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dimanche 20 mai 2012

Le patron de Chelsea a dépensé 2 milliards d'euros.

Roman Abramovich à la fin du match qui a opposé Chelsea au Bayern Munich hier soir.
Roman Abramovich à la fin du match qui a opposé Chelsea au Bayern Munich hier soir.


 Depuis 2003, le Russe Roman Abramovitch a investi 17% de sa fortune personnelle dans le club londonien.



Neuf ans qu'il attendait ça. Président et propriétaire du club anglais de Chelsea depuis 2003, le Russe Roman Abramovitch tient enfin la coupe dont il rêvait: la Ligue des Champions. Pour atteindre son objectif, le président russe aura dépensé pas moins de deux milliards d'euros en neuf ans, soit 17% de sa fortune estimée à un peu moins de 12 milliards d'euros. Cela représente une moyenne annuelle de plus de 220 millions d'euros, c'est-à-dire l'équivalent de ce que les investisseurs qataris du PSG pourraient donner au club de la capitale la saison prochaine.
Sur ces deux milliards d'euros, près de 1,2 milliard a été dépensé en salaires de joueurs (60% de la somme), plus de 620 millions en transferts et près de 250 millions en salaires d'entraîneurs. Parmi les principales erreurs de casting, on retiendra les achats en 2004 de l'Ukrainien Andriy Chevtchenko pour environ 62 millions d'euros (22 buts en 77 matches) et en 2011 de l'Espagnol Fernando Torres pour 58 millions d'euros (12 buts en 67 matches).
Du côté des entraîneurs, huit coaches ont été utilisés sous la présidence d'Abramovitch. Le licenciement de l'Italien Carlo Ancelotti en 2011 lui avait coûté 15 millions d'euros, celui du Portugais André Vilas-Boas après 257 jours de présence sur le banc, 60 millions, selon le journal britannique The Sun. Et selon les rumeurs, le propriétaire russe songerait à se séparer de l'entraîneur qui lui a permis de réaliser son rêve, Roberto Di Matteo.
Avec ce parcours victorieux en Ligue des Champions, Chelsea devrait toucher près de 60 millions d'euros de retombées télévisées et de dotations de l'UEFA. Ce qui devrait réduire sensiblement les pertes du club qui étaient de 80 millions en 2010-2011. Car si la fortune de son président est importante, Chelsa, lui, est en difficulté financière. Et comme le stipule le fair-play financier de l'UEFA, plus aucun actionnaire de club de football ne pourra, à partir de 2013, éponger les déficits.

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