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dimanche 3 février 2013

Taxe 75 % : Moscovici confirme un autre dispositif fin février.


Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances.
Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances.
Le ministre de l'Économie a confirmé sur France 2 qu'il présenterait un projet d'ici deux à trois semaines. Il a aussi esquissé les préoccupations du gouvernement sur le niveau actuel de la monnaie unique. 
Les Français ont beau être de moins en moins favorables à la taxation des hauts revenus à 75 %, le gouvernement confirme qu'un nouveau dispositif sera dévoilé d'ici la fin du mois. C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici dimanche dans «13h15 le magazine», sur France 2. «Dans les 2 à 3 semaines qui viennent, vous saurez ce qu'est la position du gouvernement, au plus tard d'ici la fin février», a-t-il ainsi expliqué.
Fin 2012, cette mesure phare de la campagne présidentielle de François Hollande avait été censurée par les Sages du Conseil constitutionnel, au motif que le dispositif figurant dans le budget 2013 rompait l'égalité des contribuables devant l'impôt. Elle devait s'appliquer pendant deux ans aux revenus d'activité excédant 1 million d'euros, conduisant à les imposer à 75 %.
«Je veux rester près des principes qui ont été définis par le Conseil constitutionnel, par exemple, la conjugalisation de la taxe en question», a ajouté Pierre Moscovici. Une déclaration qui pourrait laisser entendre que le gouvernement a opté pour une surtaxe payée par les ménages (et fonctionnant par foyer, et non par personne) et qu'il aurait abandonné les deux autres pistes - une taxe prélevée au niveau de l'entreprise ou une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu. À Bercy, on déclare toutefois qu'«il ne faut pas supputer quoi que ce soit» et que «rien n'est arrêté à l'heure actuelle».

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Euro «peut-être trop fort»:


Dans la lignée du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici a également estimé qu‘à son niveau actuel (plus de 1,36 dollar, au plus haut depuis 14 mois), la monnaie unique représentait un élément pénalisant pour la compétitivité internationale des entreprises françaises. «L'euro est stable, l'euro est fort, peut-être d'ailleurs trop fort à certains égards», a déclaré Moscovici, en rappelant que l'on s'interrogeait sur l'avenir de la monnaie unique il y a un an.
Selon certains économistes, la hausse actuelle de l'euro pourrait se poursuivre autour de 1,40 dollar, alors que Louis Gallois estimait dans son rapport sur la compétitivité de l'économie française, qu'un niveau acceptable de la monnaie unique pour redresser la compétitivité française ne devait pas excéder 1,15 ou 1,20 dollar (parité de pouvoir d'achat). 

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