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mardi 29 janvier 2013

Une manifestation contre les «licenciements boursiers».


Des salariés de Sanofi ce mardi devant le ministère du Travail.
Des salariés de Sanofi ce mardi devant le ministère du Travail.
Des salariés de Sanofi, PSA, Sodimédical, Crédit agricole ou de la Fnac se rendent dans l'après-midi devant le ministère du Travail pour réclamer une loi. La confédération CFDT reste à l'écart. 
 Des salariés d'entreprises aussi diverses que Sanofi, PSA, Pilpa, les 3 Suisses, Crédit agricole ou la Fnac viendront rappeler cet après-midi au gouvernement l'un de ses engagements de campagne. A l'initiative de l'association Licenci'elles, qui regroupe d'anciennes salariées des 3 Suisses, les salariés d'entreprises bénéficiaires, mais qui licencient, sont appelés à se rassembler ce mardi après-midi devant le ministère du Travail, pour réclamer une loi interdisant les licenciements «boursiers». Une mesure encadrant les licenciements collectifs dans les entreprises qui versent des dividendes figurait, durant la campagne, comme le 35e engagement du candidat François Hollande.
Une vingtaine d'entreprises seront représentées, selon les syndicats CFDT, CGT et Sud de Sanofi - le groupe pharamaceutique a annoncé en juillet un plan de réorganisation qui pourrait aboutir à la suppression de 900 postes. «Nous, les représentants des salariés en lutte de Bigard, Crédit agricole, Faurecia, Fnac, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serono, Pilpa... Nous avons décidé d'agir pour que la loi que nous avons rédigée soit votée à l'Assemblée nationale et au Sénat. Nous avons besoin de cette loi dans les luttes que nous menons contre certaines des multinationales les plus puissantes de la planète qui licencient en masse pour accroître sans cesse leurs profits et le cours de leurs titres», précise le communiqué. Selon l'AFP, l'association Licenci'elles escompte la participation de 500 à 1500 salariés.
En début d'après-midi, plusieurs centaines, selon l'AFP, s'étaient d'abord réunis devant le magasin Virgin des Champs-Elysées, menacé de fermeture. Parmi eux 500 à 600 salariés du distributeur devaient ensuite se diriger vers le siège de Butler, leur actionnaire majoritaire, quand les autres devaient se rendre au ministère du Travail. Un salarié de Candia, où 313 emplois sont menacés, a expliqué vouloir «soutenir les salariés de tous ces groupes qui sont en train de licencier».

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Un loi sur la cession de sites rentables:


La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a précisé lundi sur RMC et BFM TV qu'«il n'est pas exclu d'aller plus loin» que l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé le 11 janvier. Le gouvernement privilégie cependant une loi sur la cession de sites rentables plutôt qu'un encadrement des licenciements boursiers, dont la définition n'est pas aisée. Également promise par François Hollande durant la campagne présidentielle, cette mesure consisterait à contraindre une entreprise qui souhaite fermer un site rentable à le vendre.
Un discours partagé ce mardi matin par Laurent Berger, le nouveau patron de la CFDT. «La CFDT n'appelle pas à cette manifestation. Moi je ne sais pas ce que c'est qu'un licenciement boursier. L'accord emploi qui a été conclu est une bonne base. Il permet déjà d'encadrer les licenciements économiques. A cette base, il faut ajouter une loi sur la reprise de sites rentables», a expliqué le secrétaire général.

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