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vendredi 25 janvier 2013

Atari embauche celui qui le poursuit en justice.

L’éditeur de jeux vidéo, qui vient de déposer le bilan, tente de déminer une procédure pour abus de bien social lancée par un actionnaire minoritaire, raconte Le Parisien.

«Dès la réception du retrait de plainte, votre mission démarrera à partir du 1er janvier 2013.» Pour le moins originale, cette clause figure dans le contrat que vient de signer Ronan M. en vue de rejoindre le tout nouveau conseil consultatif («advisory board») de la société Atari. En mai dernier, cet actionnaire minoritaire de l’éditeur de jeux vidéo avait lancé une procédure pour abus de bien social, raconte Le Parisien . Il jugeait que les dirigeants du groupe s’étaient octroyé des rémunérations indécentes alors qu’Atari sombrait en Bourse. Le titre est revenu de 11 euros en 2008 à moins d’un euro aujourd’hui. Tandis que le groupe anticipe une «perte significative» pour l’exercice 2012-2013, Franck Dangeard, président du conseil d’administration, a touché 500.000 euros en 2012 et son PDG, Jim Wilson, 800.000 euros.
Rapidement, 17 petits actionnaires se sont joints à la plainte de Ronan M. Selon Le Parisien, Atari, qui vient de déposer le bilan, cherche par tous les moyens à déminer cette procédure. Le 26 novembre dernier, l’entreprise a ainsi signé en toute discrétion un accord avec l’initiateur de la plainte: un poste contre l’abandon des poursuites. «Vous devrez aussi nous faire parvenir la liste des autres plaignants et les contacter pour leur dire de renoncer à leur procédure», stipule le contrat. De fait, certains plaignants auraient reçu une proposition d’un dédommagement de 1000 euros en échange du retrait de leur plainte, selon le quotidien. A ce jour, seuls trois auraient décidé d’abandonner la procédure. «Quatorze plaintes sont donc toujours en cours», prévient Marc Amblard, l’avocat de Ronan M. En outre, selon Le Parisien, le parquet a ouvert une enquête préliminaire le 2 août, confiée à la brigade financière.

Les résultats de Microsoft plombés par la Xbox.



File photo of Microsoft CEO Ballmer speaking in front of Microsoft products at the Qualcomm pre-show keynote at the CES in Las Vegas
Steve Ballmer, PDG de Microsoft. 

Malgré le lancement de Windows 8 qui a soutenu le chiffre d’affaires, les profits du champion des logiciels se tassent.
 
Le bénéfice net de Microsoft a reculé de 3% sur le dernier trimestre de 2012, à 6,3 milliards de dollars. En revanche, le chiffre d’affaires trimestriel atteint un nouveau record, à près de 21,5 milliards de dollars, en hausse de 2,7%.
Dans les activités auprès des entreprises, les résultats du groupe sont contrastés. Mais ils sont en baisse dans les jeux vidéo. Car la Xbox 360, même si elle conserve sa première place sur le marché des consoles de jeux aux États-Unis, se vend à un prix moins élevé et en moins d’exemplaires.
Par ailleurs, le lancement de Windows 8 est assez décevant en dépit d’un chiffre d’affaires de la division Windows en hausse de 24 %, à 5,8 milliards de dollars au dernier trimestre, et de 14,4% de progression pour le résultat opérationnel. Le 26 octobre dernier, le groupe de Redmond a lancé son nouveau système d’exploitation pour tablettes et PC, Windows 8. Sur deux mois, les ventes cumulées ont été de 60 millions de licences, dont 40 millions pour le mois de lancement, a confirmé Peter Klein, le directeur financier du groupe. Todd Bradley, le patron de la division PC de HP, le numéro un mondial des PC, a reconnu récemment que le «démarrage de Windows 8 n’est pas aussi bon que ce beaucoup de personnes avaient espéré».

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Néanmoins, Steve Ballmer, le patron de Microsoft, assure que sa «grande ambition de réinventer Windows aussi bien que de lancer (la tablette) Surface et Windows Phone 8 ont fait des étincelles et créé un enthousiasme croissant». Microsoft compte par ailleurs sur le lancement prochain de sa suite de logiciels Office pour poursuivre la hausse de son chiffre d’affaires.

jeudi 31 mai 2012

L’OPA sur Logica tonifie le secteur des SSII en Bourse.



Le géant québécois CGI veut racheter à bas prix Logica.

 Le groupe canadien CGI offre une prime de 60% pour s’emparer de la SSII anglo-néerlandaise, numéro 3 du secteur en Europe. Le prix de l’opération équivaut à plus de 2 milliards d’euros.

La consolidation du marché des services informatiques n’a pas de cesse. On s’attendait à voir bientôt un groupe indien à la manoeuvre, mais c’est le canadien Groupe CGI qui se lance. Fondée en 1976 par Serge Godin et André Imbeau, cette firme montréalaise est un des principaux acteurs des technologies de l’information d’Amérique du Nord avec un chiffre d’affaires annuel de 4,3 milliards de dollars canadiens (3,4 milliards d’euros). Toutefois CGI est peu présent en dehors des Etats-Unis et du Canada qui représentent 94% de ses revenus. En avalant Logica, le groupe s’offre une nouvelle stature européenne.
Logica, issu d’un rapprochement entre la société britannique du même nom et le néerlandais CMG, a ensuite absorbé le français Unilog. Le groupe a beau être un acteur essentiellement européen, son chiffre d’affaires annuel reste plus important que celui de CGI. L’hexagone constitue le principal marché de la société mais ses positions sont assez équilibrées entre le Royaume-Uni, la Suède, les pays nordiques, l’Allemagne et le Benelux.
La fragilisation récentes des affaires de la firme a peut être facilité l’offensive du Groupe CGI. L’an dernier Logical a vu son résultat opérationnel pratiquement divisé par quatre, et mis en place un vaste plan de réduction d’effectifs. Sa capitalisation a été réduite de moitié l’an dernier. Du coup le prix offert, 105 pence par action, représente certes une belle revalorisation par rapport aux récents plus bas de Logica, mais l’action valait encore bien plus il y a un an de cela. Au total CGI offre 1,7 milliard de livres ce qui ne couvre même pas le montant des fonds propres de Lociga (1,93 milliard).

vendredi 4 mai 2012

L’introduction de Facebook, un jackpot pour son fondateur.

Facebook IPOSuite à l’introduction en Bourse de Facebook, la part aux mains de son fondateur Mark Zuckerberg atteindrait 17,6 milliards de dollars.

 Le réseau social pourrait mobiliser 96 milliards de dollars, une opération qui consolidera la fortune de son fondateur. Mark Zuckerberg deviendrait même plus riche que Steve Ballmer, le PDG de Microsoft.
 
Facebook a levé le voile hier soir sur certains détails de sa prochaine introduction en Bourse. La star du Web 2.0, qui devrait faire son entrée sur le Nasdaq le 18 mai prochain, mettra en vente 337,4 millions d’actions à un prix initial compris entre 28 et 35 dollars, selon un document fourni par le groupe au régulateur boursier. Au prix le plus haut de la fourchette, la part aux mains de son fondateur Mark Zuckerberg atteindrait 17,6 milliards de dollars. Le patron de 27 ans deviendrait ainsi plus riche que Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, ou que le russe Vladimir Lisin qui sont pourtant près de deux fois plus âgés que lui. Steve Ballmer est à la tête d’une fortune de 15,4 milliards de dollars, selon l’indice des milliardaires de Bloomberg.
Et le patrimoine du jeune homme d’affaires pourrait être encore plus important. A en croire la presse anglo-saxonne, la fourchette de prix annoncée par le groupe devrait être dépassée et la valorisation du groupe friserait davantage les 100 milliards de dollars. Et comme Mark Zuckerberg s’apprête à céder 30,2 millions de titres, il pourrait ainsi empocher un milliard de dollar à l’issue de l’opération, selon les estimations du
Wall Street Journal
.

Les challenge de Mark Zuckerberg:

lundi 30 avril 2012

Microsoft et Barnes & Noble alliés dans le livre numérique .

OLIVIER ROUSSAT ( BOUYGUES TELECOM), INTERVIEW
Le siège française de Microsoft, qui s’allie au libraire Barnes & Noble.

 Le géant des logiciels va investir 300 millions de dollars dans une co-entreprise avec Barnes & Noble avec pour objectif d’accélérer la transition vers le livre numérique, notamment dans l’édition scolaire.

Barnes & Noble, dont la capitalisation a été pratiquement divisée par cinq depuis 2006 sous l’effet du recul des ventes d’ouvrages sur papier (d’abord au profit de distributeurs en ligne puis des ouvrages eux mêmes numérisés), s’envole aujourd’hui de plus de 70 % à la faveur d’un partenariat stratégique avec Microsoft.
Une excellente surprise puisque les deux groupes étaient en bisbille autour de différents brevets. Ce litige est désormais enterré, et Microsoft va développer une application dédiée à la tablette Nook de B & N sous la prochaine version de Windows.
Ensemble, ils vont fonder une coentreprise à laquelle Barnes & Noble apportera ses actifs dans le numérique et dans les éditions universitaires, segment identifié comme particulièrement adapté à une transition précoce vers le livre numérique. De son côté Microsoft dotera la joint-venture de 300 millions de dollars de capital. Le libraire détiendra 84,4 % de la nouvelle entité, non encore nommée, et le groupe d’informatique les 17,6 % restants.