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mercredi 9 juin 2010

Berlin rejette la demande d'aide d'Opel.

Après des mois de tergiversations, le gouvernement allemand a finalement refusé d'accorder son soutien financier au plan de restructuration de la filiale de l'américain General Motors. 


Fin de non recevoir. Le ministre allemand de l'Economie, Rainer Brüderle, a annoncé ce mercredi qu'il rejetait la demande d'aide publique du constructeur automobile Opel, filiale de l'américain General Motors. «En tant que ministre de l'Economie, j'ai décidé de rejeter la demande. Je suis convaincu que Opel a un bel avenir, même sans garanties publiques», a-t-il déclaré après des mois de tergiversations. Une décision qui ne surprend guère.
Depuis la semaine dernière, le gouvernement allemand se montrait en effet de plus en plus en ouvertement réticent à accorder pour plus d'un milliard d'euros de garanties à Opel, allant jusqu'à arguer que sa maison mère américaine étant revenue dans le vert au premier trimestre, celle-ci pouvait assumer seule la restructuration de sa filiale européenne .
Au point que les représentants des salariés du constructeur étaient montés au créneau pour rappeler que de ce prêt dépendait le maintien de milliers d'emplois et la survie d'au moins deux usines Opel outre-Rhin. Car le plan, pour lequel GM a sollicité un total de 1,8 milliard d'euros d'aides publiques auprès de plusieurs Etats européens, prévoit une réduction de 20 % de la capacité de production et des effectifs de sa filiale, soit environ 8.000 emplois sur près de 50.000. Or, l'Allemagne, concentre à elle seule environ la moitié des effectifs du groupe en Europe, avaient encore rappelé les syndicats qui ont, pour leur part, récemment approuvé des concessions salariales afin de permettre au constructeur d'économiser 265 millions d'euros par an d'ici à 2014.
Pour autant, les dés pourraient ne pas être encore totalement jetés pour Opel. La chancelière conservatrice (CDU) Angela Merkel a en effet convoqué jeudi à Berlin les chefs de gouvernements des quatre Etats régionaux concernés par le dossier Opel et sollicité par ce dernier pour financer pour moitié l'aide de 1,1 milliard qu'il réclamait.
Selon des informations de presse, elle pourrait ainsi tout de même soutenir financièrement Opel, en utilisant d'autres fonds que celui qui a été refusé mercredi.

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