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lundi 14 mai 2012

L'Inde cherche comment relancer sa croissance.

Siège de la Reserve Bank of India, à Bombay.
Siège de la Reserve Bank of India, à Bombay.


 Les étrangers hésitent de plus en plus à investir dans ce pays où l'inflation galope autour de 7 %.



Les nuages s'accumulent sur l'Inde. Le recul inattendu de 3,5 % de la production industrielle au mois de mars, alors qu'elle avait progressé de 4,1 % en février et de 9,4 % en mars 2011, est particulièrement menaçant. Bien que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) note «des signes positifs plus forts» dans le pays, les indices d'un sérieux ralentissement de l'économie indienne se multiplient.
Le secteur manufacturier a reculé de 4,4 %, alors qu'il était en hausse de 11 % en mars de l'année dernière. Les ventes d'automobiles neuves, qui augmentaient de 19 % en avril 2011, n'ont progressé que de 3,4 % pour le même mois de cette année. Les clients préfèrent différer leurs achats à cause du coût des emprunts et de la hausse des prix du pétrole. Il est vrai aussi que le gouvernement, profitant du fait que le marché, avec 2,02 millions de véhicules vendus en 2011-2012, est l'un des plus gros dans le monde, a décidé de taxes immédiatement répercutées par les constructeurs sur les prix d'achat. Et que dans ce pays fort de 1,2 milliard d'habitants, 12 Indiens seulement sur 1000 possèdent une voiture.
Quant au pétrole, dont les importations représentent 80 % du brut consommé et ont augmenté de 47 % en 2011-2012, ce n'est pas seulement un fardeau pour le consommateur. C'est une pomme de discorde avec les États-Unis. Début mai, la secrétaire d'État Hillary Clinton a demandé au pays de réduire ses achats à l'Iran dans le cadre des sanctions contre la politique nucléaire du pays. Mais l'Inde a répondu qu'elle les avait déjà diminués «de façon substantielle» et que Téhéran restait une «source importante». De fait, elle dépend du brut iranien pour 12 % de ses importations.

Politique fiscale opaque: