45% des locataires disposeraient même moins de 1.000 euros d’apport personnel immédiatement disponible.
Le grand écart entre désir et réalité réside surtout dans la perception qu’ont les locataires de leur pouvoir d’achat immobilier, note le premier baromètre du «bien logement» des Français réalisé par Ipsos et le réseau d’agences immobilière Orpi.
S’ils devaient déménager le mois prochain, 78 %
des locataires ne seraient pas en mesure d’acheter le logement auquel
ils aspirent, révèle la première édition du baromètre du « bien
logement » d’Orpi/Ipsos. 45% d’entre eux disposeraient même moins de
1.000 euros d’apport personnel immédiatement disponible. «C’est l’une
des conséquence directe de la suppression du prêt à taux zéro plus dans
l’ancien», a rappelé Bernard Cadeau, président d’Orpi.
D’après
l’enquête, les locataires estiment mal le prix moyen du bien souhaité.
En moyenne, un primo-accédant pense pouvoir disposer d’un apport
personnel de 49.000 euros et réunir, avec un crédit immobilier, un
budget total de 166.000 euros pour un logement estimé à 222.000 euros.
Il leur manque donc 25% de l’enveloppe nécessaire. Pis, là où les
Français estiment le prix du logement à 222.000 euros en moyenne, il
coûte en réalité 257.766 euros d’après Orpi. Ville par ville, les écarts
sont notables. Par exemple, à Paris le prix estimé est de 369.000 euros
et le prix réel de 352.500 euros. A Marseille, le prix estimé est de
265.000 euros et le prix réel de 280.000 euros. Seules exceptions, à
Strasbourg et à Nantes, pour lesquelles le prix réel du marché est
inférieur aux prix estimés par les Français.
Même
désillusion concernant l’obtention d’une pièce en plus, que ce soit à
l’achat ou à la location. A l’achat, les Français pensent qu’il leur en
coûtera en moyenne 59.200 euros alors qu’en réalité ils devront
débourser 76.140 euros. A la location, ils devront s’acquitter de 193
euros par mois pour une pièce en plus là où ils envisageaient devoir
payer en moyenne 164 euros de plus par mois.
La
seule bonne nouvelle en matière de pouvoir d’achat selon le baromètre :
25% des candidats au premier achat peuvent encore compter sur l’aide
d’un proche ou d’un parent pour accroître leur pouvoir d’achat
immobilier.
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