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jeudi 10 janvier 2013

Négociations sur l'emploi : les discussions continuent.

Syndicats et patronat se sont quittés sur un constat d'échec après 13h de discussion et un «clash» inédit dans le camp patronal. Les derniers pourparlers, vendredi, s'annoncent longs et à l'issue incertaine.

Syndicats et patronat se sont quittés jeudi soir à 21 heures sur un constat de désaccord et ont prévu de se revoir toute la journée pour tenter de s'entendre sur un projet concernant la sécurisation de l'emploi. Toutes les centrales syndicales ont fait part de leur frustration, voire plus. «On avance lentement», a reconnu Patrick Pierron, de la CFDT, qui prédit une dernière «longue journée» de pourparlers. «J'en ai ras le bol», a surenchéri Stéphane Lardy, de FO, qui se dit «estomaqué» et demande à revoir la méthode de négociation devenue «ubuesque».
Il y a eu au final, après 13 heures de discussion, assez peu d'avancées sur le texte soumis le matin par le patronat qui refusait toujours, hier soir, d'aborder la question sensible d'une taxation des contrats courts, l'un des points durs. Pis, il a même introduit un nouvel article qui propose d'instaurer «un ordre de licenciement» en fonction des compétences dans les plans sociaux. «J'ai honte», a réagi Stéphane Lardy. «Il est normal qu'on se crispe lorsqu'il y a autant d'enjeux», a répondu Patrick Bernasconi, le chef de file patronal, pour temporiser. Et la suppression, dans l'après-midi, de l'article litigieux sur la création d'un CDI de projet n'y aura rien changé.
Ce qui aura rythmé la journée aura été au final «le clash» public au sein du camp patronal, l'UPA (artisans) ayant publié un communiqué dans lequel elle dénonce un projet d'accord qui «fait la part belle aux grandes entreprises au détriment de 98% des entreprises françaises qui emploient plus de la moitié des salariés». Du jamais vu dans l'histoire de la négociation sociale! Le patronat se déchire sur un détail technique concernant l'article qui vise à généraliser les complémentaires santé à tous les salariés non couverts par un contrat collectif. «Un point juridique et non une question de fond», a minimisé un peu vite Patrick Bernasconi avant de repartir pour une longue nuit de travail afin de proposer, à 9h30 aux syndicats, un nouveau projet d'accord et aussi de discussions pour s'entendre avec les artisans.

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