Le cabinet de conseil en immobilier locatif américain My US Investment explique la fiscalité des revenus locatifs d'un achat immobilier américain pour un investisseur français et celle de l'éventuelle plus-value en cas de revente.
L'immobilier américain a toujours fait rêver les français en quête
d'investissements, en particulier dans la période récente de remontée
des prix qui a suivi le douloureux épisode des "subprimes". Les prix
étaient ainsi tombés très bas, notamment en Floride, et viennent de
connaître une vive remontée. Pour les français qui seraient tentés par
un investissement immobilier outre-Atlantique, un rappel des règles
fiscales est nécessaire.
Double déclaration
Les français
doivent tout d'abord déclarer leurs revenus et plus-values sur place,
puis en France. La convention bilatérale entre les administrations des
deux pays empêche toutefois une double imposition. Le cabinet de conseil
en immobilier locatif américain My Us Investment a publié une synthèse
de la fiscalité d'un achat immobilier américain pour un investisseur
français.
Aux Etats-Unis, les impôts sur les revenus issus d'un investissement locatif sont à régler à la ville et à l'état fédéral, explique Victor Pagès, fondateur de My US Investment. Une fois cette démarche accomplie, ces revenus doivent également être déclarés en France mais la Convention fiscale instaurée entre les deux pays permet aux investisseurs français d'éviter la double imposition grâce à un mécanisme de crédit d'impôt obtenu en France.
Déductions
Aux
Etats-Unis, les charges réelles supportées dans le cadre de la gestion
du bien (assurance, travaux courants et même les frais de déplacement)
sont déductibles des loyers brut. Quel que soit le statut de
l'investisseur, une partie du prix de l'acquisition peut être amortie de
manière linéaire sur 27,5 ans. La valeur servant de base pour calculer
l'amortissement est égale à la valeur du bâti, soit environ 80% de la
valeur d'achat. Par ailleurs, chaque propriétaire se voit octroyer un
abattement fiscal en valeur nominale (3 800 dollars pour l'année 2013),
cette déduction s'appliquant sur le revenu net à déclarer.
Comme
en France, les tranches d'imposition américaines sur le revenu sont
progressives. Dans la majorité des cas, les investisseurs sont imposés
dans la première tranche à 10%. Celle-ci correspond à des revenus
imposables inférieurs à 8 925 dollars pour une personne seule et à 12
750 dollars pour un couple. Dans l'exemple d'un bien acheté 100 000
dollars bénéficiant d’un revenu brut de 14 000 dollars avec 4 000
dollars de charges déductibles, My US Investment ne calcule qu'un impôt
sur les revenus fonciers de 329 dollars.
| source : My US Investment | |
|---|---|
| Charges déductibles | - 4000 |
| Amortissement | -2909 (100000 x 80% / 27,5 années) |
| Abattement fiscal | - 3800 |
| Total imposable | 3291 |
| Impôt à 10% | 329 |
Plus-values
S'agissant de l'imposition de l'éventuelle
plus-value immobilière lorsque ce bien sera revendu, le principe de la
double déclaration prévaut également mais le mécanisme est plus simple
puisqu’un crédit d'impôt égal à l'impôt américain est octroyé aux
Français dans cette situation.
Aux Etats-Unis, la taxation de la
plus-value pour un bien détenu depuis plus d'un an se fait à l'échelon
fédéral et local. A l'échelon fédéral, le taux est fixé selon le taux
d'imposition des revenus fonciers. A l'échelon local, chaque Etat est
libre de fixer sa propre taxe, qui vient se rajouter à la taxe fédérale.
Par exemple, la Géorgie applique 6% de taxe, la Californie, 13%, alors
que la Floride ou le Tennessee n'appliquent aucune taxe sur la
plus-value. Il est donc important de veiller à ce critère avant de faire
le choix de la ville dans laquelle on souhaite investir en immobilier.

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