée.
«S'enchaîner à une grille n'est pas une façon de demander rendez-vous»,
ont réagi les services de Matignon. Ces salariés ce sont ensuite
présentés au siège du PS afin d'y rencontrer Harlem Désir puis à
l'Elysée.
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Une délégation à l'Élysée:
Reçue par Michel Yahiel, conseiller social de François Hollande,
cette délégation de salariés est venue remettre une pétition en faveur
de la nationalisation du site. Lancée en décembre par l'intersyndicale
CFDT-CGT-FO, cette pétition a déjà réunie plus de 30.110 signatures. Les
salariés de Florange réclament que François Hollande «tienne sa
promesse et nationalise le site afin de permettre à un repreneur
d'investir».
Dans l'après-midi, ArcelorMittal doit par ailleurs
présenter son plan stratégique lors d'un comité central d'entreprise,
pour sa société Atlantique et Lorraine - AMAL, huit sites dont Florange,
Basse-Indre (Loire-Atlantique) et Dunkerque (Nord). Les délégués
syndicaux souhaitent connaître l'intégralité du plan stratégique pour
toutes les activités d'Amal, ses impacts sur l'emploi, avant de se
prononcer sur le traitement social à Florange. «Nous n'avons absolument
pas baissé les armes» a assuré Philippe Verbeke, délégué central CGT.
A
la sortie, Lionel Burriello (CGT) a estimé que Michel Yahiel «bottait
en en touche». Si l'Elysée et Matignon «se portent garants de cet
accord, ils se portent garants de la fin de l'acier en Lorraine», a-t-il
dit, en réclamant une réunion tripartite (Etat/syndicats/direction)
«pour rouvrir le dossier de la nationalisation».
«Le conseiller
social a pris acte de la pétition, avec plus de 31.000 signatures mais
il n'a pas le mandat pour négocier», a commenté de son côté Edouard
Martin, leader de la CFDT. «Ils ferment Florange et maintenant ils nous
gazent. En 2017 ils iront chercher des voix au Medef», s'est-il énervé.

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