L'hôtel Shangri La.
Le revenu par chambre disponible, qui reflète le mieux l'activité hôtelière, a progressé de 6,6% l'an dernier à Paris, selon le cabinet MKG. Mais avec un taux d'occupation à plus de 82%, le marché hôtelier parisien est au bord de l'asphyxie.
Heureux comme un hôtelier à Paris. Une telle phrase s'applique tout
particulièrement à l'année 2012 des hôteliers parisiens. Selon le
cabinet MKG, le revenu par chambre disponible, qui reflète le mieux
l'activité hôtelière, a progressé de 6,6% l'an dernier à Paris. Cette
performance s'explique exclusivement par une hausse du prix des
chambres, qui s'est établi à 164,30 euros par nuit. Et pas par une
amélioration du taux d'occupation. À plus de 82%, il semble de toute
façon très difficile à faire progresser aujourd'hui. «Un tel taux
d'occupation signifie que les hôtels à Paris sont occupés à 100% environ
250 jours par an, constate Vanguelis Panayotis, directeur du
développement de MKG. Nous approchons du niveau de saturation du
marché.»
Le potentiel du marché hôtelier
parisien est aujourd'hui freiné par cet engorgement. Certaines
manifestations rechignent désormais à venir à Paris, car les
organisateurs redoutent de ne pas trouver de chambres en nombre
suffisant. La création de nouveaux hôtels est de son côté freinée par le
prix du foncier. «Compte tenu de ces niveaux de prix, les seuls hôtels
qu'il est possible d'ouvrir à ce jour sont des palaces», caricature
Georges Panayotis, PDG de MKG.
-->
Activité en recul en province:
Shangri
La, Mandarin Oriental, Royal Monceau: les dernières ouvertures ou
rénovation d'envergure concernent effectivement le très haut de gamme.
Et ce n'est pas fini avec les prochaines ouvertures du Prince de Galles
ou du Peninsula et les travaux en cours au Crillon et au Ritz. Si
quelques établissements moins haut de gamme vont ouvrir leurs portes
prochainement, la plupart des établissements économiques ouvriront en
première ou deuxième couronne dans les prochaines années.
L'an
dernier, ce dynamisme parisien a, un peu, profité à l'Ile-de-France.
Ainsi, la croissance du revenu par chambre dans la région s'est établie à
2,1%, avec une hausse du prix moyen mais une légère contraction (- 0,7
point) du taux d'occupation. En revanche, le reste de la France a été
touché par la mauvaise conjoncture économique. En province, la
performance globale se retrouve négative de 0,9%, avec un recul de
1,7 point du taux d'occupation à 60,7%. «L'activité des hôtels en
province est beaucoup plus dépendante de l'activité économique
hexagonale quand Paris bénéficie d'une importante clientèle
internationale», confie Vanguelis Panayotis. Ce dynamisme parisien va se
poursuivre en 2013, ce qui permet à MKG de tabler sur une nouvelle
année de croissance, même si elle devrait se situer à seulement 0,9%.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire