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vendredi 11 janvier 2013

Marché du travail : Bruxelles somme la France d'agir.

Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques.
Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques.

 Olli Rehn a lancé vendredi un appel pressant à des réformes économiques et sociales vigoureuses en France.


Pas de répit pour le gouvernement Ayrault. Olli Rehn, le «M. Euro» de la Commission européenne, a lancé vendredi un appel pressant à des réformes économiques et sociales vigoureuses en France, signalant au passage l'inquiétude de toute l'Europe sur la dégradation de sa compétitivité.
«Il est essentiel que la France avance sur le chemin des réformes et prenne des mesures supplémentaires en faveur de la compétitivité de ses entreprises, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Nous attendons une action décisive sur le marché du travail (…). Nous sommes tous inquiets de la dégradation de la base industrielle en Europe et en France en particulier.»

Efforts budgétaires:

L'appel, au moment où Paris se trouve dans une difficile négociation avec les syndicats et le patronat, s'assortit d'une sérieuse mise en garde contre les atermoiements et la complaisance de la classe politique. De façon presque transparente, le commissaire Rehn dresse un parallèle avec l'Italie de l'automne 2011, quand Silvio Berlusconi était revenu sur la parole donnée à ses partenaires européens.«La confiance s'est alors trouvée rompue et les taux d'intérêt sur la dette publique se sont envolés», rappelle-t-il. Comprendre: la pause sur les taux dont bénéficie aujourd'hui le Trésor français pourrait n'être que provisoire si le gouvernement n'en profite pas pour agir.
Bruxelles cherche aussi à dissiper tout malentendu sur l'éventuel répit dont la France pourrait bénéficier sur ses objectifs budgétaires (déficit réduit à 3% en 2013), dans le scénario où elle n'atteindrait pas la croissance escomptée par le gouvernement (0,8%). Citant les précédents de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande, Olli Rehn a souligné que cette souplesse ne s'applique que «si le pays concerné a respecté les engagements de réforme auxquels il a souscrit». L'année 2013 ne marque pas non plus la fin de l'effort budgétaire: «Nous nous intéressons aussi à la viabilité des finances publiques à moyen terme», a ajouté le commissaire devant le European Policy Center à Bruxelles. En clair, il n'est surtout pas question de baisser la garde…

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