
«Dans le contexte actuel, les emprunteurs veulent bénéficier des taux très bas mais tous ne le peuvent pas» souligne Sandrine Allonier.
En février, les taux de crédits immobilier restent historiquement faibles et encore orientés à la baisse et même si certaines banques ont fait le choix d'augmenter leurs taux.
Les taux des crédits immobiliers, au plancher, continuent de reculer: en février, ils ont encore baissé à 3,1% sur 15 ans, 3,4% sur 20 ans et 3,77% sur 25 ans par rapport à janvier, selon une étude de meilleurtaux.com. Mais quelques banques ont décidé d'augmenter leurs taux en février, de 0,05 à 0,20 point, pour la première fois depuis six mois, relève le site spécialisé dans le conseil à la recherche d'un crédit immobilier. «Ces banques proposaient déjà des taux assez bas, elles restent donc dans le marché. Ces hausses, qui sont liées à une remontée des taux d'emprunt d'État peuvent conduire à d'autres hausses progressives de banques concurrentes, et cela dès le mois prochain», prévient Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com.
«Les banques qui ont choisi de relever leurs taux l'ont fait après les avoir fortement baissés fin 2012, tout en veillant à rester compétitives. Cela ne laisse en rien présager d'un mouvement haussier général des taux de crédits, car l'obligation d'Etat à 10 ans reste à un niveau historiquement bas», tempère Hervé Hatt, directeur général de meilleurtaux.com.
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Afflux des demandes de rénégociation des crédits immobiliers:
Le contexte de taux historiquement bas engendre un afflux des demandes de renégociation des crédits immobiliers. «Plus
de 30.000 demandes ont été déposées sur le site en janvier, ce qui
représente 53 % du total des dossiers déposés», détaille-t-elle.
Malgré
des taux extrêmement faibles, la crise économique et la hausse du
chômage suscitent une défiance de la part des acquéreurs, qui se traduit
par une baisse de la demande en biens immobiliers. Mais, prédit
Sandrine Allonier, «l'année 2013 sera comparable à 2012, avec un marché
de l'immobilier au ralenti».
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