Les caisses d'allocations familiales ont amélioré leurs techniques de lutte contre la fraude. Elles ont débusqué 15.011 fraudeurs en 2011, pour un total de 101,5 millions d'euros.
La fraude aux allocations familiales
serait de plus en plus risquée: les Caisses des allocations familiales
se disent en effet de plus en plus efficace dans la lutte contre ce
fléau. En 2011, elles ont détecté 15.011 cas de fraude, soit 2000 cas de
plus qu'en 2010, selon les données de la Caisse nationale d'allocations
familiales (Cnaf) qui les chapeaute. Le montant total des fraudes
représente de 101,5 millions d'euros, c'est-à-dire 1,6% des 65 milliards
d'euros de prestations versées.
Ces chiffres ne signifient pas, selon la Cnaf, que le nombre de fraudeurs augmente, mais plutôt que les techniques de contrôle s'améliorent. Ainsi, certaines régions ont expérimenté en 2011 une nouvelle stratégie, le «datamining». Il s'agit, via l'agrégation des données collectées par les services, de faire remonter les dossiers qui sont les plus susceptibles d'être le sujet de fraudes. Un contrôle à domicile est alors déclenché.
Ces chiffres ne signifient pas, selon la Cnaf, que le nombre de fraudeurs augmente, mais plutôt que les techniques de contrôle s'améliorent. Ainsi, certaines régions ont expérimenté en 2011 une nouvelle stratégie, le «datamining». Il s'agit, via l'agrégation des données collectées par les services, de faire remonter les dossiers qui sont les plus susceptibles d'être le sujet de fraudes. Un contrôle à domicile est alors déclenché.
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Des contrôles plus efficaces:
«Cette
technique a été généralisée dans toutes les caisses en 2012, explique
Hervé Drouet, secrétaire général de la Cnaf. Résultat, le taux de
régularisation suite à un contrôle sur place a augmenté de 34% l'année
dernière. Il représente aujourd'hui plus d'un dossier contrôlé sur deux,
contre seulement 39% d'entre eux auparavant». Au vu de ces résultats,
et même si les statistiques de la fraude pour 2012 ne sont pas encore
complètement réunies par la Cnaf, Hervé Drouet estime qu'«il serait
surprenant que les chiffres baissent en 2012».
Pas sûr toutefois
que le montant des fraudes en espèces sonnantes et trébuchantes,
augmente dans les mêmes proportions. En effet, «plus on détecte bien,
plus on détecte tôt, et plus la fraude découverte est limitée»,
explique-t-il. La Cnaf fait valoir qu'elle récupère 80% des indus, aussi
bien liés à des fraudes qu'à des erreurs de la part de l'assuré ou de
la Caisse. Près de 10% sont l'objet de remise gracieuse, et le reste
fait l'objet d'abandon de créance (quand le recouvrement coûte plus cher
que l'indu en question).

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