
Un rassemblement des «indignés», le 14 mai dernier à Madrid. En Espagne, un jeune sur deux n'a pas de travail.
Un tiers des jeunes dans les pays développés ne sont ni à l'école, ni au travail, s'alarme l'Organisation internationale du travail. La seule solution pour inverser la tendance est de renouer avec la croissance.
Le taux mondial du chômage des jeunes reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins. Selon les dernières prévisions de l'Organisation internationale du Travail (OIT), il atteindra cette année 12,7%. Il serait même de 13,6% sur 2011, si l'on prenait en compte ceux qui, faute de perspectives, abandonnent leur recherche d'emploi. L'OIT chiffre au total à 75 millions le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 dans le monde, soit quatre millions de plus qu'en 2007.
La situation est particulièrement alarmante dans les économies développées, où le taux dépasse les 18%, jusqu'à 22,6% dans l'Union européenne, selon les dernières statistiques d'Eurostat de mars. Pire, en Grèce ou en Espagne, c'est un jeune sur deux qui n'a pas de travail.