Le Fonds monétaire international prévoit une légère accélération de la croissance mondiale en 2013, sauf en zone euro, où la croissance restera négative pour la deuxième année consécutive.
Le bout du tunnel n'est toujours pas en vue pour la zone euro. Le FMI vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance qui étaient déjà fort médiocres.
Après
avoir subi une contraction de son PIB de 0,4% en 2012, l'Euroland
devrait connaître à nouveau un recul de 0,2% en 2013, alors que le FMI
avait initialement envisagé une croissance positive de 0,2% dans ses
prévisions d'octobre dernier, lors de son assemblée annuelle qui s'était
tenue à Tokyo.
Tout en saluant les progrès obtenus en matière
budgétaire et la détente des marchés de la dette dont ont bénéficié les
pays de l'Europe du Sud l'an dernier, le FMI met en avant «les
incertitudes encore élevées quant à la résolution finale de la crise».
Il faudra attendre 2014 pour que l'Eurozone renoue avec la croissance (+
1%).
L'année 2013 s'annonce encore très sombre pour l'Italie et
l'Espagne (avec une baisse de leur PIB de 1% et 1,5% respectivement).
L'Allemagne est également touchée par la vague de refroidissement et sa
croissance ne devrait pas dépasser 0,6% en 2013 au lieu de 0,9% annoncé à
l'automne dernier.
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Croissance française revue en baisse:
La prévision pour la France est ramenée de 0,4% à 0,3%, et le chiffre avancé pour 2014 passe de 1,1% à 0,9%.
Le
FMI profite de ce sombre tableau pour exhorter la zone euro à
réaménager sa politique économique. «Les efforts d'ajustement dans les
pays de la périphérie doivent être maintenus et ils ont besoin d'être
soutenus par le centre, ce qui inclut le déploiement des pare-feux
européens, les marges de flexibilité du pacte budgétaire (fiscal
compact) et des pas supplémentaires vers une union bancaire compète et
une plus grande intégration budgétaire». En clair il faut accélérer les
réformes structurelles élaborées ces deux dernières années par les chefs
d'État ou de gouvernement de l'Union monétaire.
Le FMI qui n'a
pratiquement pas modifié son chiffrage pour les autres régions de la
planète considère que «la zone euro continue de faire peser un risque
baissier pour les perspectives mondiales».
La croissance du PIB
mondial a été ramenée de 3,6% à 3,5% pour 2013, et Olivier Blanchard, le
chef économiste de l'organisation international, ne prévoit de ce fait
«qu'un redressement modeste du rythme d'activité», par rapport à l'année
2012, où elle a progressé de 3,2%. Pour les pays émergents, la
croissance a malgré tout atteint 5,1% l'an dernier, et celle des
États-Unis 2,3%.
Si la zone euro concentre toutes les attentions,
les économistes du FMI ne cachent pas leurs inquiétudes vis-à-vis de la
politique économique du nouveau gouvernement japonais qui a annoncé un
programme de relance budgétaire de l'ordre de 175 milliards d'euros le
11 janvier dernier. «Le plan de soutien implique des risques importants.
La reprise induite par ce stimulus pourrait s'avérer de courte durée et
les perspectives de dettes bien pires». Cette mise en garde s'adresse à
un pays dont la dette publique dépasse largement les 200% du PIB
annuel.
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