Bayer aurait déboursé 398 millions de dollars pour
contrer les génériques de son antibiotique Cipro, qui lui rapporte 1
milliard de dollars par an.
Aux États-Unis, des laboratoires pharmaceutiques ont signé l'an dernier 40 accords pour retarder la commercialisation de génériques. Bruxelles enquête de son côté sur des ententes en Europe.
En 2012, les laboratoires pharmaceutiques ont signé 40 accords avec
les génériqueurs pour reporter l'arrivée de ces copies légales et moins
chères sur le marché américain, rapportent Les Échos. Le
phénomène empire puisque ces ententes, qui permettent aux fabricants de
médicaments de marque de décaler de 17 mois en moyenne la
commercialisation des génériques, sont en hausse de 43% par rapport à 2011.
Ces accords entraînent une hausse de 3,5 milliards de dollars par an
de la facture de médicaments des familles américaines et ils coûtent 5
milliards de dollars sur dix ans à l'État, estime le Congrès.
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Bruxelles hausse le ton:
Les laboratoires pharmaceutiques, qui perdent 30 à 90% de leur
chiffre d'affaires lors de l'extinction des brevets qui protègent les
médicaments de marque contre les génériques, sont parfois prêts à payer
cher pour prolonger leur durée de vie. Bayer aurait ainsi déboursé 398
millions de dollars pour contrer les génériques de son antibiotique
Cipro, qui lui rapporte 1 milliard de dollars par an.
En Europe, plusieurs laboratoires sont également accusés d'ententes
pour retarder les ventes de génériques. En juillet dernier, Bruxelles a
haussé le ton contre le laboratoire Servier et plusieurs fabricants de
génériques, soupçonnés de retarder l'entrée sur le marché du générique
du Périndopril, un médicament cardiovasculaire.

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